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Infos en français facile : Édition du 04/04/2019 20h00

Transcription

Aurelien Devernoix : Bonsoir à toutes et à tous. Il est 22h à Paris, 20h en temps universel, c’est l’heure de votre Journal en français facile. À mes côtés pour présenter cette édition, Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir.

AD : Emmanuel Macron était en Corse aujourd’hui. La dernière étape de 3 mois de déplacements du président français à l’occasion du Grand Débat national. Et il a beaucoup été question ce jeudi du statut politique de l’île.

SB : Le Brexit toujours dans l’impasse alors que le gouvernement et l’opposition tentent de trouver un terrain d’entente. De quoi exaspérer même les plus farouches partisans de la sortie de l’Union européenne. Vous entendrez l’un d’entre eux.

AD : Nous irons également en Inde où se sont tenues aujourd’hui des marches de femmes pour protester contre la manière dont le gouvernement fait campagne pour les élections législatives. L’opposition est notamment accusée de soutenir le terrorisme.

SB : Et puis du football, l’équipe de France féminine affronte le Japon ce soir à Auxerre. Nous retrouverons notre envoyé spécial sur place Eric Chaurin.

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SB : Ce n’est pas le tour du monde, mais le tour de France en 80 jours que vient d’achever Emmanuel Macron avec une dernière étape Aurélien, dans la petite ville de Cozzano dans le sud de la Corse.

AD : Le président français venu à la rencontre des élus locaux corses, une région dotée d’une certaine autonomie, mais toujours aux prises avec une forte revendication indépendantiste. Un dossier qui a dominé les échanges de ce Grand Débat, car si les dirigeants nationalistes de l’Île avaient décidé de boycotter la rencontre, Emmanuel Macron a profité de l’occasion pour répondre à leurs critiques. Le récit de notre envoyée spéciale sur place Valérie Gas.

C’est élu estampillé la République en Marche, Jean Baptiste Luccioni, le maire de Pietrosella qui s’est fait le porte-voix des Corses qui ont regretté les paroles d’Emmanuel Macron lors de l’hommage au préfet Erignac en 2018 à Ajaccio. Mais pas question pour Emmanuel Macron de céder quoi que ce soit sur la condamnation de ce crime. Au contraire, le président estime que ceux qui défendent l’identité corse doivent faire un travail mémoriel. Une réponse à distance aux attaques des dirigeants nationalistes de l’Île, Gilles Siméoni et Jean-Giuy Talamoni, absents du débat, et auxquels il envoie un message. Emmanuel Macron a affirmé qu’il voulait avancer avec les Corses et a rappelé qu’il avait accepté l’inscription de la spécificité corse dans la constitution. Une nouvelle fois Emmanuel Macron a réaffirmé le cadre dans lequel il était prêt à négocier.

SB : Emmanuel Macron qui a reçu lors de ce déplacement en Corse une mauvaise nouvelle venue de Paris.

AD : La censure par le Conseil Constitutionnel l’article 3 de la loi anti-casseurs, un texte destiné à répondre aux violences des gilets jaunes. Les Sages, c’est le surnom des membres du Conseil, ont estimé que cet article portait atteinte à la liberté d’expression. Il permettait notamment aux autorités d’interdire à des personnes de manifester. Un camouflet, une défaite, pour le président et le gouvernement. L’Élysée a réagi de manière laconique, de manière brève, affirmant prendre acte de la décision du Conseil Constitutionnel.

SB : Angela Merkel était aussi en déplacement ce jeudi à Dublin.

AD : La chancelière allemande a rencontré son homologue irlandais, Léo Varadkar. Au coeur de leurs discussions, le dossier du retour possible après le Brexit d’une frontière entre la république d’Irlande, qui restera dans l’Union européenne et l’Irlande du Nord, rattachée à la Grande-Bretagne.

SB : Les Britanniques qui pourraient finalement devoir voter aux élections européennes à la fin du mois de mai.

AD : Une option qu’il ne faut désormais plus exclure selon le ministre britannique chargé de Brexit Steven Barclay en raison du délai qui pourrait être demandé par le gouvernement. Celui-ci poursuit ses discussions avec l’opposition. Mais le manque d’avancées inquiète le monde des affaires. Beaucoup de chefs d’entreprise britanniques étaient d’ailleurs opposés au Brexit. Richard Stone, patron de Share, une société de courtage en Bourse, y est lui toujours favorable. Mais il plaide pour la mise en place d’un report de longue durée.

