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Infos en français facile : Édition du 19/11/2021 20h00

Transcription

Adrien Delgrange : Bonsoir à toutes et à tous, à l’écoute de RFI en direct de Paris. Il est 21h, 20h temps universel. Avec Sébastien Duhamel pour vous présenter votre Journal en français facile. Bonsoir.

Sébastien Duhamel : Bonsoir à tous. 
 
AD : 19 novembre au sommaire de cette édition.
 
SD : « Notre rivière est devenue un désert » pouvait-on lire sur des pancartes tenues par des iraniens aujourd'hui. Colère des manifestants car cette eau est vitale. Nous serons en Iran.
 
AD : Le Covid en Europe : l'Autriche qui décide de confiner à nouveau sa population dès lundi prochain.
 
SD : Et à la une ce soir, cette enquête qui révèle que le clan Kabila, le clan de l'ancien président de la RDC aurait détourné plus de 138 millions de dollars d'argent public. 
 
AD : Et puis nous terminerons ce journal en musique avec la sortie du nouvel album de la chanteuse Adèle. Voilà pour les titres, soyez les bienvenus.

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SD : La sécheresse frappe l'Iran et fait monter le mécontentement de la population.
 
AD : Qui dit manque d'eau dit difficultés à faire pousser des fruits et légumes. Dans la ville d’Ispahan, à 300 km au Sud de la capitale Téhéran, des dizaines de milliers de personnes et notamment des agriculteurs ont manifesté aujourd’hui. Siavosh Ghazi est notre correspondant en Iran.

Sur les vidéos publiées sur les réseaux sociaux, on peut voir une foule énorme rassemblée dans le lit du fleuve Zayandeh roud qui traverse la ville d'Ispahan. Les paysans de la région ont installé des tentes dans le lit asséché du fleuve. Les manifestants ont lancé des slogans contre les autorités du pays. Depuis deux décennies, le fleuve de la capitale de l'ancienne Perse avait des problèmes, mais cette année, la situation s'est aggravée avec une sécheresse sans précédent depuis cinquante ans. En plus de la sécheresse qui frappe l'Iran, une partie de l'eau de ce fleuve est envoyée en amont vers d'autres régions du sud de l'Iran. Ce qui accentue la colère des manifestants et des paysans qui n'ont pas d'eau pour leur culture cet automne. Mais le changement climatique touche de plein fouet l'Iran. Selon les autorités, les réserves des barrages construits en amont sont très limitées et il y a de l'eau seulement pour deux mois. Des manifestations identiques ont eu lieu en juillet dernier dans la province du Khouzistan et l'intervention des forces de l'ordre a fait plusieurs morts à l'époque. Le président Raissi a promis de résoudre le problème d'Ispahan. Mais les autorités ont peu de moyens face à une sécheresse sans précédent qui touche toutes les provinces du sud mais aussi du nord-est du pays. En effet, les précipitations ont baissé de 50% cette année. Les experts prévoient une aggravation de la situation dans les prochaines années avec des conflits sociaux mais aussi des déplacements de la population des régions du sud vers le nord, moins affectée par la sécheresse.

SD : Le nombre de cas de Covid-19 augmente en Europe.
 
AD : En conséquence, l'Autriche a décidé de reconfiner tous ses habitants dès lundi prochain et dès le 1er février, tous les Autrichiens devront aussi être vaccinés. L'Allemagne a de son coté, annonce qu'un nouveau confinement n'était pas exclu, y compris pour les personnes vaccinées. La Belgique annonce elle l'obligation du port du masque dès l’âge de 10 ans, tout comme le télétravail pour les emplois qui le permettent. En France le président Emmanuel Macron souligne ce vendredi que, « pas étonné qu'on aille progressivement vers des rappels vaccinaux pour tous les adultes » déjà vaccinés contre le Covid-19. 
  
SD : Et puis des violences en Guadeloupe.

AD : Routes coupées, accès au hôpitaux bloqués et écoles fermées : la mobilisation anti-pass sanitaire et contre l’obligation vaccinale ne faiblit pas. Pour faire respecter l'ordre le gouvernement hausse le ton et annonce l’envoi dans les prochains de 200 policiers et gendarmes. 
 
SD : Une personne sur deux dans le monde n’a pas accès à des toilettes convenables.  

