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Infos en français facile : Édition du 10/11/2021 20h00

Transcription

Clémentine Pawlotsky: Merci d'écouter RFI, il est 21H00 à paris. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre journal en français facile, présenté ce soir avec Fanny Bleichner, bonsoir fanny !

Fanny Bleichner: Bonsoir.

CP: La Biélorussie de plus en plus sous pression, en réponse à la crise migratoire provoquée par le pays, à la frontière avec la Pologne. L'union européenne va durcir ses sanctions contre Minsk. La Russie, de son côté, affiche son soutien au régime du président biélorusse, Alexandre Loukachenko.

FB: L'inde organisait aujourd'hui un sommet sur la sécurité en Afghanistan, mais ni le Pakistan ni la chine n'ont répondu présents.

CP: La lanceuse d'alerte de Facebook était aujourd'hui à paris. Francess Haougen a été longuement auditionnée à l'assemblée nationale française. Elle a une nouvelle fois dénoncé les dangers du réseau social.

FB: Et puis, toujours en France, le projet de construction de nouveaux réacteurs nucléaires divise. Il a été annoncé hier par Emmanuel Macron. Le chef de l'État devrait donner plus de détails dans les prochaines semaines.

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FB: La pression s'accentue contre la Biélorussie.

CP: L'union européenne va étendre la semaine prochaine ses sanctions contre Minsk. Les autorités biélorusses sont accusées d'orchestrer la crise migratoire à la frontière avec la Pologne, pour rappel, des milliers de migrants sont toujours bloqués dans la zone. La Pologne a déployé son armée pour les empêcher de pénétrer sur son territoire, ces candidats à l'exil sont principalement originaires du Moyen-Orient, ils sont installés dans des campements de fortune. Les températures sont glaciales, la situation humanitaire devient très inquiétante. La chancelière allemande sortante, Angela Merkel, a demandé au président russe, Vladimir poutine d'intervenir, mais pour l'instant, la Russie affiche son soutien à la Biélorussie, à Moscou, jean Didier Revoin.

Le ministre russe des Affaires étrangères a clairement pris fait et cause pour Minsk dans le différend qui l’oppose à l’Union européenne. Sergueï Lavrov a reproché à la Pologne, à la Lituanie et à la Lettonie, trois pays qui voient affluer sur leur territoire des migrants venus du Moyen-Orient via la Biélorussie, de ne pas parler directement avec les autorités biélorusses. Un point de vue partagé par Vladimir Poutine qui a précisé à Angela Merkel lors d’un entretien téléphonique, que la crise devait être résolue par des contacts directs entre Bruxelles et Minsk. Quant au porte-parole du Kremlin, il a répondu aux attaques. Dmitri Peskov a qualifié d’irresponsables et d’inacceptables les propos du Premier ministre polonais qualifiant Moscou de cerveau de cette crise. Il a renchéri en soulignant que la réticence des Européens à manifester leur attachement à leurs valeurs européennes ouvrait la voie à une crise humanitaire. Des propos forts, dont on se demande s’ils n’ont pas pour but de contraindre l’UE à reprendre langue avec Minsk alors que Bruxelles n’a pas reconnu la réélection contestée d’Alexandre Loukachenko en août 2020. Jean-Didier Revoin, Moscou, RFI

CP: Et cette crise migratoire, elle sera également au menu d'une réunion d'urgence du conseil de sécurité de l'ONU, demain après midi, une discussion à huis clos, demandée par l'Estonie, la France et l'Irlande.

FB: En Afghanistan, le gouvernement taliban annonce l'arrestation de 600 membres ou sympathisants présumés de l'État islamique, ces derniers mois.

CP: les talibans affirment que la branche afghane de l'organisation terroriste, est "plus ou moins sous contrôle". Le gouvernement assure qu'il poursuit sa traque, depuis le retour au pouvoir des talibans, l'État islamique a revendiqué plusieurs attentats meurtriers dans le pays.

FB: Et puisqu'on parle de l'Afghanistan, l'Inde organisait aujourd'hui une rencontre internationale sur la sécurité dans le pays.

CP: La Russie, l'Iran et 5 pays d'Asie ont participé au sommet, mais le Pakistan et la Chine restent les grands absents. Correspondance en inde, de Côme Bastin.

