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Infos en français facile : Édition du 14/10/2020 20h00

Transcription

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une ce soir : des couvre-feux en France pour lutter contre le coronavirus. C'est la principale mesure qui ressort de l'intervention télévisée d'Emmanuel Macron ce soir. Le couvre-feu sera mise en place à partir de ce week-end le soir et la nuit dans plusieurs métropoles. Valérie Gas est à nos côtés en studio, dans un instant le détail de toutes les mesures annoncées par le président français.

SB : D'autres mesures cette fois en Espagne : les bars et restaurants vont fermer pendant au moins 15 jours en Catalogne. C'est une décision que viennent de prendre les Pays-Bas et l'Irlande du Nord.

RA : Et puis du football ce soir, l'équipe de France se déplace en Croatie dans le cadre de la Ligue des nations. C'est le début de la seconde période et les Bleus mènent 1-0.

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SB : Emmanuel Macron s'est donc exprimé pendant 45 minutes ce soir à propos de la pandémie de coronavirus.

RA : Alors que les taux de contamination sont en hausse en France et le président a tenu à la rappeler, avec ces dernières 24h près de 23 000 nouveaux cas recensés. Face à cela le président a donc annoncé plusieurs mesures Valérie Gas, et la première c'est l'instauration de couvre-feux nocturnes dans plus métropoles françaises

Un couvre-feu de 21h à 6h du matin dans les grandes métropoles françaises pendant au moins quatre semaines, c'est la principale mesure annoncée ce soir par Emmanuel Macron, elle était attendue. Le chef de l'État a jugé qu'un couvre-feu était « pertinent » pour lutter contre la deuxième vague de l'épidémie de Covid. Une mesure accompagnée d'un message pour limiter les interactions dans la sphère privée en demandant de limiter les réunions à 6 personnes maximum. Pour annoncer cette mauvaise nouvelle, le président a essayé d'être pédagogue reprenant les chiffres, plus de 20 000 contaminations par jour, pour provoquer une prise de conscience, mais sans pour autant culpabiliser les Français pour leur relâchement depuis le déconfinement. Emmanuel Macron a appelé à la mobilisation collective en déclarant : « nous sommes tous acteurs de la lutte contre le virus ». Son objectif était d'apparaitre comme un président qui prend ses responsabilités à un moment où la situation sanitaire le nécessite, quitte à décider des mesures restrictives des libertés mais en même de porter un message plus positif de solidarité : « Nous sommes en train de réapprendre à faire Nation, on sortira plus forts parce qu'on sera plus unis ». Une manière une nouvelle fois de se projeter dans l'après Covid mais un après Covid dont il a repoussé l'échéance au moins jusqu'à l'été 2021.

RA : Emmanuel Macron a précisé que les restrictions ne devaient pas empêcher les Français de partir en vacances à la Toussaint, donc à partir de la fin de la semaine. Mais il faudra qu'ils respectent les règles pour ne pas propager le virus et notamment porter le masque même lors d'une visite chez sa famille. Et les premières réactions aux annonces d'Emmanuel Macron. Avec la colère des fédérations professionnelles du secteur hôtellerie-cafés-restauration face à la décision de mettre en place des couvre-feux nocturnes. Les fédérations estiment dans un communiqué commun que cela constitue « une fermeture déguisés » de leurs établissements (c'est-à-dire une fermeture qui ne dit pas son nom).

SB : La pandémie de coronavirus à l'étranger : avec des mesures prises en Espagne aujourd'hui.

RA : C'est le pays qui connait la plus forte progression de la pandémie en Europe. L'Espagne qui a déjà imposé des confinements partiels dans sa capitale Madrid. Et aujourd’hui c'est une décision qui concerne la Catalogne qui a été prise, celle de fermer tous les bars et restaurants de la région. Une mesure drastique c'est-à-dire très forte, qui a été déjà été mise en place aux Pays-Bas et en Irlande du Nord, mais qui est une première en Espagne. Romain Lemaresquier.