AD : Telle est la triste réalité rappelée par l’ONU aujourd’hui, en cette journée internationale des toilettes. Et l’un des pays les plus touchés par ce problème est l’Inde, où des dizaines de millions de personnes souffrent de ce problème, et doivent faire leurs besoins en plein air, entrainant de nombreux problèmes de santé. Mais la situation s’améliore progressivement, grâce à une importante opération de sensibilisation du gouvernement, et à l’aide d’associations. Reportage de notre correspondant en Inde,Sébastien Farcis, dans un village qui vient de vivre cette révolution des toilettes.

Les enfants chahutent dans la cour de cette maison du petit village de Dhanduka, à 70 km de New Delhi. Mais une fille manque, et le regard de sa mère, Savaitri, s’assombrit. « Il y a quelques années, comme tous les soirs, ma fille est partie faire ses besoins dans la jungle, à un kilomètre d’ici. Et elle a été mordue par un serpent. Le lendemain, on a retrouvé son corps tout bleu. Elle était morte ». En Inde, aller aux toilettes peut être mortel. Mais heureusement, le calvaire de ce village a récemment pris fin. L’association Sulabh a en effet installé des cabinets dans 105 maisons qui en avaient besoin et plus personne ne va maintenant dans la forêt. Laccho Devi est ravie. « Nous sommes maintenant en sûreté. Et les rues et les rivières sont plus propres. Il n’y a plus de mouches, et nous sommes beaucoup moins malades. » Pour en arriver là, il a fallu combattre les préjugés, car beaucoup de familles hindoues considèrent qu’il est impur d’avoir des toilettes sous son toit. Maintenant qu’elles sont installées, il faut de l’eau pour les nettoyer : or celle-ci est rare et chère dans cette région aride du nord de l’inde.   

SD : Et cette question difficile à présent : comment réparer les victimes de violences sexuelles dans l'Église ?  
 
AD : Ce matin en France, à Lourdes, 300 responsables des congrégations religieuses, ont décidé de créer une  
La commission indépendante de reconnaissance et de réparation pour les victimes de pédocriminalité dans l'Église. Quelle va être le rôle et le fonctionnement de cette commission ? Éléments de réponse,Lucie Bouteloup.

Première mission de la commission indépendante de reconnaissance et de réparation : reconnaitre la parole de la victime, « lui donner foi ».  « C’est un acte de réparation » a expliqué sœur Margron, la présidente de la CORREF, la conférence des religieux et religieuses de France. Puis, selon le souhait de la victime, la commission fera médiation entre la victime et l’institut religieux concerné pour une éventuelle indemnisation financière. Les responsables de la CORREF ont également voté la création d'un fond subsidiaire de dotation, alimenté pour l'instant à hauteur de 500 000 euros. De quoi indemniser les victimes lorsque l'institut religieux n'existe plus ou qu'il n'est pas solvable. La dominicaine réélue jeudi pour un nouveau mandat de 4 ans à la tête de la CORREF, a également précisé que : le fonctionnement de la commission sera assumé par des congrégations féminines, mais que le fond de dotation, lui sera surtout alimenté par les instituts masculins qui paieront une cotisation par nombre de religieux en France. Ces annonces font suite au rapport sauvé publié en octobre dernier qui estimait à 330 000 le nombre de victimes de pédocriminalité dans l'Église depuis 1950. 

SD : Et l'on termine ce journal en musique avec l’un des albums les plus attendus du moment.  
 
AD : Celui de la superstar britannique âgée de 33 ans : Adèle. La diva pop s’offre un retour flamboyant avec un 4e album en 12 titres qui révèle des facettes de sa vie intime – sa vie personnelle, entre divorce et maternité. Carmen Lunsmann. 

Ce qui commence tout en douceur - avec quelques touches de piano et une voix intimiste au cœur brisé - a pulvérisé les records : plus de 24 millions d'écoutes en 24 heures rien qu'en Angleterre pour « Easy on me », le single sorti le mois dernier en avant-goût de son album « 30 » où Adèle se révèle. La star mondiale aux 15 Grammy Awards et oscarisée pour la chanson-titre du James Bond « Skyfall » se livre à cœur ouvert à travers un disque né en pleine tourmente de divorce, confie-t-elle à France Inter. « C'était vraiment très thérapeutique pour moi de l'écrire. Une sorte de saut dans l'inconnu avec l'espoir de retomber sur mes pieds. » Adèle enchaîne remises en question et appels à tenir bon. « Hold on » au style soul et à la voix grave livre un message d'espoir lumineux, celui d'une trentenaire qui veut tourner la page. Et elle le fait à sa manière : en musique et avec une voix vulnérable et puissante qui fait vibrer ses millions de fans à travers un thème aussi vieux que le monde : l'amour.

Article publié le 19/11/2021

RFI - Radio France Internationale