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Infos en français facile : Édition du 10/07/2021 20h00

Transcription

Merci d’être avec nous sur Radio France internationale. Il est 20h en temps universel, 22h dans nos studios à Paris.

Raphaël Delvolvé : Bonsoir à tous et bienvenue dans le Journal en français facile de RFI. Je suis en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Raphaël, bonsoir à toutes et à tous.

RD : Les ministres des Finances du G20, c'est-à-dire le groupe des vingt pays les plus riches du monde, se sont mis d'accord aujourd'hui pour la création prochaine d'un impôt sur l'argent gagné par les grandes entreprises mondiales. Cela est présenté comme un grand évènement économique. Nous en parlerons dès le début de ce journal.

ZK : En Espagne, le gouvernement a été modifié ce samedi. Beaucoup de ministres importants ont été remplacés par le Premier ministre. Le socialiste Pedro Sanchez, parfois critiqué, espère aller au bout de son mandat en 2024.

RD : Evènement important aux États-Unis aujourd'hui. Deux statues de personnalités en faveur de l'esclavage ont été retirées. Retirées de la localité de Charlottesville où de graves violences s'étaient produites en 2017.

ZK : Et puis enfin nous parlerons de football, avec la finale de Copa America. Une rencontre classique entre le Brésil et l'Argentine, mais pour laquelle il y a beaucoup d'enjeux. Nous verrons cela avec Cédric de Oliveira à la fin ce journal.

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ZK : Le G20 est donc d'accord pour la création d'un impôt spécial sur les grandes entreprises.

RD : Les grandes sociétés, que l'on appelle parfois les multinationales. Multinationales, car elles ont des entreprises dans plusieurs pays du monde. Les ministres de l'Économie des vingt pays les plus puissants du monde, réunis depuis vendredi à Venise en Italie, se sont ainsi mis d'accord pour que l'argent que ces sociétés gagnent soient taxés à partir de 2023. Un nouvel impôt d'au moins 15%. Cet accord du G20 n'est cependant qu'une étape avant la création définitive de cet impôt. Voyons cela en détails avec notre journaliste, Pauline Gleize.

Les grands argentiers du G20 approuvent les « composantes clefs » de la déclaration publiée par le cadre inclusif de l'Ocde-G20 début juillet. Un projet de réforme qui comporte deux piliers. Le premier consiste à réaffecter une part de l'impôt sur les bénéfices payés par les multinationales aux pays où elles font ces sur-profits et non là où leurs sièges sociaux sont installés. En ligne de mire : les Gafa, mais pas seulement. En fait, toutes les entreprises qui réalisent plus de 20 milliards d'euros de chiffre d'affaires mondial et dont la rentabilité est supérieure à 10%. L'autre pilier instaure, lui, un taux d'impôt effectif minimum. Un taux fixé à au moins 15%. Concrètement, un État pourra taxer les profits étrangers d'une de ses entreprises nationales qui aurait été imposée à un taux inférieur de manière à compenser l'écart. Les ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales souhaitent qu'un plan détaillé pour la mise en œuvre de ces deux piliers soit présenté d'ici à la prochaine réunion en octobre. Ils invitent aussi les membres du cadre inclusif Ocde-G20 qui n'ont pas encore adhéré à l'accord international à le faire.

RD : Les précisions de Pauline Gleize.
Le G20 a aussi parlé de la crise du Coronavirus, en particulier de son variant Delta. Cette nouvelle souche menace la reprise de l'économie mondiale selon le groupe des vingt. La présence du variant Delta augmente dans le monde. En français, on parle de progression. Ce variant plus contagieux, c'est-à-dire qu'il se transmet plus facilement d'un humain à un autre, fait augmenter les cas dans plusieurs pays. En Russie, en Corée du Sud, en France ou encore en Espagne.

ZK : L'Espagne justement, où aujourd'hui le Premier ministre, Pedro Sanchez, a modifié son gouvernement.

RD : Lorsque l'on change un ou plusieurs ministres, on appelle ça un remaniement. Pedro Sanchez a donc remanié son gouvernement ce samedi. Les Espagnols s'y attendaient car le parti socialiste au pouvoir a perdu des élections importantes ces derniers mois. Cependant, le Premier ministre a fait des changements auxquels on ne s'attendait pas forcement. Voyons cela avec notre journaliste à Madrid,François Musseau.

