Cliquez sur le logo pour apprendre le français

[Télécharger le journal]

Infos en français facile : Édition du 02/01/2021 20h00

Transcription

Loic Bussières : 21h à Paris, 1h de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile. Journal que je vous présente avec Sébastien Duhamel. Bonsoir Sébastien. 
 
Sébastien Duhamel : Bonsoir Loic, bonsoir à toutes et à tous. 
 
LB : À la Une : la pandémie de Covid-19 avec de nouvelles restrictions, en Thaïlande, en Grèce ou en France tandis que l'Inde, de son côté, s'apprête à lancer sa campagne de vaccination. Elle concerne 1 milliard 300 millions de personnes.
 
SD : Un deuxième tour de la présidentielle au Niger. La CENI l'annonce aujourd’hui en même temps que les résultats du scrutin de dimanche dernier. Il opposera le candidat du PNDS, Mohammed Bazoum à l'ex-président Mahamane Ousmane.
 
LB : Du football également dans cette édition avec l'officialisation du nouvel entrai-neur du PSG, Mauricio Pochettino prend la succession de Thomas Tuchel.
 
-----

SD : En ce début 2021, c'est toujours la pandémie de Covid-19 qui rythme l'actualité.
 
LB : Avec de nouveaux durcissements en Thaïlande où les autorités ferment bars, discothèques, restaurants et salons de massages en réponse à la hausse des con-taminations. En Grèce, le confinement strict est prolongé jusqu'au 10 janvier.
 
SD : Face à ce coronavirus, qui continue, on le voit, de parasiter l'actualité. Il y a l'espoir porté par la vaccination.
 
LB : Dans certains cas, le chantier est colossal, exemple en Inde avec plus d'1 mil-liard 300 millions d'habitants concernés. C'est donc une campagne massive qui pour-rait commencer dès la semaine prochaine dans le pays qui a autorisé hier l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca en urgence et qui organisait aujourd’hui des répétitions gé-nérales dans plusieurs États. Les détails de Côme Bastin.

Rien ne doit être laissé au hasard. À Delhi, à Chennai ou encore à Bangalore : par-tout en Inde, des simulations sont conduites ce samedi. En ligne de mire ? L’une des plus grandes campagnes de vaccination mondiale, qui devra toucher 1,3 milliards d’habitants. Les exercices consistent à faire répéter au personnel soignant les proto-coles de l’administration du vaccin. Il s’agit de s'entraîner à l’injection, sur des volon-taires ou parfois sur des mannequins. Mais aussi au transport du produit, au par-cours des patients ou encore à l’utilisation des logiciels dédiés. L’Inde a autorisé en urgence vendredi le vaccin Covishield d’AstraZenecca, dont le Serum Institute of In-dia affirme avoir produit 50 millions de flacons. 96 000 personnels de santé ont été formés pour l’inoculer et les premières doses pourraient être administrées d’ici quelques jours. La première phase de la campagne va concerner 30 millions de per-sonnes : le personnel soignant ainsi que les agents municipaux. Viendront ensuite les citoyens âgées de plus de 50 ans et finalement, le reste de la population. L’Inde vise 300 millions d’habitants vaccinés d’ici à mi-2021.

LB : On vient de l'entendre, c'est le vaccin développé par le laboratoire Astra Zeneca qui sera utilisé. En Europe, c'est un autre choix qui a été fait et seul le vaccin de l'association Pfizer-BionNtech est autorisée. Avec toutefois un problème de taille : un fournisseur unique implique des tensions en termes de production et de distribu-tion mais de nouveaux vaccins devraient arriver prochainement. Simon Rozé.

Le 21 décembre dernier, l'Agence européenne du médicament autorisait le vaccin développé par Pfizer BioNtech. Près de deux semaines plus tard, c'est toujours le seul disponible sur le vieux continent alors que ceux d'Astra Zeneca et de Moderna ont obtenu des autorisations au Royaume-Uni ou encore aux États-Unis. Celui de moderna, justement devrait bientôt recevoir le feu vert européen, la réunion d'éva-luation de l'agence du médicament aura en effet lieu mercredi prochain. Si une ho-mologation est accordée, les pays de l'UE auront donc accès à deux vaccins diffé-rents. Deux vaccins, mais une seule technologie, les produits de Pfizer et Moderna sont en effet à base d'ARNmessager, on en a beaucoup parlé, leur efficacité est compensée par une grande fragilité qui nécessite des conditions de stockage lourdes. C'est pour cette raison qu'il serait intéressant de disposer d'au moins un troisième vaccin qui utilise une technologie différente, plus classique, plus simple en termes logistiques. Celui développé par Astra Zeneca remplit ces critères mais les résultats de ses essais cliniques ont un peu laissé les instances européennes sur leur faim. Des informations supplémentaires sont requises avant d'envisager une autorisation qui n'arrivera donc pas avant février, dans le meilleur des cas.

