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Infos en français facile : Édition du 15/11/2020 20h00

Transcription

Charlotte Derouin : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bienvenue si vous nous rejoignez pour ce Journal en français facile. Avec moi, pour présenter ce journal, Clémentine Pawlotsky. Bonsoir Clémentine.

Clémentine Pawlotsky : Bonsoir Charlotte, bonsoir à tous.

CD : En Arménie, le Premier ministre ne s'est toujours pas exprimé sur l'accord de cessez-le-feu au Haut-Karabakh. Un accord qui a provoqué la colère de la population.

CP : Des scènes de liesses à Lima au Pérou après la démission du président par intérim Manuel Merino, cinq jours après son accession contestée à la présidence.

CD : Des arbres déracinés, des maisons détruites... Le Vietnam de nouveau touché par une tempête tropicale ce dimanche, la dernière d'une longue série qui a frappé le pays depuis six semaines.

CP : C'est une première pour SpaceX. La société américaine lancera, ce soir, quatre astronautes vers la Station spatiale internationale.

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CP : En Arménie, la colère ne faiblit pas depuis l'annonce de l'accord mettant fin aux combats au Haut-Karabakh.

CD : Le Premier ministre, Nikol Pachinian, avait promis des explications à un pays choqué. Mais depuis l'annonce de cet accord en début de semaine, il n'est toujours pas apparu en public. Il ne s'est pas expliqué pas sur la stratégie adoptée durant le conflit, mais il désigne des responsables. Anissa El Jabri.

Le Premier ministre contre-attaque avec d’abord l’arrestation d’un colonel accusé d’avoir tenté de l’assassiner, celle d’un autre homme dont l’identité n’a pas été révélée. Il se préparait, disent les services de sécurité, lui aussi au meurtre du Premier ministre et à un coup d’État. Les meurtres politiques, l’Arménie connaît. Il y a un peu plus de 20 ans, un Premier ministre a déjà été tué en plein Parlement. Sur le déroulement de la guerre, des rouages dans l’armée n’auraient pas fonctionné. « Les coupables seront punis » a dit Nikol Pachinian qui évoque de l’espionnage, des désertions, de la corruption, Nikol Pachinian qui garderait le soutien de la base de l’armée. On a vu en tout cas fleurir sur les réseaux des vidéos de soldats promettant de manifester leur soutien dès la démobilisation. Surtout, le pays entame tout juste son travail de deuil. Les corps sur le champ de bataille commencent à peine à être décomptés, identifiés, ramenés. La liste des morts au combat s’allonge de jour en jour. Ici, pas une ville sans ruban noir en signe de deuil dans les rues, pas une journée sans enterrement. Anissa El Jabri, Martouni, RFI.

CD : L'Arménie qui a obtenu dix jours supplémentaires pour évacuer un district proche du Haut-Karabakh et qui devait être remis ce dimanche à l'Azerbaïdjan.

CP : En Moldavie, les électeurs étaient appelés aux urnes aujourd'hui pour désigner leur président.

CD : Le scrutin s'annonce serré avec d'un côté le président sortant Igor Dodon, pro-russe, et de l'autre Maïa Sandou, une pro-européenne. La diaspora moldave, les Moldaves habitants à l'étranger, se sont massivement mobilisés aujourd'hui. Leurs votes pourraient donc avoir une forte influence sur les résultats. D'énormes files d'attente se sont notamment formées dans certains bureaux de vote en Allemagne et en Italie.

CP : RFI, 15h03 à Washington aux Etats-Unis. Donald Trump a pour la première fois évoqué la victoire de Joe Biden.

CD : Et c'était comme à son habitude sur Twitter. « Il a gagné parce que l'élection était truquée », voilà ce qu'a écrit le président américain. De quoi provoqué de nombreuses réactions sur le réseau social. Alors le républicain s'est vite repris avec une nouvelle série de tweets, expliquant qu'il ne concède rien et dénonçant une nouvelle fois des fraudes. Même si, on le rappelle, la plupart de ses recours ont été rejetés par les tribunaux.

CP : Ce tournant dans la crise politique au Pérou.

CD : Le président par intérim, Manuel Merino a présenté sa démission. Depuis le début de la semaine, chaque jour, des manifestations avaient lieu pour demander son départ. Manuel Merino n'a pas eu le choix. Wyloën Munhoz-Boillot.

Effectivement, Manuel Merino a démissionné. Il l’a annoncé à la télévision péruvienne ce midi en précisant que ses ministres vont eux rester en poste jusqu’à ce qu’un nouveau président soit nommé. Cette démission du président Manuel Merino, c’était évidemment l’annonce attendue par tous, c’est ce que réclamaient les manifestants depuis le début de la mobilisation, mais surtout depuis la mort hier de deux jeunes manifestants sous les tirs des policiers à Lima. Depuis le début de la mobilisation populaire au Pérou, les manifestations sont violemment réprimées par les forces de l’ordre. Différents organismes de défense des droits de l’homme ont dénoncé à plusieurs reprises ces violences. Mais ça n’a pas empêché le drame d’hier, deux morts et une centaine de blessés. Depuis hier soir, la démission du président Manuel Merino semblait donc inévitable et nécessaire. L’annonce de son départ a été vécu comme un grand soulagement ici. Dans mon quartier, on a entendu des cris de joie, mêlés à des concerts de casseroles, des applaudissements. Certains ont entonné l’hymne nationale. Des feux d’artifice ont même été tirés. Bref, les Péruviens sont soulagés. Il faut dire que la situation politique était devenue très instable ces dernières heures. Ce matin, les chefs de partis s’étaient réunis pour évaluer la situation. Ils s’étaient mis d’accord pour demander la démission de Manuel Merino. C’est désormais chose faite. Maintenant, il faut encore que les députés se mettent d’accord sur son remplaçant. Le Premier ministre a donc convoqué en urgence une session plénière au Parlement, cet après-midi, pour nommer le nouveau président péruvien.

