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Infos en français facile : Édition du 07/02/2021 20h00

Transcription

Anne Verdaguer : Il est 21 h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile, pour m'accompagner ce soir, Sylvie Berruet, bonsoir.
 
Sylvie Berruet : Bonsoir Anne, bonsoir à toutes et à tous.
 
AV : À la une ce dimanche 7 février : les élections présidentielles et législatives en Équateur avec de longues file d'attente en raison de condition sanitaires drastiques, reportage dans un instant à Quito.
 
SB : Des dizaines de milliers de manifestants dans les rues de Birmanie, ce sont les plus gros rassemblements depuis la « révolution de safran » de 2007, ils réclament le départ des militaires 7 jours après le coup d'État.
 
AV : Cuba ouvre son économie au privé dans la plupart des secteurs, un pas historique pour les entrepreneurs et les consommateurs cubains.
 
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SB : Des dizaines de milliers de Birmans ont manifesté aujourd'hui à Rangoun et dans tout le pays.
 
AV : Des manifestations contre le coup d'État qui a renversé le gouvernement civil d' Aung San Suu Kyi il y a une semaine jour pour jour. Ce sont les plus importants rassemblements depuis le soulèvement populaire de 2007 au cours duquel des dizaines de personnes avaient été tuées par les militaires. Cette fois ci, la colère est plus forte que la peur. Marie Normand a pu joindre l'un de ces manifestants, un fonctionnaire de 52 ans. Pour lui ces manifestations sont bien différentes de la « révolte safran » de 2007, menée par les moines.

Les manifestations aujourd'hui sont plus ordonnées, plus disciplinées. En 2007, les moines chantaient les slogans et les gens suivaient derrière. Ils ne s'arrêtaient pas longtemps au même endroit, ils défilaient. Aujourd'hui, au contraire, les manifestants s'assoient au milieu des rond points avec leurs pancartes sur lesquelles ils ont marqué: « Liberté pour Aung San Suu Kyi », « Justice pour la Birmanie ». Il y a aussi beaucoup plus de jeunes dans ces manifestations. Ils amènent de l'eau, des masques, de la nourriture pour les autres. Si quelqu'un jette quelque chose par terre, des groupes de jeunes sont là pour les ramasser. Je trouve que c'est une très bonne idée de manifester comme ça, de manière pacifique.

AV : Des propos recueillis par Marie Normand.
 
SB : Les États-Unis ne lèveront pas pour l'instant les sanctions contre l'Iran. C'est ce que déclare le président américain.
 
AV : C'est un gros dossier hérité de son prédécesseur qui avait sorti les États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien et rétabli des sanctions contre Téhéran. Dans une interview à CBS, Joe Biden a déclaré que, si l'Iran respectait à nouveau pleinement ses obligations, les États-Unis reviendraient à leur tour dans l'accord de 2015 mais il n'est pas question de lever les sanctions pour le moment.

SB : Jour de vote en Équateur pour 13 millions d’électeurs appelés à choisir leur président et leur députés.
 
AV : Et il y a de longues files d'attente devant les bureaux de vote en raison des précautions sanitaires. Les autorités redoublent de précautions pour éviter les contaminations. Notre envoyé spécial Raphael Moran a discuté avec des électeurs à la sortie d'un bureau de vote du centre de Quito, la capitale.

« J’ai mis une combinaison sanitaire, deux masques, une visière et j’ai ma bouteille de désinfectant ». Dans ce bureau de vote de Quito, il n’est pas rare de voir des électeurs qui viennent voter en combinaison intégrale comme Lilian, une retraitée. Malgré la pandémie de Covid, et la saturation de beaucoup d’hôpitaux du pays, l’֤Équateur a maintenu les élections présidentielles et législatives. Avec les précautions de rigueur. On demande également aux électeurs de venir le matin pour ceux qui ont un numéro pair de carte de d’identité, et l’après-midi pour les numéros impairs. De longues files se sont formées dès le matin à l’entrée de bureaux de vote, il faut rappeler que le vote est obligatoire en Équateur sous peine d’une amende de 40 dollars. « Nos préoccupations principales sont : l’emploi, la santé, et la délinquance ». Silvia Hurtado sort du bureau de vote. Elle a voté blanc. Aucun des 16 candidats en lice ne l’a convaincu. Selon les derniers sondages, les deux favoris sont l’économiste Andrés Arauz, dauphin de l’ex président de gauche Rafael Correa, et son adversaire, le banquier Guillermo Lasso, qui mise sur un programme néolibérale pour relancer une économie en crise à cause de la baisse des prix du pétrole. Raphael Moran, Quito, RFI.

SB : En Haïti, Les autorités annoncent avoir déjoué  une « tentative de coup d'État ».
 
