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Infos en français facile : Édition du 13/09/2020 20h00

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Loic Bussières : 20h à Paris, 2h de moins en temps universel. À la une : nouveau dimanche sous le signe de la contestation en Biélorussie. Manifestation dans les rues de Minsk pour protester contre la réélection d'Alexandre Loukachenko. Présentes également, de nombreuses forces de l'ordre, seule réponse du gouvernement biélorusse.

Les prémices, peut-être, d'un apaisement en Méditerranée orientale où Ankara et Athènes se livrent un bras de fer pour le contrôle de zones riches en hydrocarbures. Le navire turc à l'origine de la brouille a regagné ses côtes. Les explications dans un instant. 

Et puis en France, la mort de Bernard Debré, ancien ministre, grand nom de la médecine et membre d'une famille marquée par la politique. Il avait 75 ans.
 
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LB : Le bras de fer entre Ankara et Athènes en Méditerranée orientale et peut-être les premiers signes d'un apaisement entre les deux pays. La Turquie et la Grèce qui se disputent la souveraineté de zones potentiellement riches en hydrocarbures. Alors que l'escalade récente avait été provoquée par le déploiement d'un navire de recherche sismique turc dans des eaux revendiquées par la Grèce, ce navire a regagné la côte turque ce week-end. À Istanbul, Anne Andlauer.
 
La mission du navire turc Oruç Reis, chargé de prospecter des hydrocarbures au large de l'île grecque de Kastellorizo, avait été prolongée trois fois depuis le 10 août. Rien n’empêchait la Turquie de la prolonger une fois de plus, malgré les protestations de la Grèce. Au lieu de cela, l’Oruç Reis est rentré au port et Athènes a salué « un premier pas positif ». S’il est encore trop tôt pour parler d’apaisement, c’est la première fois depuis des semaines que la tension baisse d’un cran entre les voisins grec et turc. Certes, la Turquie n’exclut pas de redéployer son navire dans cette zone contestée, située à deux kilomètres de ses côtes. « Il y aura des allers-retours », « il n’est pas question de renoncer à nos droits », a déclaré son ministre de la Défense, Hulusi Akar, en visite dans la ville balnéaire de Kas, située juste en face. Mais le ministre turc a aussi appelé au dialogue lors de ce déplacement. « Nous souhaitons vraiment arriver à une solution par des méthodes pacifiques », a-t-il assuré, avant d’accuser la France de mettre de l’huile sur le feu et de pousser la Grèce dans une « course à l’armement ». La veille, Athènes avait annoncé un programme d'achat d'armes incluant des avions de combat français. Anne Andlauer, Istanbul, RFI.

LB : À la une également, la mobilisation populaire ne faiblit pas en Biélorussie. Nouvelle manifestation ce dimanche à Minsk pour dénoncer, de nouveau, la réélection contestée du président Alexandre Loukachenko, il y a un mois. Ce dimanche des dizaines de milliers de personnes ont encore une fois répondu à l’appel de l’opposition. Une véritable marée humaine qui a envahi les rues de la capitale à laquelle les autorités répondent d'une seule manière : en montrant les muscles. La police a arrêté plus de 600 personnes à travers le pays selon le ministère de l’Intérieur. Sami Boukhelifa.

Un quatrième dimanche de protestation, et encore une fois la mobilisation populaire est impressionnante. Partis des différents quartiers de Minsk, les manifestants ont défilé à travers les rues de la capitale. Brandissant des drapeaux blancs, barrés d’une bande rouge, les couleurs de l’opposition, ils ont finalement formé un immense cortège, long de plusieurs kilomètres jusqu’à atteindre le palais présidentiel. Face à eux un important dispositif de sécurité : canons à eaux, véhicules blindés, fils barbelés... L’armée a été déployée tout autour des bâtiments stratégiques. La répression est très vive. Les arrestations se multiplient. L’opposition dénonce une politique de la « terreur ». À la tête du pays depuis 26 ans, le président Alexandre Loukachenko, clame haut et fort avoir été réélu en août dernier avec 80% des voix. Selon lui, ces milliers de protestataires dans la rue sont dirigés depuis l’étranger. Il dénonce un complot occidental. Il se tourne vers son puissant voisin russe. Il compte sur l’appui de Moscou afin de se maintenir au pouvoir.