La Catalogne, à l’image d’une grande partie de l’Espagne, est désormais touchée de plein fouet par la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19. Alors que tous les indicateurs sont dans le rouge, les autorités locales ont annoncé de nouvelles mesures qui entreront en vigueur dans la nuit de jeudi à vendredi pour une période minimum de 15 jours selon le président par intérim du gouvernement local. Les bars et restaurants ne pourront plus accueillir de clients, même s’ils pourront toujours livrer à domicile. Les commerces devront désormais limiter à 30% leur capacité d’accueil. Quant aux commerces qui impliquent un contact physique, ils devront tout simplement rester portes closes, mis à part les salons de coiffures. Les congrès, les conventions, les salons sont suspendus. Les théâtres et cinémas devront réduire leur capacité d’accueil à 50% au lieu des 70% actuellement toléré. Les activités sportives non-professionnelles ne sont plus autorisées. Des mesures qui s’ajoutent à celles annoncées par les Universités catalanes qui ont décidé de mettre fin aux cours en présentiel. Par contre les écoles resteront bien ouvertes. Des mesures qui visent à déduire l’interaction sociale et la mobilité et qui doivent permettre d’éviter un nouveau confinement total.

RA : Et puis dernière information concernant la crise du coronavirus, avec l'inquiétude de l'Organisation mondiale de la santé. Elle estime que la pandémie menace de réduire à néant les progrès de ces dernières années dans la lutte contre la tuberculose, c'est-à-dire que ses progrès n'auraient servi à rien. Car selon un rapport de l'OMS les pays les plus touchés par la tuberculose n'ont pas fait de diagnostics ces derniers mois, en raison de leur engagement sur le front du coronavirus. La tuberculose pourrait faire 200 000 morts de plus que l'année dernière, sachant que la maladie avait tué près d’un million et demi de personnes dans le monde en 2019.

SB : Et puis une alerte concernant l'insécurité alimentaire.

RA : Elle intervient cinq jours après que le prix Nobel de la paix a été attribué au PAM le programme alimentaire mondial. Cette alerte est au cœur d'un rapport de l'ONG Oxfam dont le titre est très clair : « plus tard sera trop tard ». Ce qu'affirme l'ONG c'est qu'il faut beaucoup plus de moyens pour répondre à la crise alimentaire provoquée par la pandémie de coronavirus. Les aides promises ne sont pas au rendez-vous, et  55 millions de personnes sont au bord de la famine. Pauline Gleize.

Les aides promises par les états bailleurs pour lutter contre l’insécurité alimentaire qui s'est aggravée avec la crise sanitaire arrivent au compte-gouttes. Pour le moment, seuls 28% des 10 milliards 900 millions de dollars réclamés par l’ONU en mars dernier, ont été versés, soit à peine 2 milliards 850 millions de dollars. Sept pays sont particulièrement touchés l’Afghanistan, la Somalie, le Burkina Faso, la République démocratique du Congo, le nord du Nigéria, le Soudan du sud et le Yémen. Et la situation est encore plus dramatique pour cinq de ces pays où les bailleurs n’ont envoyé aucun fond. Conséquence, depuis le début de l’année le nombre de personnes frappées par la faim a fortement augmenté. Pour ne citer qu'un exemple, il a triplé au Burkina Faso et frappe désormais 3 millions 300 mille personnes. Oxfam alerte les pays donateurs et prévient « qu’aujourd’hui, le monde est de nouveau confronté à une crise humanitaire, et que l’aide humanitaire ne peut se résoudre seule ». Selon l’organisation des Nations unies, 1 personne sur 11 souffre de la faim dans le monde.

SB : Le conflit dans le Haut-Karabakh s'intensifie.

RA : Cela veut dire qu'il devient plus fort. Le Haut-Karabakh est une région séparatiste située à l'ouest de l'Azerbaïdjan où vivent une majorité d'Arméniens. Aujourd’hui pour la première fois l'Azerbaïdjan a affirmé avoir frappé des sites de lancement de missile non pas dans le Haut-Karabakh, mais en Arménie. Cela fait craindre une escalade du conflit.

SB : Et puis l'équipe de France de football sur la pelouse actuellement.

RA : Les Bleus se déplacent en Croatie dans le cadre de la Ligue des nations. C'est l'affiche de la dernière finale de la Coupe du Monde. Il y a un peu plus d'un mois la France avait battu la Croatie au Stade de France 4-2. Ce soir ils sont donc à Zagreb où se trouve également l'envoyé spécial de RFI Antoine Grognet. Antoine, c'est actuellement la seconde période et l’équipe de France mène toujours 1-0 ?

[Transcription manquante]

RA : Antoine Grognet en direct de Zagreb.

Article publié le 14/10/2020

RFI - Radio France Internationale