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Infos en français facile : Édition du 03/04/2019 20h00

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h ici à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir :la rencontre entre Theresa May et Jeremy Corbyn. La Première ministre britannique a discuté avec le chef de l’opposition. Malgré les critiques de la majorité qui craint un Brexit doux, explications dans un instant.

SB : Les 70 ans de l’OTAN. Le secrétaire général de l’alliance Jens Stoltenberg est à Washington et il a salué l’action des États-Unis lors d’un discours devant le Congrès.

RA : Et puis en France un nombre record de détenus. Plus de 70 milles personnes en prison, et « seulement » 60 milles places.

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SB : À Londres, après la main tendue : la rencontre.

RA : Hier soir la Première ministre britannique Theresa May tendait la main au chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn, c’est-à-dire qu’elle lui proposait de discuter. Cette discussion a eu lieu cet après-midi, ce qui a valu à Theresa May de vives critiques. Les députés de son camp craignent en effet que ces négociations avec l’opposition ouvrent la voie à un divorce doux entre Londres et Bruxelles, avec par exemple la Grande-Bretagne qui resterait dans l’union douanière après le Brexit. Et illustration de ces inquiétudes, deux nouvelles démissions de membres du gouvernement : Chris Heaton-Harris, l’un des secrétaires d’État au Brexit, et Nigel Adams, secrétaire d’État au Pays de Galles.

Voilà pour le contexte de cette rencontre entre Theresa May et Jeremy Corbyn. Rencontre qui a découlé sur très peu de commentaires. Un communiqué du gouvernement parle de climat de « flexibilité ». Un autre du parti travailliste écrit : « Nous sommes tombés d’accord sur un programme de travail entre nos équipes pour établir le cadre de l’accord. » On va retrouver en direct de Londres l’envoyée spéciale de RFI Anissa El Jabri. Anissa, les réactions sont très formelles, mais derrière ces mots pas sûrs que ça n’aille très fort.

[Transcription manquante]

RA : Anissa El Jabri en direct de Londres pour RFI. Donc il y a la perspective d’un Brexit doux, autre hypothèse la sortie sans accord. C’est ce qui inquiète Bruxelles et les partenaires européens. Ainsi ce mercredi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et la chancelière allemande Angela Merkel ont promis qu’ils se battraient jusqu’au bout pour éviter un tel scénario.

SB : Vous écoutez le journal en français facile, il est 16h.. à Washington, où se trouve le secrétaire général de l’OTAN.

RA : Jens Stoltenberg en déplacement à l’occasion des 70 ans de l’alliance. Hier il était reçu par le Président Donald Trump à la Maison-Blanche. Et aujourd’hui le secrétaire général de l’OTAN a eu droit aux honneurs du Congrès, c’est la première fois que le dirigeant d’une organisation internationale s’exprimait à Washington devant les deux chambres réunies en Congrès. Et lors de ce discours, Jens Stoltenberg a remercié les États-Unis pour leur engagement au sein du pacte de défense, je vous propose de l’écouter.

« Depuis la signature du traité qui a fondé notre alliance en 1949, chaque congrès, chaque président américain, les hommes et les femmes en uniforme et le peuple des États-Unis ont toujours été des soutiens acharnés de l’OTAN. L’Amérique a été la colonne vertébrale de notre alliance. Elle a été fondamentale pour assurer la sécurité et la liberté de l’Europe. Nous n’aurions pas l’Europe en paix et prospère que nous voyons aujourd’hui sans les sacrifices et l’engagement des États-Unis. Donc l’OTAN a été bonne pour l’Europe. Mais l’OTAN a aussi été bonne pour les États-Unis. La force d’une nation n’est pas seulement mesurée par la taille de son économie ou par le nombre de ses soldats, mais aussi par le nombre de ses amis. Et grâce à l’OTAN, les États-Unis ont plus d’amis et d’alliés que n’importe quelle puissance. Cela a rendu les États-Unis plus forts et plus sûrs. »

RA : Jens Stoltenberg cet après-midi à Washington lors d’un discours devant le Congrès. Et un peu plus tard le vice-président américain Mike Pence s’est est pris à l’Allemagne, à propos d’u sujet qui revient régulièrement dans les critiques américaines vis-à-vis de l’OTAN : c’est la participation des alliés dans le budget de l’alliance. « L’Allemagne doit faire beaucoup plus » a déclaré Mike Pence. Enfin demain les grandes festivités du 70e anniversaire de l’OTAN : les ministres des Affaires étrangères des 29 pays membres seront réunis à Washington.

