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Infos en français facile : Édition du 08/05/2021 20h00

Transcription

Merci d'écouter Radio France internationale. Il est 22h, ici, à Paris.

Raphaël Reynes : Bonsoir à tous. Merci de nous rejoindre pour votre Journal en français facile, en compagnie, ce soir, de Sylvie Berruet. Bonsoir, Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Raphaël, bonsoir à tous.

RR : Des appels au calme venus du monde entier après les affrontements de la nuit dernière à Jérusalem. Plus de 200 blessés. De nouvelles manifestations annoncées pour aujourd'hui font craindre une escalade de la violence.

SB : L'Union européenne et l'Inde relancent leurs négociations commerciales. Un sommet virtuel s'est tenu entre New Delhi et les dirigeants européens réunis à Porto. Nous appellerons Anthony Lattier, au Portugal.

RR : Et puis l'Algérie célébrait aujourd'hui sa première Journée de la mémoire. Hommage non pas aux victimes de la Seconde Guerre mondiale, mais à celles de la répression des manifestants indépendantistes algériens par les autorités françaises, le 8 mai 1945.

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SB : Les appels au calme se sont multipliés dans le monde entier, ce samedi, après une nuit de violences sur l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem.

RR : Plus de 200 Palestiniens ont été blessés par les forces de sécurité israéliennes. Une brusque flambée de violence notamment due à la situation dans un autre quartier de Jérusalem-Est : celui de Sheikh Jarrah. C'est là que des familles palestiniennes risquent d'être expulsées de leurs logement au profit de colons israéliens. Une audience de la Cour suprême israélienne est prévue lundi pour examiner ce que le ministre israélien des Affaires étrangères qualifie de « différend foncier entre parties privées ». Autrement dit, une simple histoire de propriété immobilière. Pour l'Historien Vincent Lemire, les Palestiniens vivent cette affaire comme une seconde expulsion.

(Transcription manquante)

RR : L'historien Vincent Lemire, directeur du Centre de recherche français de Jérusalem était l'invité de RFI, ce samedi, à la mi-journée.

SB : Au moins 40 morts et plusieurs dizaines de blessés en Afghanistan.

RR : C’est le bilan de plusieurs explosions survenues devant une école de Kaboul, dans l'ouest de la capitale afghane, plus précisément. Plusieurs explosions simultanées, il s'agit donc très probablement d'un attentat qui n'a pas été revendiqué pour l'instant. Le président afghan attribue l'attaque aux talibans qui, eux, démentent toute implication.

SB : Journée de protestation et de violences au Tchad.

RR : La coordination citoyenne Wakit Tama appelait à des marches dans tout le pays, pour protester contre les autorités de transition instaurées après la mort d’Idriss Déby Itno. La police tchadienne a dispersé les quelques rassemblements à l'aide de gaz lacrymogènes et à balles réelles. Le bilan provisoire communiqué par le mouvement citoyen fait état de dizaines de blessés, dont trois graves, et d'une cinquantaine d'arrestations.

SB : Ils sont déterminés à mettre en œuvre un socle européen des droits sociaux.

RR : Les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne étaient réunis en sommet informel au Portugal, depuis vendredi soir. Ils ont adopté une déclaration, une proclamation qui contient 14 engagements très généraux sur l'emploi, l'éducation, la formation et la réduction de la pauvreté, mais aucun chiffre. Emmanuel Macron assure pourtant qu'il ne s'agit pas que d'un « chapelet de bonnes intentions ».

SB : Et puis, un sommet virtuel s'est tenu entre l'Union européenne et l'Inde.

RR : Et les deux parties annoncent la reprise des négociations sur un accord commercial. Des négociations qui avaient été interrompues en 2013, Anthony Lattier.

Si l’Inde et l’Union européenne se reparlent, c’est parce qu’y ont intérêt tous les deux. Les Européens comptent sur le géant indien pour faire contrepoids à l’influence de la Chine. New Delhi, de son côté, a besoin de se trouver de nouveaux alliés. « Je suis heureux d’annoncer que nous avons ouvert un nouveau chapitre important dans nos relations, s’enthousiasme le président du Conseil européen Charles Michel. Nous sommes les deux plus grandes démocraties au monde. Et nous avons aujourd’hui fait un pas concret pour accroitre notre partenariat stratégique. » Un pas concret, mais un petit pas malgré tout : « Il ne faut pas s’attendre à la signature d’un accord de libre-échange d’ampleur prochainement », tempère une source diplomatique française. L’Inde et les 27 ont d’ailleurs affichés leurs divergences dans la lutte contre la pandémie de Covid 19. Alors que la situation est catastrophique dans son pays, Narendra Modia a demandé la levée des brevets sur les vaccins alors que les Européens ont été très clairs pendant le sommet : « Ça n’est pas la solution magique pour répondre à la crise », a expliqué Charles Michel. Anthony Lattier, Porto, RFI.

