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Infos en français facile : Édition du 13/10/2020 20h00

Transcription

Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une ce soir : la Floride au cœur de la campagne présidentielle américaine. Hier Donald Trump, le président sortant était en meeting dans cet État-clé, et aujourd'hui c'est son rival à la Maison Blanche, Joe Biden qui est attendu pour un discours centré sur les séniors.

ZK : Le bras de fer entre Airbus et Boeing. Et derrière les deux avionneurs, l'Union européenne et les États-Unis. Aujourd'hui l'Organisation Mondiale du commerce a donné raison à Bruxelles pour que des sanctions soient prises contre Washington en raison de son soutien à Boeing.

RA : Et puis en France la prise de parole d'Emmanuel Macron attendue demain mercredi. Il s'agira de la première longue intervention du chef de l'État consacrée à la pandémie de coronavirus depuis le 14 juillet, et de nouvelles mesures restrictives devraient être annoncées. 

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ZK : C'est dans trois semaines très exactement : l'élection présidentielle américaine.

RA : Et malgré la pandémie de coronavirus, les deux candidats sillonnent (traversent) le pays. En tête dans les sondages Joe Biden est attendu ce mardi en Floride pour un discours centré sur les séniors, les personnes retraitées qui constituent un électorat essentiel dans cet État clé qu'est la Floride. Et la Floride où se trouvait hier le Président Donald Trump, qui mène une campagne marathon pour tenter de rattraper son retard. La Floride qui constituait son premier déplacement depuis son hospitalisation suite à son infection au coronavirus. Fidèle à ses méthodes il a tenu à rassurer ses partisans. C'est un reportage à Sanford de notre envoyée spéciale Anne Corpet.

We Love You, on t’aime crie la foule. Ils sont plusieurs milliers, tassés les uns contre autres, la plupart sans masque, heureux de retrouver le président, qui ne boude pas son plaisir devant cette foule conquise. Lisa Tharf, chapeau rouge et tee-shirt aux couleurs de son candidat agite un drapeau américain. « Il va très bien ! Cela montre à quel point il est fort, et qu’on peut guérir du Covid, il ne faut pas avoir peur et rester chez soi. Il y a des milliers de gens ici, et je peux vous dire qu’on est beaucoup plus nombreux qu’il y a quatre ans. Les gens qui soutiennent Biden n’ont pas cet enthousiasme, ce patriotisme et cet amour pour notre pays. » Donald Trump fait un discours d’une heure, joue avec le public, le galvanise. À la sortie, Mike Sofka est certain de la victoire en novembre prochain. « Le coronavirus ne peut pas stopper Trump, les démocrates ne peuvent pas stopper Trump. Personne n’arrêtera ce pays et Trump. Trump ne va pas perdre. » Donald Trump s’est produit devant son public. Il a montré à ses fans qu’il était bien de retour, après avoir vaincu la maladie mais pour l’emporter il devra élargir sa base électorale. Et aucun sondage ne prédit sa victoire. Anne Corpet Sanford en Floride RFI.

RA : Et Donald Trump qui est attendu ce mardi en Pennsylvanie, et demain mercredi dans l'Iowa.
Enfin dans l'actualité américaine également, l'audition ce mardi devant le Sénat d'Amy Coney Barrett. La juge conservatrice nommée à la Cour suprême par Donald Trump. Elle a reconnu posséder une arme et être attachée aux enseignements de l’Église catholique. Mais elle a assuré qu'elle avait toujours mis ses convictions religieuses de côté quand elle était juge à la cour fédérale d'appel de Chicago. On rappelle que la Cour suprême est régulièrement appelée à trancher sur des sujets de société aux États-Unis comme l'avortement.

ZK : 2000 juifs d'֤Éthiopie vont pouvoir rejoindre Israël.

RA : Ainsi en a décidé le gouvernement israélien. Mais c'est une décision qui est critiquées au sein de la communauté des Israéliens d’origine éthiopienne : car une lettre signée par d’anciens soldats et des officiers demande la venue de tous les juifs d’Éthiopie, soit plusieurs milliers d’autres personnes. La correspondance à Jérusalem de Guilhem Delteil.

En 2015, le gouvernement israélien avait adopté un plan pour faire venir en Israël tous les juifs d’Éthiopie. Mais le projet s’est heurté dans un premier temps à des restrictions budgétaires. Et ces derniers mois, la crise du coronavirus a interrompu l’arrivée des juifs d’Éthiopie en Israël. Ce nouveau plan vise à faire venir, « immédiatement » selon les mots de Benyamin Netanyahu, 2 000 juifs éthiopiens qui devront subir un test de dépistage du Covid-19 et passer par une phase de quarantaine à leur arrivée dans le pays. Selon la ministre de l’Immigration et de l’Intégration, la première ministre d’origine éthiopienne de l’histoire du pays, le gouvernement a débloqué une enveloppe de plus de 90 millions d’euros pour la réalisation de ce projet. Mais dans une lettre adressée au Premier ministre, un groupe de 50 Israéliens d’origine éthiopienne, ayant tous servi ou servant dans l’armée israélienne, dénonce un renoncement de Benyamin Netanyahu et une inégalité de traitement. « Il est inimaginable que l’immigration (juive) du monde entier se poursuive alors que l’immigration de juifs éthiopiens ne rencontre que quotas et limites » écrivent-ils. 8 ou 9 000 juifs éthiopiens attendraient actuellement de pouvoir immigrer en Israël. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

ZK : Dans l'actualité économique, la décision de l'Organisation mondiale du commerce concernant Boeing.

