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Infos en français facile : Édition du 05/11/2020 20h00

Transcription

Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une ce soir : aux Etats-Unis Joe Biden se dirige-t-il vers la victoire ? Les derniers résultats sont en faveur du candidat démocrate à la Maison Blanche et son équipe annonce une bonne nouvelle très prochainement. Mais le sortant Donald Trump s'accroche et multiplie les recours en justice.

SB : L'Indonésie entre en récession. Conséquence de la pandémie de coronavirus. Le 4e pays le plus peuplé au monde voit son économie fortement chuter.

RA : Et la crise sanitaire s'aggrave : l'Organisation mondiale de la Santé évoque une explosion des contagions en Europe. Et les autorités françaises affirment que la France est aujourd'hui le pays d'Europe qui compte le plus grande nombre de cas depuis le début de la pandémie.

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SB : Aux États-Unis l'heure du dénouement semble approcher.

RA : Deux jours après l'élection présidentielle des résultats sont attendus dans plusieurs États clés, là où la victoire se joue. C'est le cas de la Géorgie et du Nevada. La tendance est en faveur de Joe Biden, après avoir été dans un premier temps en faveur de Donald Trump mais depuis les opérations de dépouillement ont placé le candidat démocrate en tête. Rappelons que le dépouillement prend du temps car 100 millions d'habitants ont voté par anticipation en raison de la pandémie de coronavirus. Et Donald Trump n'entend pas s'avouer vaincu, il a déjà annoncé ce soir des recours dans tous les États revendiqués par Joe Biden. D'où le sentiment étrange des électeurs qui soutiennent Joe Biden, à l'image de Nathan Franklin, âgé de 40 ans et rencontré dans le Wisconsin par les envoyés spéciaux de RFI Stefanie Schüler et Bertrand Haeckler.

« On dirait que Joe Biden gagne, à moins que des batailles judiciaires n’en décident autrement. Pour l’instant en tout cas, je suis optimiste. Mais à vrai dire je me sens comme si on avait évité de justesse un désastre mais qu’il n’y a rien à fêter pour autant. Pour moi, Biden n’est pas le candidat idéal. Il n’est juste pas l’horrible président que nous avons eu. Et à vrai dire je m’interroge : comment est-il possible d’avoir vécu avec un tel président pendant quatre années et d’avoir des résultats encore si serrés ? J’avais espéré une réaction phénoménale, une victoire écrasante pour Joe Biden. Le fait que la moitié de notre pays soutient toujours quelqu’un comme Donald Trump est complètement décourageant. Donc c’est un point d’étape, pas la lignée d’arrivée. Il nous reste beaucoup de boulot ».

RA : Témoignage de soutien de Joe Biden dans le Wisconsin. Ce soir la directrice de campagne de Joe Biden déclare : « Je pense que la journée sera très positive pour le vice-président ». « Nous sommes absolument certains que Joe Biden sera le prochain président des États-Unis », à suivre donc dans les prochaines heures.

SB : La pandémie de coronavirus : et des conséquences toujours plus inquiétantes sur l'économie.

RA : On va parler de l'aspect sanitaire dans un instant. Mais aujourd'hui on a effectivement appris que le 4e pays le plus peuplé du monde entrait officiellement en récession, il s'agit de l'Indonésie. On dit qu'un pays entre en récession quand sa croissance est ralentie pendant plusieurs mois. C'est donc le cas de l'Indonésie qui a vu son économie chuter ces six derniers mois. Une chute de 4% en moyenne du produit intérieur brut. Les précisions de notre correspondante en Asie du Sud-est Gabrielle Maréchaux.

Les actions du président indonésien pour éviter que l’économie de son pays ne soit pas trop touchée par le coronavirus n’auront donc pas suffi. Il s’était refusé à déclarer un confinement général pour ne pas arrêter les activités, il avait fourni une aide financière conséquente pour permettre aux Indonésiens d’acheter des billets d’avions et encouragé le tourisme intérieur mais l’impact du coronavirus a fini par frapper. Et c’est les plans mêmes de Joko Widodo qui sont alors parties en fumée, élu avec la promesse de poursuivre la croissance moyenne annuelle de 5% de son mandat précédent, malgré plusieurs catastrophes naturelles. Aujourd’hui la récession réveille aussi de mauvais souvenirs pour la première économie d’Asie du Sud Est, car la dernière fois que le pays a connu un tel scénario c’était en 1998, année de la crise économique asiatique. Les mesures d’austérité très dures prises alors avaient fait quitter les bancs de l’école à 5 millions d’enfants et la crise devenue sociale avait précipité la fin du dictateur Suharto. Gabrielle Maréchaux Kuala Lumpur RFI.

