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Infos en français facile : Édition du 05/10/2020 20h00

Transcription

Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l'actualité ce soir : Donald Trump doit quitter l'hôpital ce soir. Le président américain soigné pour une infection du coronavirus. Maladie qui touche également, on l'a appris aujourd'hui, la porte-parole de la Présidence.

SB : La Russie appelle à un arrêt des combats dans le Haut-Karabakh. Cette région séparatiste d'Azerbaïdjan et où vivent majoritairement des Arméniens. Les combats ont repris depuis 8 jours et ils inquiètent la communauté internationale.

RA : Et puis le coup d'envoi de la saison des prix Nobel. Le Nobel de médecine a été attribué aujourd'hui à trois chercheurs pour leur travail sur le virus de l'hépatite C.

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SB : Depuis le week-end dernier le monde entier observe l'hospitalisation du Président américain Donald Trump.

RA : À moins d'un mois de l'élection présidentielle il a été testé positif au Covid-19, c'était jeudi soir. Hospitalisé le lendemain il a ensuite fait beaucoup parlé de lui en saluant ses partisans dimanche depuis sa voiture lors d'une brève sortie. Il doit quitter pour de bon l'hôpital ce soir, dans un peu plus de deux heures c'est en tout cas ce qu'il indique sur Twitter. À Washington pour RFI Anne Corpet.

Donald Trump l’a annoncé lui-même sur Twitter : il quittera l’hôpital en fin d’après-midi. « Je me sens vraiment bien. N’ayez pas peur du Covid ne le laissez pas dominer vos vies » écrit le président avant de triompher « Je me sens mieux qu’il y a vingt ans. » Le médecin de l’hôpital est plus circonspect, le docteur Sean Conley qualifie Donald Trump de patient phénoménal, mais précise : « il n’est pas tout à fait sorti d’affaires ». Le médecin reconnait par ailleurs que le traitement infligé au président américain est expérimental et agressif et qu’il s’agit je cite « d’un territoire inexploré ». Aucun docteur ne s’est cependant opposé à Donald Trump qui voulait absolument rejoindre la Maison Blanche dès ce lundi. Mais de nombreuses zones d’ombre subsistent encore sur l’état de santé réel du président et sur la manière dont il sera pris en charge à la Maison Blanche. On ignore notamment de quand date son dernier test négatif au coronavirus. Les médecins ont obstinément refusé de répondre à cette question. Anne Corpet Washington RFI.

RA : Et à noter que la porte-parole de la Maison Blanche a annoncé ce soir avoir été testée positive au coronavirus. Depuis plusieurs semaines la polémique est forte sur les précautions ou l'absence de précautions prises par la Maison Blanche et la famille Trump contre le Covid-19.

SB : Une nouvelle journée de combats dans le Haut-Karabakh.

RA : Les deux parties ne semblent pas vouloir travailler à une trêve, d'un côté l'Azerbaïdjan où se trouve cette région séparatiste, et de l'autre les forces arméniennes qui peuplent ce territoire. Deux parties et derrière elles des alliances, la Turquie ainsi soutient l'Azerbaïdjan. Ankara acteur dans ce conflit, et aujourd'hui l'OTAN a demandé à la Turquie « d'user de son influence pour calmer les tensions ». Le secrétaire général de l'Otan était aujourd'hui à Ankara où il a rencontré les dirigeants turcs. Sur le terrain le bilan est de plus de 60 morts depuis la reprise du conflit il y a 8 jours mais il s'agit d'un bilan partiel car l'Azerbaïdjan n'annonce aucune perte parmi ses soldats. Pourquoi ce conflit a-t-il repris, quelles sont ses racines profondes ? Ecoutez la réponse de Cyrille Bret spécialiste des questions de défense.

[Transcription manquante]

RA : Les origines du conflit dans le Haut-Karabakh selon Cyrille Bret spécialiste des questions de défense. Interrogé par Béatrice Leveillé.
Et puis dernière réaction ce soir celle du Président russe Vladimir Poutine dont le pays fait partie des médiateurs dans ce conflit. Il appelle à « un arrêt immédiat des combats ».

SB : La saison des prix Nobel a débuté aujourd'hui.

