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Infos en français facile : Édition du 28/05/2021 20h00

Transcription

Bonsoir à tous, à l'écoute de RFI en direct de Paris, il est 22h, 20h en temps universel.

Adrien Delgrange : Avec Sylvie Berruet, ce soir, pour vous présenter le Journal en français facile. Bonsoir.

Sylvie Berruet : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : À la Une ce soir :

SB : Une image, deux hommes côte à côte.

AD : Vladimir Poutine affiche son soutien à Alexandre Loukachenko face aux critiques occidentales contre la Biélorussie après l'atterrissage forcé d'un avion de ligne et l'arrestation d'un opposant politique qui s'en est suivie. Nous sommes en Russie dès le début du journal.

SB : Au sommaire également, cette reconnaissance de l’Allemagne.

AD : Berlin admet avoir commis un génocide en Namibie, il y a plus de 100 ans, lorsque l'Allemagne colonisait ce pays africain.

SB : Et puis, pour lutter contre le Covid, le vaccin de Pfizer autorisé pour les 12-15 ans dans l’Union européenne.

AD : Voilà pour les titres, soyez les bienvenus.

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SB : Le président biélorusse reçu aujourd’hui par Vladimir Poutine.

AD : Après le scandale du vol RyanAir dérouté dans le ciel pour arrêter un opposant politique, Alexandre Loukachenko semble isolé sur la scène internationale avec les condamnations notamment de l'Union européenne et des États-Unis. Mais le président biélorusse peut compter sur le soutien de son allié Russe, Vladimir Poutine. En témoigne cette rencontre, ce vendredi, entre les deux hommes, en Russie, à Sotchi. Correspondance de Daniel Vallot.

Vladimir Poutine est tout sourire aux côté de son homologue biélorusse. « Je suis content de vous voir, dit-il, nous pourrons d’ailleurs nous baigner car la mer est de plus en chaude et je suis sûr que cela contribuera aux résultats de notre rencontre. » Alexandre Loukachenko semble ravi et montre à son interlocuteur, une mallette noire où se trouvent, dit-il, des documents prouvant sa bonne foi dans l’affaire du vol RyanAir : « Je vais vous montrer certains documents et vous allez comprendre ce qui s’est passé, et ce qui se trame. Il y a une tentative de déstabilisation, comme en août dernier. Nous savons ce que nos "amis" occidentaux attendent de nous. À quoi bon discuter ? » Vladimir Poutine ne ménage pas son soutien, mais attention ce soutien aura un prix. Le président russe l’a évoqué, il souhaite avancer sur le projet d’Union entre son pays et celui d’Alexandre Loukachenko : « Nous le faisons pas à pas, en tenant compte des intérêts de la Biélorussie et de la Russie. Nous avançons lentement, mais sûrement dans cette direction, et ce travail apporte déjà des résultats concrets à nos citoyens ! » Cette intégration économique et même politique voulue par la Russie depuis des années a toujours suscité la réticence du président biélorusse. Poussé dans ses retranchements, de plus en plus isolé et fragilisé, Alexandre Loukachenko biélorusse risque désormais de devoir accepter les conditions dictées par Vladimir Poutine. Ce bain de mer à Sotchi pourrait coûter très cher au président biélorusse. Daniel Vallot, Moscou, RFI.

SB : L’Allemagne reconnaît un génocide en Namibie.

AD : Après plusieurs années de négociations, l'Allemagne et la Namibie trouvent un accord sur les massacres commis par les Allemands contre les tribus Hereros et Namas au début du XXe siècle. Berlin reconnait qu'il s'agit d'un génocide comme l'a déclaré le ministre des Affaires étrangères Heiko Maas dans une brève déclaration à la mi-journée.

« Nous qualifions aujourd'hui ces événements comme ce qu'ils ont été, à savoir un génocide. Nous assumons notre responsabilité historique. Cette responsabilité historique et morale va nous conduire à demander pardon à la Namibie et aux descendants des victimes. Face aux immenses souffrances causées par ce génocide, nous allons mettre en place un plan de soutien à la Namibie et aux descendants des victimes d'un montant de 1,1 milliard d'euros. Les minorités Hereros et Namas joueront un rôle central dans la gestion de cette aide. La reconnaissance de notre culpabilité et notre demande de pardon constituent un travail de mémoire important pour ensemble façonner l'avenir. »

AD : Le ministre allemand des Affaires étrangères, propos recueillis à Berlin par notre correspondant Pascal Thibaut.

SB : En République démocratique du Congo, la fureur du volcan Nyiragongo fait fuir des centaines de milliers de personnes.

AD : Près de 400 000 personnes ont évacué de Goma, grande ville dans l'est de la RDC où une nouvelle éruption du volcan est toujours à craindre. Depuis la première coulée de lave, samedi dernier, au moins 32 personnes sont mortes et des centaines d’habitations sont détruites. 

SB : Un Palestinien a été tué par des tirs de soldats israéliens.