CP : Les Brésiliens eux devaient élire leurs maires et conseillers municipaux.

CD : Un scrutin qui aura valeur de test pour le président d'extrême droite, Jair Bolsonaro, deux ans après son arrivée au pouvoir. En raison de la pandémie, la campagne pour ces élections s'est essentiellement déroulée sur les réseaux sociaux. Le président avait annoncé qu'il ne s'impliquerait pas, mais il a multiplié cette semaine les directs sur Facebook pour soutenir ses candidats et je cite « éradiquer le communisme ».

CP : Direction l'Asie à présent.

CD : Après avoir durement touché les Philippines, la tempête Vamco s’est abattue aujourd’hui sur le Vietnam. Près de 650 000 personnes ont été évacuées dans les provinces côtières du centre du pays. Les précisions de Frédéric Noir.

C’est une année noire pour le centre du Vietnam qui voit les tempêtes s’enchaîner les unes après les autres. La tempête Vamco est la dernière d’une série de 13 tempêtes ayant touché les côtes vietnamiennes depuis le début de l’année. Les six dernières semaines ont été particulièrement difficiles, les intempéries ayant provoqué des inondations et des glissements de terrain qui ont fait, selon les derniers chiffres, au moins 159 morts et 70 disparus. Si le typhon Vamco s’est affaibli depuis son passage sur les Philippines, des vents de près de 100 km/heure ont cause des dégâts importants au Vietnam, déracinant des arbres et soufflant les toits de maisons. Des maisons déjà fragilisées par le passage des précédentes tempêtes qui ont détruits, selon la Croix rouge, plus de 400 000 habitations. Des routes et des ponts ont également été emportés et de nombreux champs détruits, laissant au moins 150 000 personnes en danger immédiat de pénurie alimentaire. Selon les derniers bulletins météo, les pluies diluviennes devraient perdurer jusqu’à demain lundi. Frédéric Noir, Ho Chi Minh-Ville, RFI.

CP : Toujours en Asie, ce vaste accord de libre-échange en Asie.

CD : 15 pays ont signé un accord commercial. Parmi eux : la Chine, la Corée du Sud, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, mais aussi la Thaïlande ou encore Singapour. Des États qui représentent 30% du PIB mondial. Ce partenariat leur permet de réduire les taxes sur la plupart des produits importés. Un accord qui pourrait permettre à ces pays d'atténuer les conséquences économiques de la crise liée au Covid-19.

CP : En Europe, les chefs d'État et de gouvernement ne cesse de le dire, il va falloir vivre avec le virus.

CD : Aujourd'hui, le ministre allemand de l'Économie a prévenu : les Allemands vont devoir supporter les restrictions pendant les quatre ou cinq prochains mois, au moins. Demain, le gouvernement allemand doit se réunir pour évaluer les mesures mises en place depuis le début du mois.

CP : C'est un lancement très attendu, le premier vol opérationnel de Space X.

CD : Cette nuit, la société américaine va envoyer quatre astronautes vers la Station spatiale internationale. Un vol depuis Cap Canaveral, en Floride. Une mission qui consacre la perte du monopole russe dans l'accès à l'espace, puisque depuis 2011, c'est Soyouz qui transportait les astronautes. Après le vol démonstratif réussi en mai dernier, SpaceX doit transformer son essai. Simon Rozé.

Il y a six mois, pour la première fois depuis 2011 et la fin de la navette spatiale, des astronautes américains décollaient depuis les États-Unis. Un succès que l'on doit à SpaceX, entreprise privée à qui la NASA a confié la desserte de la Station spatiale internationale. Avec la capsule Crew Dragon, fini la dépendance au Soyouz russe pour le vol habité, l'Amérique dispose de nouveau de sa souveraineté en la matière. Cette nouvelle mission est la première opérationnelle, celle de mai n'était que le dernier vol de qualification. Avec ce vaisseau, l'équipage passe désormais à quatre, c'est l'autre changement par rapport au Soyouz qui n'embarque que trois astronautes à bord. Michael Hopkins, Victor Glover, Shannon Walker, trois Américains, et le Japonais Soichi Noguchi vont donc entamer leur séjour de six mois à bord de la station spatiale, une mission de routine si l'on peut qualifier ainsi un voyage dans l'espace. Pendant ce temps-là, au sol, SpaceX et la Nasa vont préparer la prochaine mission, prévue pour avril, avec le Français Thomas Pesquet à bord.

CD : Le lancement prévu à 0h49 en temps universel.

C'est la fin de ce Journal en français facile, merci à vous de l'avoir suivi et merci à Clémentine de m'avoir accompagné. Un journal à retrouver sur RFI Savoirs.

Article publié le 15/11/2020

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