LB : En Russie, on votait ce dimanche pour les élections régionales. En pleine affaire Navalny, l'opposant numéro 1 au Kremlin et victime présumée d'un empoisonnement, en pleine campagne électorale. Le scrutin se déroule depuis vendredi, sur trois jours avec des bureaux de vote en plein air, officiellement pour limiter les risques liés au coronavirus. Une méthode qui pour l'opposition favorisent les fraudes.

L’actualité de ce dimanche c’est aussi cette déclaration signée du président du Conseil européen : « Il est temps pour le gouvernement britannique de prendre ses responsabilités ». Charles Michel qui exhorte sur Twitter Londres à mettre en œuvre l'accord déjà signé car dit-il « la crédibilité internationale de la signature du Royaume-Uni est en jeu ». Déclaration qui intervient à l'orée de la reprise des négociations post-Brexit et alors que le gouvernement britannique a présenté cette semaine au Parlement un projet de loi qui contredit en partie l'accord déjà signé encadrant sa sortie de l'UE. 

L'actualité en France, la « dégradation manifeste » de l'épidémie du Covid-19, les mots prononcés vendredi par Jean-Castex se vérifient en chiffres. Avec ce cap symbolique, franchi hier : celui des 10 000 nouvelles contaminations par jour. Un record depuis le lancement des tests à grande échelle dans le pays. Il faut « siffler la fin de la récréation » réagissent dans le JDD plusieurs médecins qui demandent d' « éviter les rassemblements privés ». D'autres spécialistes sont plus mesurés, le professeur Alexandre Bleibtreu est chef de service des maladies infectieuses à l'hôpital La Pitié Salpêtrière à Paris.

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 LB : Joint par Lucie Bouteloup. Toujours en France, on apprend ce soir la mort des suites d’un cancer de Bernard Debré, ancien ministre et ex-député de droite. Il fut notamment en charge de la Coopération dans le gouvernement d'Edouard Balladur et député d'Indre et Loire sous l'étiquette RPR, devenue UMP puis LR. Fils de Michel et frère de Jean-Louis, Berrnard Debré était également un grand nom de la médecine à la tête du service d'urologie de l'Hôpital Cochin. Il avait 75 ans.

Les sports avec la finale hommes de l'US Open de tennis à New York, finale à huis clos, comme beaucoup d'autres pour cause de covid. Elle oppose l'Autrichien Dominic Thiem à l'Allemand Alexander Zverev. Le vainqueur remportera son premier titre dans un tournoi du grand chelem. Olivier Pron.

Ils sont les fers de lance de celle que l'on appelle la « Next Gen » la nouvelle génération sensée prendre la relève des 3 monstres de la discipline depuis tant de temps : Federer, Nadal et Djokovic, 56 titres en majeurs à eux 3. Ce dimanche donc, le vainqueur ouvrira enfin son palmarès en la matière. À 27 ans, Dominic Thiem est favori après un parcours sans embuche : 1 set perdu en 6 matches il a marché sur ses adversaires. L'Autrichien, numero 3 mondial, a pour lui l'expérience. Il s'agit de sa 4e finale en grand chelem,  les 3 premières perdues lui ont dit-il beaucoup appris. Lauréat du masters en 2018, Alexander Zverev va lui découvrir ce genre de rendez-vous : 1 finale dans l'un des 4 plus grands tournois de la planète. À 23 ans, le numéro 7 mondial en a bavé des ronds de chapeau pour en arriver là. Pas un tour facile, jusqu'en demi-finale vendredi ou l'allemand fut mené 2 manches à 0 par l'espagnol Carreno Busta avant de revenir et de l'emporter. De quoi refaire le plein de confiance. Pas plus mal avant d'affronter Dominator, le surnom peu engageant de son adversaire qui l'a battu 7 fois en 9 matches jusqu'ici.

LB : En football, troisième journée de Ligue 1 avec le choc Paris Marseille en clôture de la 3e journée et c'est l'OM qui mène à la mi-temps, au Parc des Princes 1-0, but de Thauvin pour les Marseillais.
 
Enfin un mot du Tour de France, le Slovène Tadej Pogacar a remporté la 15e étape entre Lyon et Grand Colombier. Son compatriote Primoz Roglic conserve le maillot jaune

Article publié le 13/09/2020

RFI - Radio France Internationale