RA : Et puis les conséquences économiques de la crise du coronavirus également en Europe : le vice-président de la Commission européenne affirme que la dette publique devrait dépasser les 100% cette année.

SB : En Europe où  l'OMS évoque une « explosion » des contagions.

RA : L'OMS c'est l'Organisation mondiale de la Santé, son directeur Europe a fait un nouveau point aujourd'hui, évoquant un million de nouveaux cas en seulement quelques jours. Les États-Unis sont le pays le plus endeuillé par la pandémie, mais c'est en Europe que la maladie progresse le plus vite. Dans ce contexte de nombreux pays d'Europe ont procédé à un reconfinement, c'est le cas depuis ce jeudi de l'Angleterre et de ses 56 millions d'habitants. Les commerces non essentiels devront fermer, les restaurants, pubs et cafés ne pourront proposer que des livraisons ou de la vente à emporter, en revanche les écoles resteront ouvertes. Et d'ailleurs le directeur Europe de l'OMS insiste sur le fait que les écoles ne doivent être fermées qu'en dernier ressort.

SB : En France le verdict à l'encontre de Sid-Ahmed Ghlam. 

RA : C'est cet étudiant algérien qui était jugé pour un projet d'attentat contre une église de Villejuif près de Paris, c'était en avril 2015 trois mois après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Casher. Et au cours de ce projet d'attentat une femme de 32 ans avait été tuée. Sid Ahmed Ghlam est donc condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, c'est-à-dire la prison à vie, avec une période de sûreté de 22 ans cela veut dire qu'aucune demande de libération ne sera acceptée avant 22 ans.

SB : Dans le contexte de menaces terroristes renforcées en France, Emmanuel Macron a fait des annonces aujourd'hui.

RA : Le Chef de l'État était en déplacement à la frontière franco-espagnole. Il annonce le doublement des forces déployées aux frontières, elles passeront de 2 400 à 4 800. Et s'est dit favorable à une refondation en profondeur des règles de l'espace Schengen, donc revoir complètement la libre circulation qui est en vigueur dans cet espace au sein de l'Europe. Un appel qui devrait poser question à Bruxelles. La correspondance de Pierre Benazet.

À Bruxelles, l’appel d’Emmanuel Macron à réformer les règles de Schengen n’est évidemment pas tombé dans l’oreille d’un sourd car la gestion des frontières internes de l’Union européenne a été un vrai casse-tête depuis la fin mars. Mais pour l’instant on se garde bien ici de réagir car on attend des actes : les attaques politiques contre Schengen sont légion. La zone de libre-circulation est une cible de choix à travers l’Europe en période de crise. Souvent ces attaques politiques sont à consommation interne purement destinées à l’opinion publique nationale et ces poussées de fièvre sont devenues une habitude aux yeux de l’UE. En revanche, la volonté du président français de présenter au sommet européen de décembre des propositions tangibles pour mener une réforme a évidemment un intérêt direct pour la Commission européenne puisque la France prendra en 2022 la présidence tournante de l’UE. La Commission est on le sent bien, gênée aux entournures par la question des frontières en cette période de pandémie. Alors que la gestion de Schengen fait partie de ses prérogatives, elle a bien pris soin de ne pas donner de consignes contraignantes de réouverture au mois de juin et se contente depuis de préconiser une harmonisation des pratiques. Une réforme de Schengen pourrait donc la satisfaire car elle permettrait peut-être une meilleure gestion des frontières en période de crise. Pierre Benazet Bruxelles RFI.

SB : Et puis en tennis la suite du Masters 1000 de Bercy.

RA : Avec un Français qui réussit bien c'est Ugo Humbert, il s'est qualifié pour les 1/4 de finale en battant en trois sets le Croate Marin Cilic. Actuellement un autre Français est sur le court, c'est Adrian Mannarino, opposé à l'Allemand Alexander Zverev et vous suivez le match pour nous Eric Mamruth.

[Transcription manquante]

RA : Eric Mamruth en direct de l'Accor Arena de Bercy

Article publié le 05/11/2020

RFI - Radio France Internationale