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Infos en français facile : Édition du 01/02/2020 20h00

Transcription

Loic Bussières : 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir, Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Loïc, bonsoir à tous.

LB : À la une : le Président palestinien qui annonce la rupture de « toutes les relations » avec Israël et les États-Unis. Mahmoud Abbas réagit au plan de l’administration Trump sur le conflit israélo-palestinien. 

ZK : L’épidémie de coronavirus en Chine et le bilan qui ne cesse de s’alourdir. Il dépasse désormais les 250 victimes dans le pays.

LB : Et puis irons à Angoulême, capitale de la bande dessinée. La ville accueille le festival international de la BD jusqu’à demain dimanche.

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ZK : Tout d’abord cette annonce de la Ligue arabe qui rejette le plan de règlement du conflit israélo-palestinien annoncé cette semaine par Donald Trump.

LB : Un plan qu’elle juge « injuste » envers les Palestiniens, et trop avantageux pour l’État hébreu d’où cette réunion de la Ligue arabe autour de Mahmoud Abbas et des ministres arabes des Affaires étrangères. Une réunion qui s’est ouverte sur un discours virulent du Président palestinien. Au Caire, les précisions d’Alexandre Buccianti.

Pour Mahmoud Abbas l’initiative américaine rendait caducs tous les accords signés. « Nous n’aurons plus de relations avec vous y compris au niveau sécuritaire » a-t-il déclaré en s’adressant aux États-Unis et Israël. Israël qu’il considère dorénavant comme une force d’occupation. Il a ajouté que les Palestiniens allaient poursuivre pacifiquement leur lutte contre l’occupation israélienne et pour l’indépendance. S’adressant aux ministres arabes il a déclaré : « je ne vous demande pas de vous opposer aux Américains, mais de soutenir le peuple palestinien ». Un soutien verbal qu’il a obtenu de la part de tous les ministres participants. Le communiqué final rejette même l’initiative américaine. Toutefois rares sont ceux qui l’avaient fait dans leurs déclarations. Certains même, comme les Émirats, Oman, le Koweït et le Maroc avaient trouvé positive l’initiative qui, selon eux, « pourrait servir comme point de départ pour de nouvelles négociations ».

ZK : À la une également, la crise du coronavirus et ce bilan de nouveau revu à la hausse. L’épidémie a tué 259 personnes en Chine après un nouveau record de 46 décès enregistrés ces dernières 24h.

LB : En Chine, le nombre de contaminations frôle désormais les 12 000 selon les derniers décomptes et le pays est de plus en plus isolé. Après l’annonce de Washington d’imposer une quarantaine aux voyageurs revenant de la région du Hubei en particulier, l’Australie interdit elle aussi l’entrée sur son territoire de tous les non-résidents arrivant de Chine. Ce soir, on apprend que la Russie va imposer des visas aux touristes chinois. Par ailleurs un 2e avion envoyé par la France a décollé la nuit dernière pour rapatrier des ressortissants français de Wuhan.

ZK : Le Brexit, premier jour hors de l’Union européenne pour le Royaume-Uni.

LB : Dans l’immédiat, rien ne change puisque le Royaume-Uni continuera à suivre les règles communautaires jusqu’à la fin d’une période de transition le 31 décembre. Ce qui n’empêche pas Boris Johnson de saluer « un tournant extraordinaire dans la vie (de son) pays ». Tout le monde ne partage toutefois pas l’enthousiasme du Premier ministre britannique. Exemple, en Hongrie, où chaque année, plusieurs centaines de jeunes partent étudier au Royaume-Uni. Avec le Brexit, la question se pose : la nouvelle génération hongroise pourrait-elle en faire autant ? D’autant que certains craignent que le Premier ministre, le souverainiste Viktor Orban, ne suive l’exemple britannique. Reportage à Budapest de Florence La Bruyère. 

[Transcription manquante]

ZK : La disparition de la reine du suspens et des ventes en librairie.