AV : Le président Jovenel Moïse a même dit avoir échappé à une tentative d'assassinat. Vingt-trois personnes ont été arrêtées au total. Le président Haïtien soutient que son mandat à la tête du pays court jusqu'au 7 février 2022. Mais cette date est dénoncée par une partie de la population haïtienne, qui estime que le mandat de 5 ans de Jovenel Moïse arrive à terme un an plus tôt, c'est-à-dire aujourd'hui.
 
SB : Cuba ouvre son économie à l'activité privée.
 
AV : On est bien loin de la révolution socialiste menée par Fidel Castro, l'île a en effet annoncé que l'activité privée serait désormais autorisée dans la plupart des secteurs.
Une réforme majeure alors que jusqu'à présent seuls une poignée de secteurs avaient légalement accès à l'activité privée. L'objectif du gouvernement cubain : favoriser  l'emploi et la production. Alexis Bédu.

« C'est une étape importante » dixit le ministre de l'économie Alejandro Gil. La liste des 127 activités autorisées au privé n'est plus. Désormais il sera possible de prendre une licence dans un grand nombre de secteur. Actuellement 600 000 cubains travaillent dans le privé. Cela représente 14,5% de la population active. Principalement dans la restauration, les taxis ou encore les locations de chambre aux touristes. Cette ouverture du gouvernement ce n'est pas un changement d'idéologie, elle se fait dans un soucis d'augmentation de la production selon Jérome Leleu spécialiste de l'économie cubaine. […] 124 secteurs devraient toutefois rester réservés à l'État. Des domaines stratégiques comme la presse, la santé et la défense.

SB : La lutte contre le coronavirus à présent, Israël a commencé aujourd'hui à sortir de son troisième confinement.
 
AV : Avec un coup d'accélérateur aussi de sa campagne de vaccination. Du côté des vaccins justement, celui du laboratoire britannique AstraZeneca ne serait pas efficace contre le variant sud-africain, selon une chercheuse d'Oxford mais il pourrait l'être contre les formes graves du Covid.  

Et puis Ebola de retour en République Démocratique du Congo. Le ministère de la santé annonce la résurgence du virus dans l'est après la mort d'une femme mercredi dans la région de Biena dans le nord Kivou. Des analyses ont permis de confirmer qu'elle était décédée des suites d'Ebola. En novembre dernier les autorités avaient annoncé la fin officielle de la 11e épidémie de ce virus.
 
SB : Les ONG de défense des LGBT inquiètes après l’arrestation dans l’ouest de la Russie de deux jeunes hommes.
 
AV : Après deux jours sans nouvelles, ils ont été retrouvés dans un commissariat de Tchétchénie, la république russe du Caucase connue pour sa persécution des homosexuels. Ils avaient pourtant fui la région. L’association qui les soutient dit craindre pour leur vie. Anastasia Becchio

Le vice-ministre de l’Intérieur tchétchène et des policiers ont obligé Salekh Magamadov et Ismaïl Issaev à renoncer à leur avocat. C’est ce qu’indique un nouveau communiqué publié sur le site de l’association LGBT Set’, qui leur a renvoyé dans la foulée un nouveau défenseur. Mais celui-ci n’a toujours pas accès à ses clients et ignore où ils sont détenus et pour quels motifs. Les deux jeunes hommes dont l’un est mineur, ont été interpelés par des policiers dans des conditions troubles dans leur appartement de Nijni Novgorod en milieu de semaine. C’est là qu’ils avaient trouvé refuge en juillet dernier. L’ONG LGBT Set’ les avait évacués de Tchétchénie, où ils avaient subi des pressions, accusés d'être les modérateurs d'une chaîne d'opposition sur Telegram. Selon l’association, ils avaient été contraints, d'enregistrer des excuses filmées où ils disaient « ne pas être des hommes ». Sous la torture, après avoir été jetés dans une cave, ils avaient aussi dû de reconnaître l'existence de Dieu et apprendre par cœur des passages du Coran. Après avoir été interrogés dans un poste de police de Goudermès, ils ont été poussés dans une voiture et emmenés à une centaine de kilomètres de là, sans aucune explication à leur avocat ou au père de l’un d’eux. Pour l’ONG LGBT Set’, les deux hommes sont aujourd’hui en danger de mort.

SB : La rupture d'un glacier dans l'Himalaya fait au moins 7 morts.
 
AV : Oui et au moins 200 disparus. Ce glacier a provoqué une brusque montée des eaux en tombant dans une rivière. La crue a tout détruit sur son passage, engloutissant un complexe hydroélectrique et emportant des routes et des ponts dans cette région au nord de l'Inde.

Article publié le 07/02/2021

RFI - Radio France Internationale