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Infos en français facile : Édition du 13/07/2021 20h00

Transcription

Vous écoutez RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Clémentine Pawlotsky, bonsoir Clémentine.

Clémentine Pawlotsky : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la Une ce soir, bientôt le pass sanitaire obligatoire dans les cafés et les restaurants en France. Les professionnels sont mitigés face à cette mesure annoncée hier par le président français Emmanuel Macron.

CP : Pas de vaccination obligatoire pour les personnels de santé en Allemagne, contrairement à la France. La chancelière Angela Merkel l'a annoncé aujourd'hui.

RA : Et puis au Venezuela, de possibles discussions prochainement entre le gouvernement et l'opposition. C'est ce qu'a laissé entendre le président Nicolas Maduro. Explications à la fin de cette édition.

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CP : Le gouvernement français a apporté des précisions ce mardi au lendemain de l'allocution d'Emmanuel Macron.

RA : Par exemple, hier soir, le chef de l'État a évoqué la situation en Tunisie. La Tunisie qui enregistre le plus fort taux de contamination au coronavirus de la région. Aujourd'hui, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a ajouté que la Tunisie figurerait désormais sur la liste rouge de la France. Cela veut dire que les personnes non vaccinées ne pourront pas se rendre en Tunisie ou en revenir sauf motif impérieux. Le gouvernement qui a également annoncé de la « souplesse » dans l'application du pass sanitaire : ainsi ce soir le ministre de la Santé Olivier Veran a annoncé que les jeunes âgés de 12 à 17 ans ne seraient pas concernés par le pass sanitaire avant le 30 août.

CP : Car l'extension du pass sanitaire est l'une des grandes annonces faites hier par Emmanuel Macron.

RA : Oui, le pass sanitaire sera notamment obligatoire dans les bars et les restaurants à partir du début du mois d'août. Pour rappel, le pass sanitaire, c'est un certificat de vaccination ou la preuve d'un test négatif. Comment les professionnels de la restauration réagissent-ils à cette annonce ? Écoutez plutôt ce reportage d'Alexis Bédu à Paris.

Le café est amer ce matin au bar restaurant de Nadia. La patronne est rassurée de ne pas avoir à refermer son affaire. Mais l’idée de contrôler le pass sanitaire des clients, ça ne lui plait pas du tout : « Je me vois mal dire aux gens "vous ne rentrez pas parce que vous n’êtes pas vaccinés". Vous trouvez ça normal ? Tu ne peux pas demander aux gens "toi, tu n’es pas vacciné, tu restes dehors, lui est vacciné, il rentre’" C’est une sorte de discrimination. Je suis désolée, à chaque fois, ça nous tombe sur la tête. Ce n’est pas à nous de faire ça. C’est niet de chez niet. Pas d’accord du tout. » Autre ambiance dans la brasserie voisine. Grégoire prépare les petits déjeuners. Et il pense déjà au mois d’aout : « Les gens, ça ne va pas les surprendre parce que ça sera le cas partout. On va essayer de le faire d’une façon qui soit indolore parce que c’est quand même assez délicat. Ça ne fait pas vraiment partie des échanges que l’on a avec nos clients. Donc, je pense qu’il va falloir aussi s’adapter pour ne pas que ce soit agressif et que le plaisir et la convivialité du restaurant puisse perdurer. » D’autant que depuis mai, la reprise est excellente : « Ça catonne. On est plein le midi et le soir. On retrouve tout le monde. Les gens que l’on voyait toutes les deux semaines, viennent deux, trois fois par semaine. C’est un vrai bonheur de retrouver tout le monde. » Grégoire et son associé sont déjà vaccinés. Et ils s’en réjouissent. Car les employés des restaurants et cafés devront avoir un pass sanitaire à jour dès l’entrée en vigueur de cette extension.

RA : Reportage Alexis Bédu à Paris.

CP : Une autre grande mesure annoncée lors de l'allocution d'Emmanuel Macron, hier soir, c'est la vaccination obligatoire pour les personnels de santé.

RA : Ce sera effectif à partir de 15 septembre, faute de quoi les employés concernés s'exposent à des sanctions. Une mesure qui n'est pas à l'ordre du jour en Allemagne. La chancelière Angela Merkel l'a dit ce mardi lors d'une conférence de presse, je vous propose de l'écouter.

« Nous n’avons pas l’intention d’appliquer des mesures similaires à celles prises en France. Nous avons toujours dit qu’il n’y aurait pas d’obligation. Nous sommes encore au début de la campagne pour promouvoir la vaccination. Nous avons plus de doses que de personnes souhaitant être traitées. Nous allons poursuivre nos efforts. Je pense que beaucoup vont encore franchir le pas. Je ne pense pas qu'on puisse gagner la confiance en changeant ce que nous avons dit, c'est-à-dire pas de vaccination obligatoire. Mais je pense que nous pouvons gagner la confiance en faisant de la publicité pour la vaccination et aussi en laissant autant de personnes que possible dans la population (...)devenir des ambassadeurs du vaccin à partir de leur propre expérience. Le potentiel est important et nous voulons l’exploiter. »

RA : Angela Merkel, la chancelière allemande ce mardi lors d'une conférence de presse à l'institut de veille sanitaire Robert Koch, à Berlin.