LB : Mary Higgins Clark s’est éteinte à l’âge de 92 ans. La romancière américaine laisse derrière elle une cinquantaine de titres écoulés à 100 000 d’exemplaires.

ZK : On part à Angoulême dans le département de la Charente pour refermer ce journal. La ville accueille jusqu’à demain dimanche le 47e festival international de la bande dessinée.

LB : Festival qui remet pour l’occasion les fauves, les trophées qui récompensent les meilleurs albums parus en 2019. Ils viennent d’être décernés et le palmarès fait la part belle à la BD d’auteur. Sophie Torlotin.

Le fauve d’or fait écho à l’actualité la plus brûlante. Et pourtant, ce Révolution tome 1 retrace les prémisses de la chute de la monarchie en France en 1789. Écrite et dessinée à quatre mains par deux jeunes auteurs bretons Florent Grouazel et Younn Locard, cette fresque ambitionne de raconter la Révolution française à des lecteurs qui la connaissent mal. On y suit une gamine crève-la-faim, une jeune femme déterminée à survivre, un Breton qui découvre Paris. Ces personnages qui se révoltent, car ils ne peuvent plus subsister nous semblent étonnamment contemporains, proches des revendications des Gilets jaunes. Deux autres tomes doivent compléter la saga qui comptera en tout près de 1000 pages. Le jury a choisi de braquer ses projecteurs sur un auteur canadien méconnu en France, Seth… Son album graphique « Clyde Fans », histoire de deux frères tenant une entreprise familiale de ventilateurs, décroche le fauve spécial du jury. Les bandes dessinées les plus commentées ces derniers mois, ou les plus vendues ne se retrouvent pas au palmarès. Mais les fauves mettent à l’honneur des créateurs ou créatrices célébrés par leurs pairs. Comme la jeune Chloé Wary, prix du public pour « Saison des roses » l’histoire d’une équipe féminine de foot bien décidée à s’imposer.

LB : Fin de ce journal, on retrouve tout de suite Yvan Amar et son mot de la semaine.

Le mot de la semaine évidemment c’est Brexit ! Le mot politique qu’on a constamment employé depuis quelques jours ! Et ce Brexit est devenu une réalité officielle depuis hier, à 23 heures, heure de Londres : c’est l’instant où le Royaume-Uni a officiellement quitté l’Union européenne, même si ce départ n’est pas absolument sensible dans les faits. Pourquoi Brexit ? Drôle de mot, qui n’est pas vraiment de l’anglais, ni du latin, ni du grec, et qui pourtant est un peu de tout cela : bizarrement, c’est un vrai mot européen ! Un mot-valise comme on dit. On ne le dit pas parce que le Royaume-Uni fait sa valise pour quitter l’Europe ! Ce qu’on appelle mot-valise, c’est un mot qu’on construit en prenant deux parties de deux autres mots : on les assemble, on les colle, on les attache : un vrai bricolage ! Et là, on a collé « Br » et « exit ». Br pour Britain, c’est-à-dire, la Bretagne, la Grande-Bretagne, donc le Royaume-Uni. Et exit est un mot latin qui signifie « il sort ». On l’utilise encore souvent, tel quel, en anglais comme en français. En français dans la langue du théâtre. Dans le texte publié d’une pièce, exit veut dire qu’un personnage quitte la scène, et disparaît. Et en anglais, le mot est simplement synonyme de sortie : on le voit souvent affiché sur les murs, éclairé parfois, pour indiquer où est la sortie dans les lieux publics, les cinémas, le métro, etc. Alors ce Brexit a eu des petits : le Frexit, construit de la même façon, si l’on envisage que la France peut quitter l’Union européenne. Et même avant l’apparition de ce Brexit, on avait parlé de Grexit, lorsqu’on pensait que c’était la Grèce qui pouvait quitter l’Europe ?

Article publié le 01/02/2020

RFI - Radio France Internationale