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Infos en français facile : Édition du 15/09/2020 20h00

Transcription

Loic Bussières : 22h à Paris, 20h en temps universel. L'heure de votre Journal en français facile. Bonsoir à vous qui nous rejoignez et bonsoir Zéphyrin Kouadio à mes côtés pour présenter cette édition.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Loic, bonsoir à tous.

LB : À la une : un accord « historique » signé à Washington entre Israël, Bahrein et les Émirats arabes unis, et sous l'œil d'un Donald Trump qui se voit en « faiseur de paix ». On y revient dans un instant.

ZK : Alexeï Navalny donne de ses nouvelles sur les réseaux sociaux. L'opposant russe a pu respirer toute la journée, sans assistance. Moscou nie toujours l'avoir empoisonné.

LB : Et puis Lionel Messi parmi les sportifs les mieux payés au monde. Le footballeur de Barcelone entre dans le classement des 10 athlètes les plus riches de la planète du magazine américain Forbes.

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ZK : C'est la naissance, d'un « nouveau Moyen Orient ». Les mots sont ceux de Donald Trump pour décrire l'accord signé aujourd'hui à la Maison Blanche.

LB : Un accord entre les Émirats arabes unis, Bahrein et Israël qui peut, affirme de son côté Benyamin Netanyahou, mettre fin au conflit israélo arabe. C'est en tous cas le premier accord de normalisation des relations entre l'État hébreu et un pays arabe depuis un quart de siècle. Les précisions de Loubna Anaki.
 
La cérémonie a eu lieu en grandes pompes sur la grande pelouse de la Maison Blanche décorées des drapeaux des 3 pays invités et du drapeau américain. Donald Trump s’est félicité d’avoir réussi à négocier ces accords. Le président américain parle d’un moment incroyable pour le monde et d’un moment important pour la paix. Les Émirats arabes unis et Bahreïn deviennent officiellement les 3e et 4e pays arabes à signer des accords de normalisation avec Israël. Le début d’une nouvel ère a déclaré Benyamin Netanyahu qui a adressé un « Que la paix soit avec vous » en arabe à tous les pays qui je cite s’engageraient sur le même chemin pour la paix dans la région. Des négociations en ce sens serait d’ailleurs en cours et en bonne voie à en croire Donald Trump qui affirme que 5 à 6 autres pays arabes seraient prêts à signer des accords similaires très bientôt. S’ils ont salué, eux aussi, le rôle joué par l’administration Trump dans ces accords, les ministres des Affaires étrangères des Émirats arabes unis et Bahrein ont insisté sur le fait que ces accords étaient un premier pas vers une paix dans la région. Mais que cette paix ne pouvait être durable qu’avec une solution à 2 États entre Israël et la Palestine. Israël s’est en effet engagé à suspendre son annexion des territoires palestiniens, mais on ignore encore le détail exact des accords signés aujourd’hui, dont le contenu ne sera rendu public qu’à la fin de la cérémonie.LB : Réponse ce soir du président palestinien Mahmoud Abbas à cet accord : il n'y aura « aucune paix » au Proche-Orient sans la « fin de l'occupation » israélienne des Territoires palestiniens.

ZK : L'actualité de ce mardi dans le monde c'est aussi cette réunion au Ghana entre le chef de la junte militaire malienne, Assimi Goïta, et les dirigeants de la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest.

LB : Le mini-sommet s'est achevé en fin de journée. Les 9 chefs d'État qui étaient présents ont exigé que la junte, c'est-à-dire le groupe de militaires qui ont poussé l'ancien président Keïta à la démission cet été, que la junte, donc, nomme un président et un Premier ministre civil avant la levée des sanctions.

ZK : Toujours sur le continent africain, Guillaume Soro, ex Premier ministre, ex chef rebelle, doit pouvoir se présenter à la présidentielle de Côte d'Ivoire le 31 octobre prochain.

LB : C'est la demande formulée aujourd'hui par la cour africaine des droits de l'homme et des peuples. Sa candidature a été rejetée par le Conseil constitutionnel ivoirien hier soir, tout comme celle de Laurent Gbagbo, tous deux condamnés par la justice ivoirienne.

ZK : Venons-en au dossier Alexei Navalny. Une semaine après l’annonce de sa sortie du coma, l'opposant russe donne de ses nouvelles.

LB : Alexei Navalny, victime, disent Paris et Berlin, d'une tentative d'empoisonnement le mois dernier en Sibérie ce que les autorités russes continuent de nier. Hier, ses médecins faisaient savoir qu'il avait pu quitter son lit. Aujourd'hui, c'est l'intéressé lui-même qui partage une photo sur les réseaux sociaux, Anastasia Becchio.
 