SB : L'Europe commande 1,8 milliard de doses supplémentaires du vaccin Pfizer.

RR : La Commission européenne a approuvé un contrat pour 900 millions de doses et une option sur 900 millions de plus. D'autres contrats et d'autres technologies de vaccins anti-Covid suivront, ajoute la présidente de la Commission européenne.

SB : En France, moins de contaminations, moins de cas positifs, moins de malades hospitalisés et plus de vaccinés.

RR : Les chiffres officiels font état de 176 décès dus au coronavirus, ce samedi. Le nombre de patients hospitalisés en service de soins intensifs a de nouveau baissé. Ils sont 5 005 à être en réanimation.

SB : C'est une première ! L'Algérie commémorait, ce samedi, la Journée nationale de la mémoire.

RR : Cette journée du souvenir décidée il y'a un an par le président Abdel Majid Teiboune, va désormais honorer, tous les ans, les victimes de la répression sanglante lancée le 8 mai 1945 par la France contre des manifestants indépendantistes. Les explications d'Esdras Ndikumana.

Il s'agit d'une commémoration historique. Pour la première fois depuis 1945, l'Algérie honore officiellement les milliers de victimes de cette répression sanglante. Les festivités officielles ont eu lieu dans la ville de Sétif, 300 kilomètres à l'est d'Alger qui a été alors l'épicentre de ces violences. Et 66 ans après les faits, l'Algérie ne lâche rien. Il a encore rappelé son exigence d'une repentance, c'est le mot utilisé, repentance de la France pour les crimes commis durant les 132 ans de colonisation qu'il a subi. Et cela malgré une série d'« actes symboliques » engagés depuis quelques mois par le président français, Emmanuel Macron, afin de tenter de « réconcilier les mémoires » entre les deux pays. Le porte-parole du gouvernement algérien, lui, a concédé aujourd'hui « des acquis certes modestes », mais d'« une grande valeur morale ». Ammar Belhimer cite notamment la récupération des crânes de nationalistes tués au début du colonialisme. Mais il a été on ne peut plus clair : « l'Algérie reste attachée au règlement global du dossier mémorial » qui doit reposer selon lui, sur « la reconnaissance officielle, définitive et globale par la France de ses crimes. La repentance et des indemnisations équitables ». Autre dossier au cœur du contentieux entre les deux capitales, celui essais nucléaires que la France a réalisés dans le Sahara algérien entre 1960 et 1966. Alger exige également la prise en charge des conséquences de ces explosions pour solder définitivement le dossier mémoriel.

SB : L'Écosse fait un pas vers l'indépendance.

RR : Les indépendantistes devraient être majoritaires dans le nouveau Parlement du pays. C'est en tout cas ce qu'affirme la Première ministre, Nicolas Sturgeon, qui est également la chef du parti indépendantiste écossais. Son mouvement n'a pas la majorité absolue, mais pourra s'allier avec les écologistes qui soutiennent, eux-aussi, la tenue d'un référendum sur l'indépendance de l'Écosse, vis-à-vis du Royaume-Uni.

SB : Trois personnes mises en examen, dans l'est de la France, pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste.

RR : Ce sont trois membres d'un groupe néonazi qui projetaient de commettre un attentat contre une loge des francs-maçons. Les détails avec Sylvie Koffi.

« Honneur et nation », c'est le nom de ce groupe d'ultradroite. Depuis février dernier, il est dans le collimateur du Parquet national antiterroriste. Des échanges entre ses membres ont été interceptés. Ils faisaient des recherches sur internet sur l'utilisation d'explosifs. Les enquêteurs soupçonnent trois personnes du groupe, deux hommes de 29 et 56 ans et une femme de 53 ans, d'avoir voulu commettre un attentat contre une loge maçonnique, située en Moselle dans le nord-est de la France. Lors de la perquisition, les policiers ont mis la main sur des écrits qui font peut-être le lien avec une autre affaire, celle de l'enlèvement « rocambolesque » de la petite Mia, retrouvée saine et sauve en avril dernier. Selon une source proche du dossier, certains membres de ce réseau auraient été en contact avec Rémy Daillet, figure du mouvement complotiste français, soupçonné d'avoir participé à l'enlèvement de la fillette. Plusieurs enquêtes antiterroristes liées à la mouvance de l'ultradroite sont en cours actuellement. Un mouvement, qui selon Laurent Nunez, coordonnateur du renseignement, représente entre 1 000 à 1 500 personnes en France.

RR : Sylvie Koffi.

C’est la fin de ce Journal en français facile.

Article publié le 08/05/2021

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