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Infos en français facile : Édition du 11/11/2021 20h00

Transcription

Clementine Pawlotsky : Merci d'ecouter rfi, il est 21H00 à paris. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre journal en français facile, présenté ce soir avec Fanny Bleichner, bonsoir

Fanny Bleichner : Bonsoir

CP: À la une, le décès de Frederik de Klerk. Le prix Nobel de la paix et dernier président blanc d'Afrique du Sud est mort à l'age de 85 ans. Sa fondation publie une vidéo dans laquelle il s'excuse pour les crimes commis pendant l'apartheid.

FB : Au Pakistan, une rencontre consacrée à l'afghanistan.  Les diplomates russes et chinois appellent la communauté internationale à relancer son soutien financier au pays.

CP : La COP26 est bientôt terminée. La conférence de l'ONU sur le climat doit se refermer demain de nombreux observateurs estiment que l'union européenne a été invisible pendant ces deux semaines. Nous entendrons la directrice de la fondation européenne pour le climat, Laurence Tubiana.

FB : Et puis, la France qui rend hommage à Hubert Germain dernier combattant de la Deuxième Guerre mondiale. Une cérémonie solennelle s'est tenue en présence du président Emmanuel Macron.

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FB : Le dernier président blanc d'Afrique du Sud est mort.

CP : Frederik de Klerk s'est éteint à l'age de 85 ans, des suites d'un cancer. Il fut un personnage politique controversé, il a défendu l'apartheid, pendant une grande partie de sa carrière, puis, il a changé de vision et a mis fin à ce régime raciste de l'apartheid. C'est lui qui a fait libérer Nelson Mandela. Les deux hommes ont d'ailleurs reçu le prix Nobel de la paix. Mais pour Marianne Séverin, enseignant chercheur à sciences po bordeaux, spécialiste de l'histoire politique de l'Afrique du Sud. Frederik de Klerk et Nelson Mandela sont, malgré tout, restés en conflit. Écoutez son analyse.

[Transcription manquante]

FB : Et quelques heures après la mort de Frederik de Klerk, sa fondation a publié une vidéo dans laquelle il s'excuse pour les crimes commis sous l'apartheid.

CP : Une vidéo de 7 minutes, présentée comme les derniers mots de l'ancien président. On y voit Frédéric de Klerk âgé, amaigri, la voix cassée, mais toujours élégant. Dans cette vidéo, il reconnait avoir défendu l'apartheid. Et voici ce qu'il dit : « Je m'excuse sans réserve pour la douleur, la souffrance, l'indignité et les dommages que l'apartheid a causés aux Noirs, aux métis et aux Indiens en Afrique du Sud ». Cette mise au point posthume, c'est-à-dire après sa mort, intervient alors qu'il lui était justement reproché de minimiser les crimes du régime d'apartheid.

FB : le nouvel émissaire américain pour l'Afghanistan a rencontré aujourd'hui un responsable du gouvernement taliban.

CP : Thomas West est en déplacement au Pakistan, où il a effectivement rencontré le ministre taliban des Affaires étrangères, Amir khan Muttaqi. Plusieurs diplomates russes et chinois étaient également présents. Leur message est clair : pour eux, la communauté internationale doit absolument relancer son soutien financier et l'aide humanitaire à l'Afghanistan. Cléa Brodheurst.

Depuis que les talibans ont pris le pouvoir en août et que leur gouvernement n’a toujours pas été reconnu par la communauté internationale, la situation humanitaire n’a cessé de se dégrader, comme l’ont averti de nombreuses ONG sur place.
Elles sont catégoriques : le pays fait aujourd’hui face à la pire crise humanitaire de la planète. Quatre-vingt-quinze pour cent de la population n'a pas assez de nourriture et 23 millions de personnes pourraient souffrir d'une famine généralisée avec l’hiver qui approche. 
Les pays occidentaux ont gelé les fonds monétaires destinés au pays, car ils ne veulent pas être perçus comme soutenant un régime qui interdit l'éducation des filles et qui est favorable à la réintroduction de l'ensemble des châtiments de la charia. L'économie, déjà précaire, s'écroule et le pays est au bord de l’effondrement. Si la situation empire, la capacité du nouveau régime taliban à gouverner sera "sévèrement limitée". 
Le ministre pakistanais des Affaires étrangères a souligné que les mesures bénéficieront également aux pays occidentaux : « Si vous pensez que vous êtes loin, que l'Europe est en sécurité et que ces zones ne seront pas affectées par le terrorisme, n'oubliez pas l'histoire » a-t-il déclaré en amont des discussions.