SD : À la une également, la présidentielle au Niger où il y aura bien un second tour.

LB : Ce matin la CENI a publié les résultats du premier tour de dimanche dernier, il place Mohammed Bazoum en tête. Le candidat du PNDS, le Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme sera opposé à l'ancien chef de l'État Mahamane Ous-mane le 21 février prochain.
 
SD : À Washington, c'est la conséquence d'un décret signé par Donald Trump en novembre dernier, la bourse de New York a annoncé hier qu'elle allait retirer de la côte trois grosses sociétés chinoises du secteur des télécoms.
 
LB : En l'occurrence China Mobile, China Telecommunications Corp et China Unicom qui se verront d'abord interdite de transactions à New York puis retirées de la côte le 11 janvier prochain. Ces sociétés sont soupçonnées par l'administration américaine de travailler pour le compte du secteur chinois de la défense et d'utiliser pour cela l'argent des américains. Plus généralement, Washington a lancé cette année une offensive contre les entreprises chinoises publiques ou privées présentes sur les marchés de capitaux américains. Les explications d'Olivier Rogez.

L'argent est le nerf de la guerre, qu'elle soit technologique ou économique, et pour Washington, il n'est plus question de permettre aux entreprises chinoises de profiter des capitaux américains pour se développer lorsqu'elles sont contrôlées par l'État chinois et travaillent pour le secteur de la défense. Les trois géants des telecoms que sont China Mobile, China Telecommunications corp et China Unicom sont jus-tement soupçonnés d'être obligé de soutenir le complexe militaro-industriel et les activités de renseignement de Pékin, elles sont donc littéralement chassées de Wall Street où elles pouvaient jusqu'à présent lever des fonds. Certaines de ces sociétés étaient pourtant inscrites de longue date à la cote américaine. 1997 pour China Mo-bile. Les trois entités contrôlées par l'État chinois s'étaient préparé à la mesure et ont renforcé leur présence financière à la bourse de Hong Kong. Une stratégie de repli aussi adoptées par des géants comme Alibaba ou Baidu, car le décret Trump n'est pas la seule mesure visant les entreprises chinoises aux États-Unis. Cet automne, les élus américains ont adopté une loi renforçant les exigences de transparence pour les sociétés étrangères, dans le but d'exclure les entreprises chinoises aux pratiques comptables jugées opaques. Ces vingt dernières années, 200 entreprises chinoises ont eu accès aux marchés financiers américains. Elles y ont levé près de 2 200 mil-liards de dollars.  

SD : En bref, en France la fin de la rave-party illégale qui avait rassemblé quelques 2 500 personnes, en Bretagne.
 
LB : Dans le village de Lieuron, près de Rennes la fête avait été organisée malgré le couvre-feu et les autres restrictions contre le Covid-19. Plus de 1 600 infractions ont été constatées par les forces de l'ordre qui ont par ailleurs placées 5 personnes en garde à vue. Le parquet de Rennes a ouvert une enquête pour, entre autres, organi-sation illicite d'un rassemblement festif, mise en danger de la vie d'autrui et violences volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique.
 
SD : On referme ce journal avec du football et la nomination du nouvel entraineur du PSG.
 
LB : C'est désormais officiel, c'est Mauricio Pochettino qui prend la succession de Thomas Tuchel. L'Argentin s'est engagé jusqu'en juin 2022, avec une année en op-tion. Olivier Pron.

Adepte d'un jeu de mouvement intense et pressant, homme de compromis, proche des joueurs, Mauricio Pocchettino était annoncé depuis quelques mois parmi les pré-tendants à la succession de Thomas Tuchel. Voilà qui est fait. Si l'Argentin n'a pas gagné encore le moindre titre en 10 ans de banc de l'Espagnol Barcelone à Totten-ham en passant par Southampton. Son travail est salué par tous notamment au cours de ses 5 années passées chez les spurs qu'il ancre dans le TOP5 voire 4 de la 1ere league et emmène en finale de la ligue des champions en 2019 avant d'en être remercié 5 mois plus tard après un mauvais début de saison. C'était il y a un peu plus d'an. Depuis son nom a circulé à Benfica, Newcastle, Manchester United mais aussi à Barcelone, Valence, Monaco et au Real Madrid. C'est finalement à Paris qu'il atterrit. Club qu'il connait bien pour y avoir joué 2 saisons et remporté la coupe en 2003 laissant l'image d'un défenseur central apprécié d'un capitaine écouté et res-pecté. Une demi-saison à Bordeaux plus tard, il avait quitté la Ligue 1 en 2004 après 81 matches disputés et 5 buts inscrits.

Article publié le 02/01/2021

RFI - Radio France Internationale