Cliquez sur le logo pour apprendre le français

[Télécharger le journal]

Infos en français facile : Édition du 11/02/2021 20h00

Transcription

Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Romain, bonsoir à toutes et à tous.

RA : À la une ce soir : la troisième journée du procès de Donald Trump aux États-Unis. Et le Président actuel Joe Biden qui fait pression sur les sénateurs républicains pour qu'ils votent en faveur d'une destitution de l'ancien locataire de la Maison-Blanche.

ZK : La BBC coupée en Chine. Les contenus de la chaîne internationale britannique vont à l'encontre des lois en vigueur en Chine, estime Pékin.

RA : Et puis au Brésil, une initiative pour accélérer la vaccination contre le Covid-19. Le mouvement « Unis pour le vaccin » a été lancé par plusieurs centaines d'entreprises et d'ONG.

------

ZK : Joe Biden s'est exprimé publiquement sur le procès de Donald Trump.

RA : C'est la première fois qu'un ancien président est jugé une deuxième fois en destitution, la première fois c'était fin 2019 début 2020. Il est jugé pour les faits du 6 janvier dernier quand ses partisans ont mené un assaut sur le Capitole. Donald Trump accusé non seulement d'avoir incité à envahir le Capitole, mais aussi d'avoir attisé la hargne de ses partisans plusieurs mois auparavant, c'est-à-dire d'avoir fait monter la violence qui a conduit à l'assaut meurtrier. « Je pense que certains ont peut-être changé d'avis » a dit l'actuel Président Joe Biden devant la presse. Message envoyé aux sénateurs républicains qui devront se prononcer sur la destitution de Donald Trump. Pour que l'ancien président soit condamné, l'ensemble des voix démocrates est nécessaire, ainsi que les voix de 17 sénateurs républicains. Retour sur la journée d'hier. Où des vidéos inédites de l'assaut du Capitole ont été présentées. L'accusation a tapé fort. Et en premier lieu grâce au travail de l'élu démocrate Jamie Raskin. Son portrait avec Marie Normand.

Jamie Raskin se dit encore particulièrement choqué par l'invasion du Capitole. La veille, ce représentant du 8e district du Maryland enterre son fils de 25 ans, qui s'est donné la mort quelques jours plus tôt. Pour changer les idées de sa famille endeuillée, ce natif de Washington fait visiter le jour suivant le Congrès à sa fille et à son gendre. C'est donc avec eux, mais dans deux pièces séparées, que Jamie Raskin se retrouve bloqué à attendre les secours, lorsque les partisans de Donald Trump envahissent les lieux. Aujourd'hui sa fille ne veut plus remettre les pieds au Capitole, a-t-il expliqué dans un sanglot le jour de l'ouverture du procès. L'émotion est au cœur de la stratégie de cet avocat diplômé de Harvard, chargé à 58 ans de mener l'accusation contre Donald Trump. La mission d'une vie pour celui qui a enseigné le droit constitutionnel pendant plus de 20 ans avant de se lancer en politique. Elu depuis 2006, d'abord au Sénat du Maryland, puis au Congrès américain, Jamie Raskin est apprécié des deux camps, loué pour sa rigueur et sa détermination. C'est seulement quelques heures après avoir été exfiltré du Capitole le 6 janvier, qu'il a rédigé l'acte d'accusation contre l'ancien président.

ZK : Le Royaume-Uni dénonce une atteinte inacceptable à la liberté de la presse : la BBC a été interdite en Chine.

RA : Décision de l'autorité de régulation de l'audiovisuel chinois à l'encontre de la chaine internationale britannique. Motif invoqué : les contenus vont à l'encontre des lois en vigueur en Chine. Explications à Pékin de Stéphane Lagarde.

Voilà de quoi gâcher le nouvel an lunaire de l’équipe de la BBC en Chine, même si en réalité cette décision n’a rien d’une surprise. Le régulateur chinois a attendu l’entrée dans l’année du bœuf pour publier sa décision. Trois lignes sur le site de l’administration nationale de la radio et télévision condamnant la chaine britannique pour diffusion de « fausses nouvelles » sur le Xinjiang ou la gestion de l’épidémie de Covid-19. Visiblement, les médias d’état n’étaient pas en train de déguster les raviolis de minuit, comme le veut la tradition pour la nouvelle lune, ou alors c’est qu’ils avaient prévu le coup. Batterie de publications au même moment sur les réseaux sociaux à commencer par un long édito de CGTN condamnant je cite « des reportages idéologiques, biaisés et une frénésie de mensonge sur la politique de la Chine dans la région autonome ouighour. » Après les excuses réclamées la semaine dernière par le ministère chinois des Affaires étrangères, le quotidien nationaliste Global Times menace ce soir d’aller plus loin si la chaine « ne se corrige pas » et évoque une possible expulsion de correspondants. Stéphane Lagarde, Pékin, RFI.