FB : Diplomatie encore. Le président russe appelle l'Europe à renouer le dialogue avec la Biélorussie.

CP :  Cet appel intervient alors que les européens accusent, le régime du président biélorusse Alexandre Loukachenko, d'avoir orchestré la crise migratoire à la frontière entre son pays et la Pologne. Le sujet sera d'ailleurs au menu d'une réunion d'urgence du conseil de sécurité de l'onu, ce jeudi.

FB : A Glasgow, en Écosse, la COP26 touche à sa fin.

CP : la conférence de l'ONU sur le climat se termine demain. La capacité des États à s'entendre sur un texte commun reste, pour l'instant, incertaine et dans ces négociations, l'Europe se fait remarquer, mais pas vraiment dans le bon sens. L'Union européenne est comme invisible depuis 15 jours. De nombreux observateurs estiment que l'UE a manqué une opportunité, malgré sa crédibilité. Je vous propose d'écouter ce qu'en dit Laurence Tubiana, la directrice de la fondation européenne pour le climat.

L'Europe, du moins pour le moment, ne montre pas la voie. Et c'est regrettable tout le monde l'a remarqué : l'union européenne a été invisible durant cette COP, et c'est vraiment une occasion manquée, d'autant plus que le green deal européen est une base solide.
Une diplomatie  du green deal serait un véritable atout pour l'UE et la construction de partenariats autour de ça aurait dû être bien plus organisé et visible. L'union est restée sur la défensive sur les sujets de l'adaptation au dérèglement climatique, sur les questions financières, de pertes et dommages, c'est très surprenant étant donné la grande crédibilité dont elle jouit : c'est toujours le premier pourvoyeur de financements.
Il faut donc que cela évolue durant les prochaines 24 heures. L'union européenne doit s'affirmer pour s'assurer que l'on obtienne un résultat crédible et ambitieux  et surtout que l'on parvienne à des règles mondiales solides. 

CP : Laurence Tubiana, la directrice de la fondation européenne pour le climat, jointe par Simon Rozé.

FB : La France a commémoré aujourd'hui la fin de la Première Guerre mondiale et inhumé le dernier combattant de la Deuxième Guerre mondiale.

CP : La France commémorait en effet l'armistice qui marque la fin de la 1ʳᵉ guerre mondiale en 1918. Le pays a également rendu hommage à Hubert Germain, dernier combattant français de la 2de guerre mondiale. Hubert Germain est mort, il y a un mois, à l'age de 101 ans, son cercueil est entré aujourd'hui dans la crypte du mémorial de la France combattante, au Mont-Valérien, en région parisienne. Un lieu symbolique puisque c'est là que de nombreux résistants ont été exécutés pendant la 2de guerre mondiale. Retour sur le parcours d'Hubert Germain, avec Laurence Théault.

Coiffé d'un béret vert, Hubert Germain fixe l'objectif d'un regard franc et un rien espiègle, de longues mains qui se déploient comme des ailes laissent deviner un grand gabarit, 1 mètre 90, voilà pour la dernière image, il a 101 ans.
Comme sur le bâton de bois sur lequel il appuyait sa longue carcasse, le dernier des compagnons de la libération était inflexible.
Né en 1920, Fils d'un officier général issu des troupes coloniales, Hubert Germain est décrit comme un jeune homme indiscipliné, en révolte permanente.
Une anecdote résume son caractère , en juin 1940, alors qu’il passe le concours de l’Ecole navale, les troupes allemandes entrent dans Paris. Il se fend alors d’une copie blanche pour s'assure de ne pas  servir dans une armée à la botte des troupes d’occupation. À seulement 20 ans, il embarque à la fin du mois de juin 1940 à bord d'un cargo britannique pour rejoindre le général de Gaulle. Pendant la seconde  Guerre mondiale, Hubert Germain combat en Syrie, en Libye où il participe à la bataille de Bir-Hakeim, en Égypte, en Italie, en Provence, dans les Vosges et en Alsace.
Après-guerre, il embrasse une carrière politique bien remplie. D’abord maire puis député gaulliste ,Hubert Germain entre même au gouvernement sous le président Georges Pompidou

Article publié le 11/11/2021

RFI - Radio France Internationale