RA : Derrière Boeing se trouvent les États-Unis, et les États-Unis sont accusés d'avoir aidé Boeing, voilà pourquoi l'OMC vient d'autoriser l'Union européenne à prendre des mesures de rétorsion donc des sanctions contre les États-Unis. Explications Patricia Lecompte.

C’est un litige vieux de 15 ans. Le différend commercial qui oppose Boeing à Airbus et à travers eux Washington et Bruxelles, repose sur des subventions, accordées par les États à leurs avionneurs respectifs. En 2004, Washington avait porté l’affaire devant l’OMC, Bruxelles avait immédiatement réagi en engageant une procédure au même motif. L’OMC avait tranché, et conclu que les deux parties avaient accordé des subventions illégales, et que celles de l’Europe étaient plus conséquentes. En octobre dernier, l’OMC avait rendu une décision à l’encontre de l’Union européenne, en autorisant les États-Unis à imposer des droits de douane sur 7 milliards et demi de dollars d’importations en provenance de l’Union européenne. Ce mardi l’OMC a rendu une nouvelle décision et autorise l’Union européenne à appliquer des taxes douanières punitives à partir du 27 octobre, à quelques jours des élections présidentielles américaines. Dans l’attente du verdict, Bruxelles avait déjà préparé une liste de produits américains à taxer comme les Boeing, les tracteurs mais aussi le tabac, les arachides, le ketchup, le saumon du Pacifique ou encore la patate douce. Depuis plusieurs mois, Bruxelles réclame des négociations et espère le retrait des sanctions américaines, sinon elle appliquera ses nouvelles taxes douanières.

RA : Et les réactions ce soir, Bruxelles comme Washington semblent décidés à discuter d'un compromis.

ZK : La France à la veille d'une prise de parole du Président Emmanuel Macron à la télévision.

RA : Il doit être interrogé ce mercredi soir pendant 45 minutes. Un grand sujet est à l'ordre du jour c'est la pandémie de coronavirus alors que les taux de contamination dans le pays sont en hausse. De nouvelles mesures de restriction pourraient être annoncées mais à priori pas de reconfinement même local. Aujourd'hui un conseil de défense sanitaire s'est tenu à l'Élysée. Emmanuel Macron par ailleurs critiqué pour sa politique en matière d'environnement. Les participants à la Convention pour le climat lui rappellent ses engagements. Engagement du Président français à reprendre 146 des 149 propositions de cette Convention dont l'objectif est la réduction d'au moins 40% des émissions de gaz à effet de serre. Engagements qui se font attendre. D'où une lettre adressée au chef de l'État. Emmanuel Macron a immédiatement répondu. Anthony Lattier.

Non « la crise sanitaire n'a en rien affaibli ma détermination à agir » assure Emmanuel Macron dans sa lettre, que RFI a pu consulter. Le chef de l'État cherche à rassurer les citoyens de la Convention pour le climat mais il assume aussi de ne pas suivre à la lettre leurs propositions. Sur les 149 présentées par les citoyens, Emmanuel Macron s'était engagé en juin à en reprendre 146. Il modère aujourd'hui son élan : « certaines de vos mesures méritent des ajustements - écrit le Président - nécessitent une temporalité différente de celle que vous proposez ». Il cite les propositions concernant le transport aérien, la voiture ou la publicité. « Elles font débat » et « suscite parfois des oppositions fortes », constate Emmanuel Macron qui affirme que cela « ne remet pas en cause » son ambition. Les citoyens reprochent au gouvernement ces contradictions sur l'écologie. Le chef de l'État lui met en avant les premières annonces du gouvernement comme la fin des terrasses chauffées et rappelle les 30 milliards d'euros du plan de relance dédiés à la rénovation énergétique. Un projet de loi avec d'autres mesures est attendu pour décembre.

ZK : Enfin en football le portugais Cristiano Ronaldo à son tour testé positif au coronavirus.

RA : L'une des plus grandes stars du football âgé de 35 ans. Cela veut dire qu'il ne pourra pas jouer avec le Portugal contre la Suède demain mercredi dans le cadre de la Ligue des nations.

Article publié le 13/10/2020

RFI - Radio France Internationale