C’est le troisième rendez-vous de ce type depuis 2018, mais il a une résonance particulière. Depuis la prise de contrôle de Kaboul par les talibans, en août, l’Inde est très inquiète. New Delhi avait soutenu le gouvernement d’Hamid Karzaï pour faire de l'Afghanistan un pays allié et un contrepoids face au Pakistan et se retrouve aujourd’hui démunie face à la nouvelle donne dans la région.
C’est donc le très stratégique conseiller spécial à la sécurité Ajit Doval qui recevait ce mercredi 8 acteurs régionaux. De hauts responsables géopolitiques de la Russie, de l’Iran, ainsi que des pays d’Asie centrale comme Kazakhstan et l'Ouzbékistan. À l’issue de la rencontre, les participants ont affirmé leur soutien à un Afghanistan stable et leurs préoccupations pour les minorités et les femmes. Mais derrière ces déclarations, de grands absents lors de cette réunion. Le Pakistan a décliné l’invitation Indienne qualifiant la réunion de néfaste, la Chine plus poliment en invoquant des problèmes de calendrier. 
En réalité, ce sommet révèle l’ampleur des dissensions dans la région. La Chine et le Pakistan arguent eux pour un dialogue avec les Talibans. Les deux pays vont de leur côté rencontrer demain à Islamabad le nouveau ministre des Affaires étrangères, aux côtés des États-Unis et de la Chine.

FB: La vice-présidente américaine, Kamala Harris, est à paris.

CP: Elle a été reçue par le président français Emmanuel Macron. Cette rencontre intervient 2 mois après la crise des sous-marins, qui a opposé la France aux États-Unis à l'issue de leur entretien, les deux responsables politiques ont insisté sur la coopération "cruciale" entre paris et Washington. Kamala Harris restera en France pendant 5 jours au total. Elle assistera notamment aux cérémonies du 11 novembre, au forum de paris pour la paix, ainsi qu'à une conférence sur la Libye, prévue vendredi.

FB: Pendant ce temps, la lanceuse d'alerte de Facebook poursuit sa tournée européenne.

CP: Après le royaume uni, le Portugal et la Belgique, c'est en France que Frances Haouguen a posé ses bagages. Elle est à paris pour dénoncer les pratiques du réseau social, pour lequel elle a travaillé pendant deux ans. La lanceuse d'alerte a donc été longuement auditionnée à l'assemblée nationale, le récit d'Anieshka Koumor.

Frances Haugen poursuit sa croisade. Depuis plus d'un mois la lanceuse d'alerte arpente les forums pour dénoncer les dangers de Facebook.
Devant les députés français, elle a plaidé pour des réseaux sociaux à l'échelle humaine, débarassés des mécanismes qui alimentent la désinformation et la propagation de contenus haineux, et représentent un danger pour la démocratie. 
"Si votre famille et vos amis constituent une plus grande partie de ce que vous voyez, vous avez moins de discours haineux, moins de polarisation, de nudité ou de violence", a insisté Frances Haugen, qui a pris pour cibles les grandes plateformes : "Il faut obliger ces entreprises à rendre des comptes, il faut de nouvelles règles pour leurs modèles économiques".
Frances Haugen a salué à plusieurs reprises la volonté des européens de réguler le secteur. Le Digital Services Act et le Digital Market Act pourraient devenir une référence.
Autre question sensible, celle des enfants et de leur addiction. Il faut les protéger, a insisté Frances Haugen, qui a incité les parlementaires français à s'occuper par ailleurs des lanceurs d'alerte. Ils l'ont entendu. Une proposition de loi devrait bientôt être examinée dans l'hémicycle.

FB: Toujours en France, le président Emmanuel Macron détaillera dans les prochaines semaines ses intentions sur le nucléaire...

CP: Oui, le dirigeant a fait part hier de sa volonté de relancé la construction de réacteurs nucléaires. « Une première depuis des décennies  », s'est-il félicité, le parc nucléaire français est actuellement vieillissant.il est composé de 56 réacteurs. Je vous propose d'écouter la réaction du candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot, pour lui, ce n'est pas du tout la voie à suivre. Il met en avant l'énorme surcoût du réacteur EPR nouvelle génération de Flammanville.

[Transcription manquante]

CP: Un avis pas du tout partagé par le porte-parole du gouvernement, pour Gabriel Attal, cette relance du nucléaire est absolument nécessaire. Anthony Lattier

[Transcription manquante]

Article publié le 10/11/2021

RFI - Radio France Internationale