Je préférerais qu’on révoque l’article 50, qu’on se pose et qu’on fasse ce qu’on aurait dû faire il y a deux ans, qu’on mette en place une vision. C’est le problème, il n’y a jamais eu de vision ni de leadership sur que signifie le Brexit, et comment on allait le mettre en place. Donc, on reprend tout au début, et comme ces dernières années ont prouvé que les négociations avec l’UE étaient très difficiles si ce n’est pas impossible, on part au bout de deux ans avec une sortie sans accord. Mais on l’aura organisée. Oui ça voudrait dire rester plus longtemps en Europe, mais ça signifie faite ce qu’on aurait dû faire depuis deux ans des deux côtés du Channel, préparer une meilleure sortie sans accord, toutes ces choses qui n’ont jamais été faites correctement.

AD : Le chef d’entreprise britannique Richard Stone répondait à notre envoyée spéciale à Londres Anissa El Jabri.

SB : Les pilotes du vol d’Ethiopian Airlines qui s’est écrasé le 10 mars dernier auraient tout tenté pour redresser la trajectoire de leur avion avant qu’il ne s’écrase.

AD : C’est ce qu’indique un rapport préliminaire d’enquête, un premier rapport partiel, publié aujourd’hui. Selon la ministre éthiopienne des Transports, les pilotes ont suivi les procédures indiquées par le fabricant de l’appareil, Boeing, mais sans parvenir à éviter le crash. Le rapport sous-entend donc un problème de l’appareil et une responsabilité du constructeur américain.

SB : Ces tensions en Libye Aurélien.

AD : Le Maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle l’est du pays, a ordonné à ses troupes de marcher sur la capitale Tripoli. Le gouvernement rival a de son côté demandé aux forces qui le soutiennent de se tenir prêtes. La France, l’Italie, le Royaume-Uni, les États-Unis et les Émirats arabes unis ont appelé à une désescalade, à une baisse, immédiate de ces tensions.

SB : En Inde, les élections législatives vont commencer dans exactement une semaine.

AD : Espérant obtenir un nouveau mandat, le gouvernement mène une campagne très dure à l’égard de l’opposition, l’accusant d’être favorable aux terroristes et au Pakistan ennemi… Une stratégie électorale dénoncée ce jeudi lors de marches de femmes. Elles ont dénoncé une politique de haine et de discrimination diffusée par le gouvernement. Notre correspondant en Inde, Sébastien Farcis, était dans le cortège de New Delhi. Reportage.

Plusieurs centaines de femmes, accompagnées de quelques hommes ou transsexuels, défilent dans le centre de New Delhi sous une énorme banderole, où il est écrit « Sauvez notre constitution » et au cri de Azadi, Liberté. Richa est une jeune chercheuse. « Les programmes que le gouvernement a annoncés pour les femmes ne produisent aucun effet. Tout l’argent part dans la publicité, mais il ne se passe rien sur le terrain. Nous luttons aussi contre la haine religieuse que diffuse ce gouvernement et la tolérance pour les lynchages des musulmans. Nous appelons donc à ne pas voter pour ce gouvernement, car il va détruire notre pays. »Dans la foule, quelques cheveux gris également. Des féministes de première heure, comme Renu, 60 ans. « La femme a une approche beaucoup plus humaine de la société, et plus égalitaire. Et dans les temps de crise et de haine comme en ce moment, la femme doit sortir pour essayer de rétablir le respect de chacun. » Des dizaines d’autres marches de femmes similaires étaient prévues pendant toute cette journée dans 20 États du pays.

SB : Retour en France à présent avec du football et le match amical qui oppose ce soir l’équipe de France féminine à son homologue du Japon.

AD : Un gros test pour les Bleues à 64 jours du coup d’envoi de la Coupe du Monde en France. Eric Chaurin, vous êtes notre envoyé spécial à Auxerre où se déroule la rencontre. La seconde mi-temps vient de reprendre.

[Transcription manquante]

Article publié le 04/04/2019

RFI - Radio France Internationale