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Infos en français facile : Édition du 23/12/2021 20h00

Transcription

Clémentine Pawlotsky : Merci d'écouter RFI, il est 20h en temps universel et à Bamako, 23h à Moscou. Bonsoir à tous, bienvenue dans le Journal en français facile, présenté ce soir par Zéphyrin Kouadio, bonsoir !

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Clémentine, bonsoir à toutes et à tous.

CP : Le président russe salue la réaction « positive » des États-Unis à ses exigences. Vladimir Poutine a tenu aujourd’hui sa conférence de presse annuelle, avec un ton beaucoup moins martial que d'habitude. « Martial », cela veut dire « relatif à la guerre ». 

ZK : Aux États-Unis, la Cour suprême accélère le rythme. Plusieurs États fédéraux ont saisi la juridiction pour contester les mesures sanitaires décidées à Washington. 

CP : C'est une première depuis 1984. Il n'y a plus d'Africain dans les plus hauts organes de gouvernance du Vatican. Le pape François a accepté aujourd'hui la démission du cardinal ghanéen Peter Turkson. 

ZK : Et puis, nous retrouverons notre envoyé spécial au centre spatial de Kourou en Guyane. Dans deux jours, le télescope spatial James Webb sera envoyé dans l'espace. Un événement très attendu, qui pourrait révolutionner notre connaissance de l'Univers. 

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ZK : La Russie souhaite donc éviter un conflit avec l'Ukraine et ses alliés occidentaux.

CP : Oui, c'est ce qu'a déclaré le président russe Vladimir Poutine, aujourd’hui lors de sa conférence de presse annuelle. Un discours plus modéré qu'il y a 2 jours, je vous propose d'en écouter un extrait. 

« Tous les projets de développement d'infrastructure, de politique sociale, de santé, rien de cela n'aura de sens si nous entrons en guerre. Ce n'est pas notre choix, ce n'est pas ce que nous voulons, et c'est pour ça que j'ai répondu à la proposition du président Biden qui a suggéré de nommer des représentants pour mener des discussions sur des questions de stabilité stratégique. Il est clair que cette stabilité est un des éléments importants et nous devons comprendre comment notre sécurité va être assurée. C’est pour cela que nous avons posé cette condition : il ne doit pas y avoir d'élargissement de l'OTAN à l'Est... la balle est dans notre camp et ils doivent nous donner une réponse. Je tiens à souligner que nous voyons pour l'instant, une réaction positive, nos partenaires américains se déclarent prêts à débuter les échanges au début de l'année prochaine à Genève, les représentants des deux côtés sont nommés et j'espère que la situation se développera dans le bon sens. »

CP : Le président russe Vladimir Poutine, propos recueillis par Anissa El Jabri.

ZK : Toujours au sujet de la Russie, les pays occidentaux condamnent le déploiement de Wagner au Mali, avec l'aide de Moscou...

CP : Wagner, c'est une société paramilitaire privée russe. Elle est considérée comme le bras armé du Kremlin à l'étranger, même si les autorités russes démentent. Le déploiement des mercenaires de Wagner au Mali est donc condamné par une quinzaine de puissances occidentales impliquées dans la lutte contre le jihadisme dans le pays et dans la formation de soldats maliens. Pour autant, les signataires ne menacent pas directement Bamako d'un départ des forces étrangères. La France avait pourtant, jusqu'ici, prévenu que sa présence au Mali serait « incompatible » avec celle de Wagner. 

ZK : La France qui enregistre un record de contaminations au Covid-19... 

CP : Plus de 90 000 malades ont été recensés ces dernières 24 heures. Ce seuil n'avait jamais été atteint en France. C'est un record absolu, depuis le début de la pandémie en mars 2020. Le Royaume-Uni, de son coté, enregistre près de 120 000 nouveaux cas positifs, ce jeudi. 

ZK : De son côté, l'Équateur rend la vaccination contre le Covid-19 obligatoire.

CP : L'annonce a été faite aujourd’hui par le ministère de la Santé. Il affirme qu'il s'agit d'une décision conforme à la Constitution. L'objectif est de lutter contre le variant Omicron. Les autorités équatoriennes précisent que les personnes présentant des contre-indications médicales ne seront en revanche pas obligées de se vacciner. 

ZK : Pendant ce temps, aux États-Unis, les mesures sanitaires décrétées par le gouvernement, à la veille de Noel, passent mal.