CP : Et puis le drame du Covid-19 en Irak.

RA : Un incendie s'est déclenché dans l'unité Covid d'un hôpital de Nassirya, dans le sud du pays. C'était hier soir et les réactions aujourd'hui sont très nombreuses : le Pape François se dit « profondément attristé », et l'Iran, le voisin de l'Irak, propose son aide humanitaire et médicale. Car le bilan est très lourd : plus de 60 morts. Et ce drame rappelle un autre incendie qui s'était produit dans un hôpital dédié au Covid à Bagdad, la capitale, et avait fait plus de 80 morts. À chaque fois, c'est la vétusté des installations qui est en cause, leur caractère très ancien et donc plus fonctionnel. La population a crié sa colère après le drame d'hier soir, manifestant par centaines devant l'hôpital de Nassiriya. Un hôpital qui aujourd'hui se trouve pratiquement à l'arrêt. Écoutez les précisions d’Amer al-Khafaji, le directeur de la branche du Croissant rouge irakien à Nassiriyah.

« Le personnel soignant a été réparti dans les autres hôpitaux de la ville. L'hôpital al-Hussein a pratiquement cessé de fonctionner car des manifestants ont fait irruption dans l'hôpital et ont cassé le matériel. Ils étaient furieux. Les patients atteints du coronavirus ont été déplacés dans le bâtiment principal de l'hôpital al-Hussein. Les patients souffrant d'autres pathologies, eux, ont été transférés vers un autre hôpital, l'hôpital al-Turkye à Nassiriya. Et sous les décombres de la partie de l'hôpital qui a brûlé, il pourrait y avoir encore d'autres dépouilles de personnes qui auraient brûlé. Il y a des ailes de l'hôpital, notamment le service qui accueillait les malades à l'isolement, qui n'ont pas été du tout inspectées. Personne n'y est entré et personne n'y a encore recherché d'éventuelles victimes supplémentaires. »

RA : Amer al-Khafaji, le directeur de la branche du Croissant rouge irakien à Nassiriyah, au téléphone de Guilhem Delteil.

CP : En Afrique du Sud, le bilan des violences s'est encore alourdi.

RA : Il est désormais de 72 morts depuis vendredi, depuis l'incarcération de Jacob Zuma. Ces violences ont débuté dans la région de l'ancien président sud-africain et se sont étendues à l'agglomération de Johannesburg. Il s'agit principalement de bousculades lors de pillages. L'actuel président Ramaphosa évoque des violences inédites depuis l'arrivée de la démocratie après la période de l'apartheid en Afrique du Sud.

CP : Et puis, cette question au Venezuela : les négociations entre le gouvernement et l'opposition seront-elles relancées cette année ?

RA : C'est ce qu'a laissé entendre Nicolas Maduro lors d'une réunion avec des parlementaires hier. Depuis plusieurs mois déjà, le président vénézuélien se dit ouvert à ce dialogue qui se tiendrait au Mexique, sous l'égide de la Norvège. Mais Nicolas Maduro pose plusieurs conditions et, en parallèle, il maintient la pression sur l'opposition, qui a boycotté les derniers scrutins. Explications Marie Normand.

Après plusieurs scrutins boycottés, le président vénézuélien veut s'assurer une présence de l'opposition aux élections régionales de novembre et la reconnaissance des résultats par la communauté internationale. Mais Nicolas Maduro pose aussi d'importantes conditions à ces négociations. Il exige d'abord que tous les participants reconnaissent les institutions actuellement dominées par le parti au pouvoir et qu'ils abandonnent tout supposé projet d'assassinat ou de coup d'État à son encontre. Le président vénézuélien pose surtout un préalable au dialogue : la levée de toutes les sanctions européennes et surtout américaines, qui ont aggravé la crise économique que connait le Venezuela. C'est le premier objectif de ces négociations. Au même moment, il intensifie la pression sur l'opposition. Lundi, les forces spéciales ont brièvement fait irruption au domicile de son chef Juan Guaido. Tandis qu'un autre opposant, l'ancien député Freddy Guevara, était placé en détention, accusé de terrorisme et de trahison. Freddy Guevara faisait pourtant partie des figures politiques rencontrées, la semaine dernière, par une mission exploratoire de l'Union européenne, en vue de l'envoi d'observateurs aux élections du 21 novembre.

RA : Marie Normand.

CP : En sport, les cyclistes du Tour de France à l'assaut des Pyrénées.

RA : C'était la 16e étape aujourd'hui entre le Pas de la Case et Saint-Gaudens dans le sud-ouest de la France. Victoire de l'Autrichien Patrick Konrad. Pas de changement en tête du classement général, le Slovène Tadej Pogacar conserve sans problème son maillot jaune. Demain, la 17e étape avec une arrivée annoncée spectaculaire au sommet du col du Portet.

Fin du Journal en français facile.

Article publié le 13/07/2021

RFI - Radio France Internationale