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Infos en français facile : Édition du 18/02/2021 20h00

Transcription

Vous écoutez RFI li est 21h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Mehdi Meddeb, bonsoir Mehdi.

Mehdi Meddeb : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une ce soir cette question, y'a-t-il eu de la vie sur Mars ? C'est l'objectif de la mission d'un robot qui doit atterrir dans moins d'une heure sur la planète rouge. Toutes les explications dès le début de cette édition.

MM : Les pertes massives d'Air France-KLM. Touché de plein fouet par la crise du coronavirus, le groupe aérien enregistre un choc sans précédent avec la perte l'an dernier de plus de 7 milliards d'euros selon les chiffres publiés ce jeudi.

RA : Et puis en Birmanie des sites internet du gouvernement attaqués par des pirates informatiques. Une réponse au blocus d'internet imposé depuis plusieurs nuits par la junte qui a pris le pouvoir il y a plus de deux semaines. 

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MM : Dans moins d'une heure un robot doit atterrir sur la planète Mars.

RA : Il aura fait un long voyage, Perseverance c'est le nom de ce robot de la NASA américaine, 7 mois de voyage spatial pour atterrir ce soir sur Mars dans un but explicite, précis, savoir s'il y a eu des traces de vie sur celle que l’on surnomme la planète rouge. Cédric de Oliveira c'est l'objectif de la mission mais d'abord il va falloir atterri, une manœuvre qui s'annonce particulièrement délicate.

Il a déjà parcouru 470 millions de kilomètres. Mais c'est son entrée dans l'atmosphère martienne que redoute le plus la NASA. Francis Rocard est astrophysicien. Il travaille au Centre National d'Etudes Spatiales. « Il y a eu beaucoup d'échecs par le passé. Donc oui il y a un risque. Il faut que toute la procédure sans aucun pépin. Or c'est une procédure assez complexe avec un bouclier thermique, un parachute et des rétrofusées. Donc ça va être un moment extrêmement intense au moment de l'atterrissage, ce qu'on appelle les sept minutes de terreur. » Sept minutes sans nouvelles de Perseverance qui seront sans doute interminables pour les cerveaux de Houston. Si tout se passe bien, le rover pourra ensuite prendre le relais d’un autre robot, Curiosity arrivé sur la planète Mars en 2012. Avec notamment l'aide de la Supercam, un outil développé par des chercheurs français, il devra explorer le cratère baptisé Jezero à la recherche d'échantillons du sol martien. Des échantillons qui pourraient révéler si la vie est née sur Mars un jour. Et qui pourraient être récupérés par des prochaines missions... en 2026 ou 2027 pour les ramener sur Terre. Un programme ambitieux qui débute donc avec cette mission Perserverance.

RA : À suivre donc atterrissage prévu avant 21h TU, sur la planète Mars.

MM : L'économie toujours plus durement touchée par la crise du coronavirus.

RA : De nouveaux chiffres ont été publiés aujourd'hui, dans le domaine de l'aérien. L'un des secteurs touchés de plein fouet. Il en ressort des pertes massives pour le groupe Air France-KLM : plus de 7 milliards d'euros de pertes en 2020, 7.1 très précisément, cela représente une baisse de plus de la moitié du chiffre d'affaires par rapport à 2019. C'est moins spectaculaire pour Airbus l'avionneur européen qui a perdu cependant 1.1 milliard d'euros net en 2020 selon des chiffres publiés aujourd'hui. À l'image de l'aérien le secteur du tourisme est très durement touché, illustration au Portugal qui a fait face à une flambée de la pandémie ces dernières semaines. Le nombre de contaminations est désormais en légères baisse. Mais le Portugal a perdu les trois quarts de ses touristes en 2020 selon l'Institut national des statistiques. Une situation qui est l'occasion pour certains de repenser le modèle touristique. C'est un reportage à Lisbonne d'Anastasia Becchio.