AD : Zakariya Hmayel, 28 ans, a été touché, aujourd’hui, par balles à la poitrine dans le village de Beita, au sud de Naplouse, lors d'une manifestation contre l'extension de colonies israéliennes sur des terres palestiniennes.

L’actualité en Algérie, pour la troisième semaine d'affilée, la marche du mouvement anti-régime a été bloquée à Alger, aujourd’hui, par les forces de l'ordre. Un impressionnant dispositif policier a empêché toute volonté de manifester. Des dizaines de policiers armés de bouclier étaient déployés, dès les premières heures du jour, dans les principales artères du centre-ville d’Alger.

SB : Ils dorment ce soir en prison, à Hong Kong, huit membres de l'opposition condamnés à des peines allant de 14 à 18 mois de prison.

AD : Les condamnations sont liées à la manifestation qu'ils ont organisée, le 1er octobre 2019, date du 70e anniversaire de la République populaire de Chine, manifestation qui avait été marqué à Hong Kong par une grande marche pacifique, mais aussi par de nombreuses émeutes. À l'énoncé du jugement, notre correspondante Florence de Changy était devant le tribunal de Hong Kong, voici son reportage.

Outre la colère que l’on entend et la tristesse que l’on lit sur les visages des sympathisants présents sur le parvis du tribunal de Wan Chai, sous un soleil de plomb, vendredi en début d’après-midi, après l’annonce des condamnations, certains, comme Lucille Ng, qui a assisté à l’audience, s’inquiètent aussi des conditions de vie en prison pour ces hommes et femmes qui ont toujours été des figures respectées de la société : « Ils avaient l’air fatigué. Parce qu’en prison, vous savez, il fait atrocement chaud, la fenêtre de leur cellule ne fait que la taille de deux feuilles A4, aucune ventilation ni air conditionné. C’est totalement inhumain. » Parmi les huit condamnés, le cas de Fico Chan a particulièrement choqué. À 25 ans, il est l’un des visages les plus connus du front civil des droits de l’Homme, responsable de la plupart des grandes marches de Hong Kong qui se sont toujours déroulées paisiblement depuis des années. Notoirement pacifiste, Fico Chan n’avait jamais été condamné. Quant au patron de presse Jimmy Lai, dont les avoirs ont été gelés par la police la semaine dernière sans aucune justification précise, sa nouvelle condamnation de 14 mois ferme s’ajoute à celle qu’il purge déjà. Il doit également répondre de plusieurs autres inculpations sous la nouvelle loi de sécurité nationale, comme 47 autres personnalités politiques en attente de leur procès pour « subversion » en raison de leur participation à des primaires du camp pro-démocratie. Florence de Changy, Hong Kong, RFI.

SB : Contre le Covid, un vaccin pour les jeunes.

AD : L’Agence européenne du médicament autorise l’injection du vaccin Pfizer/BioNTech, à partir de douze ans. C’est une annonce qui se base sur une étude scientifique comme à chaque fois que l’Agence européenne du médicament donne son feu vert. À Bruxelles pour RFI, Pierre Benazet.

Le comité pour les médicaments humains a examiné les effets d’une injection du vaccin Pfizer/BioNTech sur 2 260 enfants de douze à quinze ans et estime que leur réponse immunitaire est similaire à celle de la tranche 16-25 ans, voire meilleure. Sur les 1 005 enfants qui ont reçu le vaccin, aucun n’a eu le Covid alors que seize de ceux qui avait eu le placebo l’ont eu. Ce vaccin était déjà autorisé à partir de seize ans en Europe. Les Pays-Bas et l’Allemagne l’autorisent par exemple pour les 16-17 ans dans les groupes à haut-risque avec une pathologie présentant le risque d’une forme grave du Covid. Selon ces critères, le Comirnaty de Pfizer/BioNTech a déjà commencé à être administré aux Pays-Bas pour ce groupe d’âge. On sait par ailleurs que l’Allemagne a déjà prévu d’autoriser à compter du 7 juin la vaccination à partir de douze ans et n’attendait plus que le feu vert de l’Europe. L’Agence européenne des médicaments rejoint l’opinion des régulateurs américains et japonais qui ont déjà ouvert la vaccination au Comirnaty à partir de douze ans. Le laboratoire Moderna a d’ores et déjà annoncé son intention de déposer une demande similaire d’autorisation de son vaccin à partir de douze ans. Pierre Benazet, Bruxelles, RFI.

AD : Avant de refermer ce journal, dans l’actualité française, une policière a été agressée au couteau près de Nantes. Ça se passe à La Chapelle-sur-Erdre. L’homme soupçonné de cette agression, fiché pour radicalisation, est décédé à l'issue d'un échange de tirs avec les gendarmes. On apprend ce soir que l'assaillant a également séquestré une jeune femme pendant 2h30 lors de sa cavale, a annoncé le procureur de la République de Nantes.

Article publié le 28/05/2021

RFI - Radio France Internationale