SB : « Rien ne nous arrêtera », ces mots sont ceux de Juan Guaido.

RA : L’opposant au Venezuela, reconnu Président par intérim par une cinquantaine de pays. Il réagissait à la levée de son immunité parlementaire. C’est une décision de l’assemblée constituante et cela veut dire que Juan Guaido peut être jugé. Il s’agit d’une nouvelle étape pour tenter d’écarter l’opposant à Nicolas Maduro. Mais pas sûr que Caracas parvienne à ses fins, parmi ceux qui font pression contre Nicolas Maduro, il y a les États-Unis. Ils ont lancé adressé une mise en garde aux autorités du Vénézuéla. Et ils préviennent également Cuba : promettant en effet que « La Havane payera pour sa manipulation de la démocratie au Venezuela ». Les explications de Domitille Piron.

La présence de Cubains dans les hautes sphères vénézuéliennes, révélée par le site d’information américain, Bloomberg, a fait réagir le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton. Sur Twitter, il annonce que les « États-Unis demanderont des comptes à Cuba pour sa manipulation de la démocratie au Venezuela et pour sa participation directe à la répression de Maduro sur le peuple vénézuélien » écrit John Bolton dans un tweet. Réaction presqu’immédiate du ministre des affaires étrangères cubain, Bruno Rodriguez, sur ce même réseau social : « les accusations sur une supposée ingérence de Cuba au Venezuela prétendent occulter l’échec du coup d’État d’un usurpateur autoproclamé » en référence à l’opposant Juan Guaido, estime le ministre cubain, qui accuse les États-Unis de mener une guerre non-conventionnelle pour asphyxier le peuple vénézuélien. De son côté le sous-secrétaire d’État américain à l’énergie, Frank Fannon, semble se réjouir dans une interview au journal el Nuevo Herald, que les coupures d’électricité impactent la production de pétrole brut au Venezuela. Ainsi le pays ne serait plus en mesure de fournir les 50 000 barils de pétrole quotidien à Cuba.

RA : Une solution, selon les Américains, pour faire chuter Nicolas Maduro, et également pour affaiblir Cuba, qui traverse une période économique difficile.

SB : En France, le nombre de personnes emprisonnées ne cesse d’augmenter.

RA : La France retrouve un chiffre record qui avait été établi en novembre dernier, à savoir plus de 71 milles prisonniers. Les données ont été communiquées par l’administration pénitentiaire. Et ce qui est inquiétant c’est qu’on compte plus de 71 milles détenus alors qu’il n’y a que 60 milles places. C’est ce que l’on appelle la surpopulation carcérale, et dans ce domaine la France est au troisième rang en Europe. Tous les détails avec Simon Rozé.

116 détenus pour 100 places en moyenne dans les prisons françaises. Certaines, localement, ont même deux fois plus de prisonniers que de lits. Ce n’est pas un phénomène nouveau, les établissements pénitentiaires français sont surpeuplés. Mais ce mois d’avril atteint des niveaux record. Ce sont ainsi très exactement 71 037 personnes qui dorment derrière les barreaux, selon les chiffres de l’administration. En cause notamment, la part non négligeable des prévenus, ces détenus qui n’ont pas encore été jugés. Ils sont certes moins nombreux que le mois dernier, mais représentent toujours près d’un tiers des personnes incarcérées. Au niveau européen, la France est ainsi le quatrième pays avec le plus de prisonniers, derrière le Royaume-Uni, la Pologne et la Russie. Cette dernière est de très loin la championne de l’enfermement, avec plus de 600 000 détenus. Avec ces mauvais chiffres, la France se place en revanche sur le podium des mauvais élèves européens en matière de surpopulation carcérale. Seules la Macédoine du Nord et la Roumanie font pire. Triste record également pour l’hexagone, qui compte le plus grand nombre de suicides en prison.

RA : Fin de ce Journal en français facile.

Article publié le 03/04/2019

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