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Infos en français facile : Édition du 14/02/2021 20h00

Transcription

Anne Verdaguer : Bonsoir et bienvenue à tous dans ce Journal en français facile, pour m'accompagner ce soir Sylvie Berruet.
 
Sylvie Berruet : Bonsoir Anne, bonsoir à toutes et à tous. 
 
AV : À la une, des véhicules dans plusieurs grandes villes de Birmanie au neuvième jour des manifestations contre le coup d'État. Plusieurs pays occidentaux lance un appel à l'armée pour qu'elle ne recoure pas à la violence.
 
SB : Le Royaume Uni et ses 15 millions de vaccinés contre le Covid-19 soit bien plus que ses voisins européens, un chiffre qui va permettre d'alléger le confinement strict qui pèse sur le pays.
 
AV : Les élections régionales en Catalogne un peu plus de trois ans après une tentative avortée de sécession, et en pleine pandémie de Covid-19.
 
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SB : Les chefs de la junte seront « tenus pour responsables » des violences en Birmanie dit l'ONU.
 
AV : L'inquiétude d'une intervention armée est forte alors que des mouvements de troupe ont été reportés à Rangoun et ailleurs dans le pays au moment où les manifestations se poursuivent  contre le coup d'État. L'armée a aussi diffusé une liste de militants, qu'elle recherche activement. Christophe Paget.
 
Les militaires ont publié ce dimanche une liste de sept activistes très connus du pays, ils les recherchent pour avoir « encouragé les manifestations ». « Ceux qui les hébergent seront confrontés à des actions conformément à la loi », menace le communiqué diffusé par les médias d’État. Dans cette liste Min Ko Naing, une figure du mouvement étudiant de 1988, qui a déjà passé plus de dix ans en prison pour son rôle dans les manifestations contre la dictature à l’époque. Depuis le début du mouvement les militaires ont arrêté environ 400 responsables politiques, militants et membres de la société civile. La presse birmane s’est est faite l’écho ce dimanche  : sur son site le quotidien The Irrawady précise que les forces de l’ordre peuvent maintenant mener des perquisitions à domicile sans mandat, ou détenir des personnes pour une courte période sans autorisation d’un juge. Car ce mercredi explique le journal le régime a suspendu la Loi sur la vie privée mis en place par la LND, le parti d’Aung San Suu Kyi. Parallèlement à ces arrestations, une vague de crimes - des incendies entre autres - frappe plusieurs quartiers de Rangoon aux heures de couvre-feu, affirme le Myanmar Times, qui les relie à la libération par les militaires ce vendredi de 23 000 prisonniers.
 
AV : J'ajoute que 5 journalistes ont aussi été interpellés aujourd'hui au cours d'un rassemblement dans le nord du pays où les forces de l'ordre ont tiré sur des manifestants d'après un média local.
  
SB : L'ex-président américain acquitté pour la deuxième fois.

AV : Donald Trump échappe à la condamnation à l'issue d'un procès historique devant le Sénat américain, qui le jugeait pour son rôle supposé dans les violences du 6 janvier dernier au Capitole. Les sénateurs ont été une majorité à se prononcer pour une condamnation mais il aurait fallu l'accord des deux tiers de la chambre haute. Son successeur, le démocrate Joe Biden, a estimé qu'en dépit de l'acquittement, le fond de l'accusation n'était « pas contesté ».
  
SB : L’Argentine est en deuil après l’annonce de la mort de l’ancien président Carlos Menem.
 
AV : Il est décédé ce dimanche matin à l’âge de 90 ans après avoir été hospitalisé. Il était celui qui a tenu les rênes du pays entre 1989 et 1999 et avait aussi été condamné à quatre ans et demi de prison pour une affaire de corruption en 2015 alors qu'il était Sénateur, mais il n'avait pas été incarcéré du fait de son immunité parlementaire. Péroniste de la première heure, il était l’artisan du virage libéral de ce mouvement politique. Son portrait avec Romain Lemaresquier.
 
Il était né le 2 juillet 1930, à Anillaco, dans la province argentine de la Rioja. Fils d’un couple d'immigrés syriens, Carlos Menem va très vite développer une conscience politique puisque dès 1956 il rejoint le parti justicialiste formé par Juan Peron. En 1957, il fonde dans la clandestinité les jeunesses péronistes de la Rioja. Diplômé en droit en 1958, il prend la direction du parti péroniste dans sa province en 1963. Un mouvement qui sera légalisé en 1972. L’année suivante il est élu gouverneur de la Rioja, mais n’ira pas au bout de son mandat, la faute au coup d’État de 1978. Carlos Menem sera ensuite assigné à résidence jusqu’en 1981. C’est à cette époque que le parti justicialiste entame sa conversion vers le libéralisme. Carlos Menem est élu président en 1989. S’en suivront 10 années à la tête de l’Argentine avec un bilan contrasté et contesté. Il laisse la place en 1999 à Fernando de la Rúa, qui démissionne en décembre 2001 à cause d’une crise économique sans précédent dont Carlos Menem porte une lourde responsabilité. Élu sénateur en 2005, il est condamné pour corruption en 2015 à 4 et demi de prison. Une peine qui ne sera finalement jamais appliqué à cause de son immunité parlementaire. 
 