RA : Réaction de la BBC ce soir qui dit « regretter cette décision ».

ZK : La pandémie de coronavirus. Et tout d'abord le groupe AstraZeneca qui décroche le jackpot.

RA : C'est une expression pour dire que les recettes ont été très importantes. Et en l'occurrence AstraZeneca, qui a mis au point l'un des vaccins contre le Covid-19, a publié aujourd'hui un bénéficie qui a plus que doublé en 2020. Les compagnes de vaccinations sont en cours partout dans le monde, pour tenter de stopper la pandémie. Mais souvent cela ne va pas assez vite. Illustration au Brésil où 4 millions de personnes ont été vaccinées, mais cela ne représente que 2% de la population. Alors plusieurs centaines d'entreprises et d'ONG ont lancé le mouvement « Unis pour le vaccin » afin de vacciner et protéger la population le plus vite possible. C'est un reportage à Sao Paulo de Martin Bernard.

Ce mouvement veut apporter une aide pour que la campagne de vaccination se déroule le mieux possible, notamment en termes de logistique dans un pays aux dimensions continentales. Il s’agit aussi de permettre au personnel soignant de travailler dans de bonnes conditions et de repérer les carences dans les quartiers défavorisés et les régions isolées. Renato Meirelles, président de l’institut Locomotiva, souligne l’importance du mouvement « Unis pour le vaccin » : « Durant la première phase de la pandémie, le Brésil a échappé au chaos social grâce à l’union entre les chefs d’entreprise et les ONG, comme la Centrale Unie des Favelas (la Cufa), par exemple. Maintenant avec la deuxième vague, il est clair que l’on ne pourra s’en sortir que grâce à une vaste campagne de vaccination, et encore une fois les entreprises rejoignent les ONG, qui sont celles qui savent ce qui se passe dans les quartiers défavorisés. » La vaccination a commencé relativement tard au Brésil, et il y a encore peu de doses disponibles. Le collectif « Unis pour le vaccin » veut accélérer le programme de vaccination et le boucler d'ici le mois de septembre. Un objectif ambitieux. Martin Bernard, Sao Paulo, RFI.

RA : Également concernant le coronavirus et les moyens de s'en protéger : le gouvernement français adopte les tests salivaires à l'école. Le feu vert a été donné par la Haute autorité de santé.

ZK : En football une mauvaise nouvelle pour le Paris Saint-Germain.

RA : Le Brésilien Neymar ne pourra pas disputer les 1/8e de finale aller de la Ligue des Champions face au FC Barcelone. La star du PSG s'est blessée hier à la cuisse et les examens médicaux indiquent qu'il devrait être absent « environ quatre semaines ».

ZK : Enfin on termine ce Journal en français facile avec l'histoire des gros mots.

RA : C'est le titre d'une série assez originale produite et diffusée par Netflix la plateforme sur internet. Série animée par l'acteur américain Nicolas Cage. Il revient, aux côtés d'historiens et de spécialistes en étymologie, sur la construction des gros mots et leurs évolutions dans la langue anglaise. Elisabeth Lequeret

Saviez-vous que le mot « bitch » (« salope ») vient de « bicce », un ancien mot anglais pour désigner une chienne ? Ou que FUCK (« putain ») était au 16e siècle un nom de famille et qu’il n’avait rien d’insultant ? C’est ce que vous apprendrez, entre mille autres choses en regardant cette minisérie aussi drôle qu’instructive, animée par Nicolas Cage. « Fuck », « Shit », « Bitch », « Dick », « Pussy » et « Damn », chaque épisode s’attache à un mot, pour nous raconter son histoire. On apprendra ainsi... Que la résistance physique augmente de 5% quand on jure (c’est un scientifique qui nous l’assure). Ou que l’acteur le plus grossier de tous les temps est Jonah Hill, talonné par Samuel L Jackson. Que Dick (diminutif de Richard mais mot d’argot traduisible par connard) a connu son heure de gloire pendant le mandat du président Nixon, surnommé Tricky Dick , Richard le filou. Parfois les jurons tombent dans l’oubli. Parfois ceux-là même qu’ils étaient censés insulter se les rapproprient et ils inspirent les artistes, cinéastes ou musiciens. Car si cochons soient-ils, il arrive que les gros mots deviennent de l'art.

RA : Et c'est la rappeuse américaine Lizzo que l'on entend, dans son titre « Truth hurts », traduisez « la vérité fait mal »

Article publié le 11/02/2021

RFI - Radio France Internationale