Un changement en profondeur de son équipe gouvernementale. C’est le coup politique inattendu du socialiste Pedro Sanchez, au pouvoir depuis juin 2018. Des poids lourds tombent, comme les ministres du Transport, de la Science, et même sa numéro 2, Carmen Calvo, que beaucoup connaissent comme son bouclier sur tous les dossiers brulants. Globalement, la nouvelle équipe ministérielle est plus jeune de cinq ans, plus féminine encore. Les nouveaux noms sont des personnes peu connues, voire inconnues du grand public. À l’instar du nouveau ministre des Affaires étrangères et ancien ambassadeur à Paris, José Manuel Albares, ou à l’image de deux femmes détenant les portefeuilles de la Science et des Transports. Ces deux dernières proviennent de la politique municipale et c’est aussi le souhait de Pedro Sanchez : inclure des personnalités proches des gens. À ses yeux, c’est la meilleure façon d’affronter la crise catalane, la gestion des fonds européens et la nécessaire récupération économique. Pour le principal parti d’opposition, le parti populaire, le problème de l’Espagne n’est autre que Pedro Sanchez, à qui il demande de convoquer de nouvelles élections. Or le même Pedro Sanchez est persuadé qu’avec ce remaniement, il est désormais armé pour tenir jusqu’à la fin de son mandat, dans deux ans et demi. François Musseau, Madrid, RFI.

RD : Dans l'actualité politique en Europe, ce dimanche, il y a des élections législatives en Bulgarie. Il s'agit des deuxièmes élections de ce type en trois mois dans le pays. Au mois d'avril dernier, Boïko Borisov du parti Gerb avait gagné mais n'avait pas réussi à obtenir suffisamment de soutien pour diriger le gouvernement.

ZK : Allons maintenant aux États-Unis, deux statues ont été enlevées d'une ville de l'État de Virginie.

RD : Deux statues de généraux confédérés, c'est-à-dire favorable à l'esclavage, ont été déboulonnées à Charlottesville. Cela aurait dû être le cas il y a quatre ans, en 2017, mais en raison de violences cela ne se fait qu'aujourd'hui, le 10 juillet 2021. La lutte contre le racisme est un sujet très présent dans l'actualité américaine. Il n'y pas très longtemps, il y a eu le procès du policier responsable de la mort de Georges Floyd. Retrouvons notre correspondante aux États Unis, Loubna Anaki.

Les statues ont été enlevées à 8 heures du matin devant une centaine de personnes venues assister à la scène. Il s’agit des statues du général Lee et du général Jackson, deux généraux des États confédérés, pro-esclavage. Deux statues considérées comme des symboles du passé raciste des États-Unis. En principe, la ville avait décidé de les enlever en 2017 déjà, mais à l’époque des centaines de membres de l’ultra droite s’étaient donnés rendez-vous pour protester. Une manifestation qui avait tourné au drame lorsqu’un militant néonazi a foncé sur un groupe de manifestants antiracistes. Une jeune femme a été tuée et une dizaine d’autres personnes blessées. Donald Trump, qui était président, avait d’ailleurs réagi et s’était attiré de vives critiques parce qu’il a assuré que les manifestants suprémacistes étaient, je cite, « des gens très bien ». Les deux statues déboulonnées vont être placées dans un entrepôt sécurisé. La ville a reçu une dizaine de demandes de musées qui souhaitent les récupérer. Cette opération s’ajoute à une longue liste de symboles considérés comme racistes et enlevés ou modifiés, surtout depuis la mort de Georges Floyd et les manifestations contre le racisme qui ont suivi. L’État du Mississippi, par exemple, a retiré l’emblème confédéré de son drapeau. Loubna Anaki, New York, RFI.

ZK : Nous terminons ce Journal en français facile avec le sport. Et le football avec la finale de la Copa América tout à l'heure à minuit temps universel.

RD : C'est une belle affiche entre deux équipes rivales. Le Brésil et l'Argentine, soit les deux équipes les plus fortes et les plus titrées du continent sud-américain. Chacune des équipes à un grand joueur. Le Brésil a Neymar et l'Argentine, Lionel Messi. Cédric de Oliveira.

Ils sont amis, ils ont même remporté des trophées lorsqu'ils jouaient ensemble au FC Barcelone. Mais sur la pelouse du Maracana, ils ne se feront aucun cadeau. Neymar face à Messi, c'est suffisamment rare sur un terrain pour se priver du spectacle. Les deux immenses joueurs n'ont pourtant jamais remporté de titres majeurs avec leur sélection. Messi a déjà perdu quatre fois en finale d'un grand tournoi et, à 34 ans, il espère bien apporter enfin à l'Argentine un premier trophée depuis 1993. Meilleur buteur et meilleur passeur du tournoi, il est en grande forme, c'est le moment ou jamais. Pour Neymar, souvent blessé lors des grands rendez-vous, il s'agira aussi de prouver sa capacité à faire gagner son pays. Lui qui vit une compétition contrastée veut retrouver l'adhésion des supporters auriverdés qui, en grande majorité, boude la compétition, plus inquiets par la situation sanitaire du Brésil. Certains d’entre eux ont même annoncé qu'ils soutiendraient plutôt l'Argentine en finale pour protester contre la tenue de cette Copa America en pleine pandémie.

RD : Cédrid de Oliveira.
On va donc connaitre la nuit prochaine le nom du champion d’Amérique et, ce dimanche, nous connaitrons le champion d’Europe.

Article publié le 10/07/2021

RFI - Radio France Internationale