SB : Au Royaume-Uni, la campagne de vaccination porte ses fruits.
 
AV : 15 millions de personnes ont été vaccinés annoncent aujourd'hui les autorités britanniques, Boris Johnson a donc rempli son objectif qui était de vacciner les personnes les plus vulnérables d'ici la mi-février. Le Royaume-Uni qui devance de très loin ses voisins européens et cette bonne nouvelle laisse entrevoir un assouplissement du confinement très strict imposé depuis le début de l'année. La correspondance à Londres de Claire Digiacomi.
 
Interrogé à la télévision ce matin, Dominic Raab, le ministre britannique des affaires étrangères, se félicite tout en restant prudent. « Les chiffres sont bons, dit-il, nous sommes confiants et en bonne voie ». Le Royaume-Uni devrait bien réussir son pari fixé au début de la campagne, vacciner 15 millions de personnes d'ici le 15 février. 22% de la population a d'ores et déjà reçu une première dose. Les soignants et les plus vulnérables. C'est maintenant au tour des plus de 65 ans. Une bonne nouvelle pour le Premier ministre Boris Johnson, critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire. Près de 117 000 personnes sont mortes au Royaume-Uni, le pays le plus touché d'Europe. Le premier objectif de la campagne de vaccination est donc atteint, mais pour l'instant les Britanniques font le pari de se tourner presque uniquement vers la première dose, pour immuniser le plus grand nombre au moins une fois. Résultat, seules 530 000 personnes ont jusqu'ici reçu les deux injections requises. Cette nouvelle étape doit en tout cas permettre à Boris Johnson d'annoncer prochainement un allègement du confinement, avec une priorité la réouverture des écoles espérée le 8 mars. Claire Digiacomi, Londres, RFI.
 
AV : Coup d'envoi également aujourd’hui de la vaccination anti-Covid au Liban, une campagne qui débute avec le personnel médical et les personnes âgées de plus de 75 ans. 
 
SB : L'Afrique de l'Ouest de nouveau confrontée à Ebola.
 
AV : Avec sept cas, dont trois mortels, recensés dimanche dans le sud-est de la Guinée, d'où était déjà partie l'épidémie de fièvre hémorragique en 2013 qui avait fait plus de 11 300 morts. L'origine de cette résurgence, pourrait provenir d'un « malade anciennement guéri dont la maladie s'est réveillée » ou d'une transmission par des « animaux sauvages, notamment les chauves-souris » selon le patron de l'agence sanitaire guinéenne. Les nouveaux patients ont été isolés et des centres de prise en charge « réactivés » à Nzérékoré et à Conakry.
 
SB : En Espagne, les catalans étaient appelés aux urnes ce dimanche.

AV : Ils se prononcent sur le maintien à la tête de la région des indépendantistes, que le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez espère écarter du pouvoir plus de trois ans après une tentative de sécession avortée. En pleine pandémie, les autorités ont dû s'organiser et en dehors des désormais traditionnels gants, masques et gel hydro-alcoolique, les bureaux de vote étaient ouvert jusqu'à 20 heure, heure locale pour donner la possibilité aux personnes atteints du Covid de venir voter et l'organisation n'a pas été facile à mettre en place. Elise Gazengel à Barcelone.
 
Jour d'élections en Catalogne. En pleine pandémie de Covid-19, les autorités avaient ouvert plusieurs bureaux de vote supplémentaires pour éviter les rassemblements trop importants. Dans ce marché couvert du centre de Barcelone, réquisitionné pour l'occasion, à l'ouverture des portes ce matin, certains membres des bureaux de vote manquaient à l'appel et les électeurs ont dû attendre sous la pluie, comme Marta Balmes : « C'est le bordel mais bon il faut les comprendre, ils ont dû monter tout ça sur le fil et apparemment il manque des gens... ». Les membres de bureaux de vote sont désignés en Espagne mais près de 30% avaient contesté leur nomination, les autorités ont alors convoqué plus de suppléants comme Felipe Rubalcaba qui a dû prendre le relai ce matin, en l'absence de titulaires : « J'étais le dernier de la liste mais je dois y aller ! j'espère que les conditions sanitaires seront réunies mais je pense que ça aurait dû être plus sérieux parce qu'ils vont laisser venir voter les gens qui ont le Covid à 19h, je ne suis pas d'accord sur la procédure sur pour la santé des gens ». 98 % des bureaux catalans ont finalement ouvert ce dimanche en respectant des mesures sanitaires strictes.

Article publié le 14/02/2021

RFI - Radio France Internationale