Les foulées de quelques rares coureurs sur les pavés de la vieille ville ont remplacé le bruit incessant des valises à roulettes des touristes. Myriam, architecte, en viendrait presque à les regretter. […] Dans les rues quasi-désertes du centre-ville, 80% des boutiques sont fermées. Dans la circonscription de Santa Maria Maior, 110 établissements ont mis la clé sous la porte l’an dernier. L’absence de touristes est une catastrophe économique, mais aussi une occasion de réfléchir à l’avenir, souligne le maire Miguel Coelho. […] En attendant, la mairie profite du confinement et des rues vides pour faire des travaux de voirie. Anastasia Becchio, Lisbonne, RFI.

RA : Dans l'actualité liée au coronavirus à retenir également en France l'allongement de la période d'isolement des personnes contaminées : elle va passer de 7 à 10 jours à partir de lundi a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran. Il s'agit de mieux faire face aux variants.

MM : En Birmanie des sites internet du gouvernement attaqués par des pirates informatiques.

RA : La page de propagande de l'armée birmane a ainsi été touchée, ainsi que les sites internet de la chaîne de télévision d'État MRTV, de l'autorité portuaire ou de l'agence de sécurité sanitaire et alimentaire. Ces attaques sont une réponse au blocus de l'internet imposé depuis 4 nuits par la junte militaire qui a pris le pouvoir il y a un peu plus de deux semaines. Cette action s'ajoute à toutes celles qui sont menées pour résister face au gouvernement militaire, comme les manifestations chaque jour. Jelena Tomic a pu joindre une ex-députée de la LND le parti d'Aung San Suu Kiy, et elle explique que les hackers (les pirates) font partie du mouvement actuel de désobéissance civile.

« Ce gouvernement est une dictature. Ils veulent contrôler chaque citoyen sans exception. Ils s'ingèrent dans notre vie privée, dans nos communications sur internet, cherchent à s'immiscer dans nos vies. C'est ça une dictature. Les hackers bloquent les sites internet gouvernementaux contrôlé s par la junte. Nous participons tous au mouvement de désobéissance civile et les hackers, calés en informatique, contribuent à leur manière et font leur partie du travail. Je pense que les militaires ne s'attendaient pas à un tel mouvement. Et pourtant c'est arrivé. Nous sommes vraiment reconnaissant aux médecins, aux enseignants et aux autres fonctionnaires, comme les policiers d'avoir rejoint le mouvement, c'est un signe très encourageant. »

RA : Témoignage à Rangoon d'une ex-députée de la LND le parti d'Aung San Suu Kiy. Également concernant la Birmanie, la mobilisation de la communauté internationale. Les principaux responsables de la diplomatie des États-Unis, de l'Inde, du Japon et de l'Australie ont dit ce jeudi souhaiter un retour « urgent » à la démocratie dans le pays, ces 4 pays ont discuté dans le cadre d'une alliance surnommée « Quad ».

MM : Et puis des tensions entre l'Australie et Facebook

RA : La nuit dernière le réseau social a décidé de bloquer plusieurs contenus d'actualité en Australie. La raison : un projet de loi qui entend forcer Facebook à rémunérer les médias. D'où les représailles de Facebook qui n'ont pas du tout été appréciées en Australie, d'autant qu'une autre géant du web, Google, a lui accepté de payer les contenus de presse. Jeanne Richard.

La décision de Facebook suscite un tollé en Australie. Le ministre des Finances réaffirme sa volonté de mettre en œuvre son projet de loi pour contraindre les géants du web à rémunérer les médias lorsqu'ils diffusent leurs publications. La presse traverse en effet une grave crise.. Alors que Google capte plus de 50 % des dépenses publicitaires dans le pays et Facebook près de 30 % selon les autorités de la concurrence. Face à la volonté de légiférer du gouvernement, Facebook choisit donc la rétorsion. Google avait également menacé de suspendre ses services en Australie. Microsoft était prêt à prendre sa place. Finalement, Google a accepté de payer je cite des « sommes significatives » pour les publications du groupe News Corps. Des discussions sont en cours avec d'autres entreprises de presse. Ce bras de fer entre l'Australie et les géants du numérique est observé avec beaucoup d'attention à l’étranger. Fin novembre Google avait par exemple signé un accord avec plusieurs médias en France pour rémunérer les droits d'auteurs après des mois de négociations tendues.

Article publié le 18/02/2021

RFI - Radio France Internationale