CP : Plusieurs États fédéraux ont attaqué le pays en justice. Ils contestent par exemple l'obligation d'être testé ou vacciné contre le Covid-19 dans les grandes entreprises ou les centres de soin. La Cour suprême a donc décidé hier d'accélérer ses procédures. C'est très inhabituel, l'objectif est de lui permettre de se prononcer dès le 7 janvier. Juliette Gheerbrant

Un premier appel au niveau fédéral avait confirmé en fin de semaine dernière la validité des dernières mesures de l’administration. Les plaignants se sont donc adressés à la cour suprême. Et la plus haute juridiction du pays a décidé de tenir dès le 7 janvier une audience spéciale pour trancher de manière définitive. Une procédure hautement inhabituelle. Le 5 novembre, l’agence fédérale pour la santé et la sécurité au travail avait exigé que toutes les entreprises de plus de 100 employés imposent à leur personnel soit d’être vacciné, soit de faire un test hebdomadaire. Elle a aussi exigé la vaccination du personnel des établissements médicaux qui reçoivent des subventions fédérales. Depuis, les contestations pleuvent. Plus de la moitié des États ont rejeté les mesures, de nombreuses organisations professionnelles et groupes religieux les ont également contestées en justice, ce qui a souvent entraîné leur suspension. 80 millions de travailleurs sont concernés par l’obligation de test hebdomadaire ou vaccin en entreprises. Et 17 millions par l’obligation vaccinale dans les établissements publics de santé.

CP : Explications signées Juliette Gheerbrant.

ZK : On reste aux États-Unis où Donald Trump demande à la Cour suprême de ne pas communiquer de documents sur l'assaut du Capitole.

CP : L'ancien président américain demande à la justice de tout simplement bloquer le transfert des documents à la Commission parlementaire chargée de faire la lumière sur son rôle dans l'assaut du Capitole. Un assaut mené le 6 janvier dernier, par des milliers de partisans de Donald Trump. 

ZK : C'est une première depuis 37 ans : il n'y a plus d'Africain dans la haute-gouvernance du Vatican.

CP : Le pape François a accepté la démission du cardinal ghanéen Peter Turkson, à la tête d'un influent organe de gouvernance du Vatican. Sa démission avait déjà été évoquée dans la presse. Elle vient d'être officialisée. À Rome, Anna Kurian.  

Plusieurs journaux en avaient fait état ces derniers jours, elle est désormais effective : le pape François a accepté officiellement la démission du cardinal Peter Turkson, âgé de 73 ans. Le haut prélat originaire du Ghana était depuis 2016 le préfet du dicastère pour le service du développement humain intégral, un « super ministère » du Vatican en charge notamment des migrants, de l’écologie et des questions humanitaires. Le cardinal canadien Michael Czerny a été nommé ad interim, en attendant une nouvelle direction. Les raisons de ce changement inattendu ? Un audit interne effectué cet été, a déclaré le Vatican sans donner plus de détails, mais aussi l'expiration du mandat de cinq ans du préfet Peter Turkson. En interne, on évoque d’importants problèmes de management au sein de cette administration. Outre ces interrogations, le départ du cardinal ghanéen soulève une autre question importante : désormais, le pape François ne dispose plus d’un seul Africain à la tête d’une des administrations de la curie, une première depuis 1984. Anna Kurian, Rome, RFI.

ZK : En Guyane française, J-2 avant le lancement très attendu du télescope spatial James Webb... 

CP : Il doit décoller samedi, grâce au lanceur spatial Ariane 5. Il s'agit d'un événement très important, qui pourrait révolutionner les observations de l'Univers. Ce lancement a été reporté à plusieurs reprises, mais désormais, tout semble sur les rails. Explications de notre envoyé spécial au centre spatial guyanais, Simon Rozé

C’est l’une des dernières étapes de la campagne de lancement. Ariane 5 a été déplacée de son bâtiment d’assemblage vers son pas de tir, où elle se trouve désormais jusqu’au décollage samedi. Une opération toujours impressionnante. Il faut imaginer cet engin de 55 mètres de haut se déplacer au milieu de la jungle. À son sommet, sous la coiffe, le télescope spatial James Webb. C’est tout simplement le plus imposant jamais mis au point : un miroir de 6 mètres et demi de diamètre. Webb sera ainsi 100 fois plus puissant que son grand frère, le télescope Hubble. Il pourra ainsi faire des observations inédites, comme celle de la naissance des premières galaxies, il y a 13 milliards d’années. Dans un autre registre, il sera également capable d’analyser l’atmosphère d’exoplanètes, ces planètes qui tournent autour d’autres étoiles que le soleil. Concevoir un tel engin a été un véritable défi technique, 20 ans de développement, un budget qui a explosé, 10 milliards de dollars au total, c’est de loin le satellite le plus cher jamais construit. Autant vous dire que la pression est maximale sur les épaules des équipes d’Arianespace et du centre spatial guyanais, mais pour l’instant tout se passe bien et les voyants sont au vert pour le décollage ce samedi. Simon Rozé, Kourou, RFI.

CP : RFI, il est bientôt 21h10 à Paris, c'est ainsi que se referme ce Journal en français facile, merci à vous de l'avoir suivi...

Article publié le 23/12/2021

RFI - Radio France Internationale