RA : Le point d'orgue (le sommet) de cette semaine sera l'annonce du prix Nobel de la paix, ce sera vendredi. Aujourd'hui c'est le Nobel de médecine qui a été attribué. Et il n'y a pas un mais trois lauréats (gagnants), deux sont américains le troisième est britannique. Et tous les trois sont récompensés pour leur rôle dans la découverte du virus responsable de l'hépatite C. Une maladie à l'origine de la mort de 400 000 personnes dans le monde chaque année. Explications Valérie Cohen.

Le trio de chercheurs est récompensé pour, je cite, « sa contribution décisive » à la lutte contre l’hépatite C. L’Américain Harvey Alter d’abord. À la fin des années 1970, seuls les virus des hépatites A et B sont connus… ils provoquent des inflammations du foie. Le chercheur et son équipe montrent que la plupart des cas d’hépatite liés une transfusion sanguine ne sont pas dus à ces virus. Cette nouvelle hépatite est ainsi nommée temporairement non A non B. Jusqu’en 1989, lorsqu’un scientifique britannique, Michael Houghton, autre lauréat du Nobel, parvient à séquencer génétiquement le virus. Un test pour le déceler dans le sang est alors mis au point, permettant d’assurer une sécurité lors des transfusions sanguines – qui constituent d’une des principales voies de contamination, l’autre étant l’usage de seringues infectées. Quant au 3e chercheur récompensé, l’Américain Charles Rice, il a décortiqué la façon dont le virus de l’hépatite C se réplique, des travaux qui ont conduit à l'émergence il y a 10 ans d'un nouveau traitement. Un traitement révolutionnaire. Reste à le rendre disponible partout, en particulier dans les pays en développement. Mais là ce n’est plus du ressort de la science.

RA : Et demain mardi c'est le prix Nobel de physique qui sera attribué.

SB : Et puis on vous invite au théâtre dans le Journal en français facile.

RA : À la découverte d'une pièce signée Tania de Montaigne. L'artiste s'est inspirée d'un évènement qui s'était produit en mars 1955 aux États-Unis dans l'État de l'Alabama, en pleine période de la ségrégation : une jeune fille noire avait refusé de laisser sa place dans un bus à une femme blanche. La pièce s'appelle « Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin ». Présentation Muriel Maalouf.

« Vous êtes entrés dans la cotton belt. Et vous voici arrivés en Alabama. Vous êtes donc un nègre de Montgomery Alabama qui attend le bus au coin de All Street et Jeff Davis avenue. Les noirs sont au fond et les blancs à l'avant. » Tania de Montaigne commence à nous immerger dans l'Amérique de l'époque. Seule sur scène s'adressant au public armée de son talent de conteuse et secondée par quelques images de l'Alabama et des films de l'époque, elle nous transporte en 1955 au cœur du Montgomery. « Lorsque Claudette sort de sa rêverie elle s'aperçoit qu'une femme blanche se tient debout face à elle et la fixe sans un mot. Claudette ne bouge pas. » Claudette Colvin a aujourd'hui 80 ans. À l'époque elle en avait 15, l'âge de la rébellion contre l'injustice. Elle va payer cher son refus de laisser sa place dans le bus à une blanche. Prison, déscolarisation... Tania de Montaigne raconte son histoire fruit de 2 ans de recherche, simplement, sans pathos. C'est beau et fort à la fois.

RA : « Noire » signée Tania de Montaigne en représentation à Vannes ce soir en Bretagne, et à partir de samedi à Paris au théâtre de l'Œuvre.

SB : Enfin en tennis il n'y a plus de français à Roland Garros.

RA : La dernière représentante était Fiona Ferro, elle a été battue en 1/8e de finale par l'Américaine Sofia Kenin 6e joueuse mondiale en trois sets. À retenir également parmi les résultats du jour, dans le tableau masculin les qualifications pour les 1/4 de finale du numéro 1 mondial Novak Djokovic, et du Grec Stefanos Tsitsipas. Demain mardi début des 1/4 de finale, au programme notamment l'Espagnol Nadal contre l'Italien Sinner et l'Autrichien Dominic Thiem face à l'Argentin Schwartzmann.

Article publié le 05/10/2020

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