À peine débarrassé du respirateur artificiel, Alexei Navalny renoue avec ses habitudes et son ton enjoué : « salut, c'est Navalny », écrit-il sous une photo sur Instagram où il compte plus d’un million et demi d’abonnés. L’opposant apparait assis sur son lit d’hôpital entouré de son épouse et de ses deux enfants. « Je ne peux toujours pas faire grand-chose mais hier, j'ai pu respirer toute la journée seul sans assistance », poursuit-il, avant de renouer avec son ton ironique : Respirer « est un processus incroyable, sous-estimé par beaucoup. Je le recommande ». Le Kremlin continue de douter de la thèse de l'empoisonnement et réclame à l’Allemagne l’accès au dossier médical. Interrogé par des journalistes, le porte-parole de Vladimir Poutine a affirmé qu’il n’était « pas en mesure de suivre l’évolution de l’état de santé de Navalny ». Les observateurs avisés ont noté que pour la première fois, Dmitri Peskov prononçait le nom de famille de l’opposant qu’il se bornait jusque-là à désigner comme « patient berlinois » ou « citoyen russe ». Un citoyen qui n’a pas l’intention de s’établir en Allemagne. Citant un responsable des services de sécurité allemands, le New York Times affirme qu’Alexei Navalny compte regagner la Russie dès qu'il sera rétabli. « Aucune autre option n’a jamais été envisagée », a confirmé Kira Iarmich, la porte-parole de l'opposant.

ZK : En France, des nouvelles rassurantes de Valéry Giscard d'Estaing.

LB : L'ancien président âgé de 94 ans hospitalisé hier à Paris, se sent bien malgré une « légère infection aux poumons » indique son entourage qui précise que « les médecins ont écarté une infection au coronavirus ». 

ZK : Le Covid 19 et la courbe des contaminations qui continue de monter près de 8 000 nouveaux cas ces dernières 24h en France.

LB : À ce sujet, le Conseil des ministres examinera demain le projet de loi prolongeant jusqu'au 31 mars 2021 la possibilité de restreindre rassemblements et déplacements en raison du coronavirus. La date butoir était initialement fixée au 30 octobre. 

ZK : Et puis toujours concernant le coronavirus, on se rend en Indonésie où la pandémie prend de court les autorités.

LB : En tous cas les médecins, qui peinent à répondre à l'afflux de patients, les services d'obsèques, également avec des cimetières bientôt saturés à Jakarta. Les forces de l'ordre prennent aussi la crise de plein fouet pour faire respecter les consignes sanitaires. Elles ont décidé de demander leur aide aux chefs de gangs. Les explications de Gabrielle Maréchaux, notre correspondante en Asie du Sud Est.
 
C’est une mesure controversée et ce n’est pas la première. Après avoir forcé des passants ne portant pas de masques à s’allonger quelques instants dans un cercueil, après avoir exigé des Indonésiens ne respectant pas les mesures anti-Covid de creuser les tombes de leur concitoyens morts de cette maladie, la police indonésienne doit désormais défendre son idée de solliciter l’aide des chefs de gangs pour aider à respecter les gestes barrières. Cette initiative part d’un constat alarmant s’est défendu le chef adjoint de la police nationale : les forces de l’ordre ne sont pas assez pour s’assurer du bon respect des règles, avant d’ajouter que les gangs bénéficiait déjà d’une autorité dans la gestion de certains lieux comme des marchés traditionnels ou des parkings. Il a enfin rappelé que d’autres groupes étaient également sollicités comme les clubs de motos. Des arguments qui ont froissés notamment les commerçants de Jakarta qui aurait préféré que la police les choisisse, on bien fasse appel aux scouts. 

ZK : Il y a quelques semaines, c'était ses envies d'ailleurs qui faisaient la une des journaux sportifs. Aujourd'hui, c'est dans les pages économiques que s'invite Lionel Messi.

LB : Le footballeur de Barcelone, qui a finalement choisi de rester un an de plus dans le club qui l'a fait star, rejoint en effet le classement des 10 sportifs les plus riches de la planète. C'est ce que relève cette semaine le magazine américain Forbes. Ariane Gaffuri.

Il sera carrément le joueur de football le mieux payé au monde en 2020. Lionel Messi a empoché 126 millions de dollars, dont 92 millions en salaires pour la saison 2020-2021, et 34 millions en partenariats et autres gros contrats de sponsoring. L’attaquant argentin du FC Barcelone devient le quatrième sportif à rejoindre le club fermé des milliardaires, après le golfeur Tiger Woods, l'ancien boxeur Floyd Mayweather, la légende du basket Michael Jordan, et Ronaldo. L’attaquant de la Juventus de Turin empoche lui cette année, 9 millions de dollars de moins que Lionel Messi. En troisième place, il y a Neymar, l’attaquant brésilien du PSG avec au total 96 millions de dollars de revenus dont 78 en salaires. Juste derrière, il y a le Français Kylian Mbappé attaquant au PSG avec 42 millions de dollars, dont 28 millions en salaires. Paul Pogba et Antoine Griezmann figurent aussi dans ce classement. Ce top 10 mondial ce sont en tout 570 millions de dollars de revenus, soit une hausse 11% malgré les conséquences du coronavirus dans le monde sportif.

LB : Du sport, toujours, mais côté compétition avec la 16e étape du Tour de France remportée par l'Allemand Lennard Kamna sur les hauteurs de Villard-de-Lans. Pas de changement au classement général, Primoz Roglic est toujours en jaune. Demain, le peloton reste dans les Alpes avec une 17e étape entre Grenoble et Meribel.

Article publié le 15/09/2020

RFI - Radio France Internationale