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Infos en français facile : Édition du 28/02/2018 20h00

Transcription

Hugo Lanoë : 21h à Paris à l'écoute de RFI, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile.

Au sommaire de cette édition :
- La Syrie. Malgré la trêve voulue par le président russe Vladimir Poutine, les combats continuent dans la Ghouta Orientale. Témoignage d'un militant anti-Bachar Al Assad à suivre dans un instant.
- Nous irons ensuite en Afghanistan. Une conférence pour la paix a eu lieu aujourd'hui à Kaboul. Le président du pays propose un cessez-le-feu aux talibans, pour mettre fin à dix-sept années de guerre.
- Aux États-Unis, les élèves du lycée de Parkland, en Floride, ont fait leur rentrée, deux semaines après la fusillade qui a une dizaine de lycéens.
- Et puis en France, à deux jours de la cérémonie des césars, le cinéma français se mobilise contre le harcèlement sexuel.

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HL : Le cessez-le-feu de cinq heures par jour - ordonné par le président Poutine - a du mal à être respecté en Syrie. La faute aux rebelles, selon Moscou, et aux djihadistes qui pilonnent, qui bombardent le corridor humanitaire, prévu pour évacuer les quelque quatre cent mille civils pris au piège dans l'enclave de la Ghouta Orientale. De leur côté les insurgés rejettent la responsabilité sur le régime de Damas. D'ailleurs les forces loyalistes, fidèles à Bachar Al Assad ont gagné du terrain dans la banlieue de la capitale syrienne ce mercredi. Pourtant, les tirs ont baissé en intensité. Mais les frappes du régime ont tout de même tué huit personnes. Écoutez le témoignage Oussama Al Omari, militant de l’opposition syrienne. Il est joint par Sami Boukélifa.

« Ce mercredi, les forces du régime ont mené une importante offensive terrestre dans la Ghouta Orientale. Elles ont même gagné du terrain et pris une localité (Hawch Dawahra). Les combattants rebelles ont été contraints de se replier et d’abandonner une de leur position à cause de la puissance de feu des troupes gouvernementales. Il y a eu de puissants tirs d’artillerie et de violents bombardements. Il y a des frappes aériennes contre les zones de combats, près de Douma... et les forces du régime ont lancé plusieurs tentatives d’incursions simultanées. »

HL : Et en 10 jours, plus de six cents civils, dont cent quarante-sept enfants, sont morts. Des chiffres avancés par l'OSDH, l'Observatoire syrien des Droits de l'Homme. Des victimes civiles également au Yémen, meurtries pas une guerre qui dure depuis plus de trois ans. Deux enfants ont été tués ce mercredi dans le bombardement d'un bastion, d'un fief rebelle à Saada, au nord du pays. Un raid aérien mené par la coalition arabe pilotée, menée par l'Arabie Saoudite qui lutte contre les chiites Houtis. Huit personnes ont également été blessées. Une information rapportée sur Tweeter par l'UNICEF. De son côté l'ONU tire la sonnette d'alarme, c'est-à-dire : avertit publiquement avec insistance des dangers au Yémen.

Vingt-deux millions de personnes sont en péril. Huit millions sont en situation d'urgence alimentaire absolue. Des femmes, des enfants et des hommes qui ne mangent pas à leur faim. « La paix est entre les mains des talibans », déclaration ce mercredi du président afghan Ashraf Ghani. Déclaration prononcée à l'ouverture de la Conférence de Kaboul pour la paix. Les délégations de vingt-cinq pays ont assisté à cet événement. Le troisième du genre depuis 2010. Les principaux absents sont les talibans qui contrôlent près de quarante pour cent du territoire afghan. Le président afghan Ashraf Ghani a proposé un cessez-le-feu et l'ouverture de pourparlers, mais les talibans ont écarté cette offre. À Kaboul pour RFI Sonia Ghezali.

« Le Processus de Kaboul recherche la reddition de l'Émirat islamique alors qu’il défait le pouvoir arrogant de l'Amérique et de ses alliés », déclaration des talibans sur leur compte twitter. Réponse cinglante des insurgés au président Ashraf Ghani qui proposait ce matin a l’ouverture de la conférence de Kaboul, un cessez-le-feu préalable à des pourparlers de paix. Le chef de l’état afghan avait indiqué être prêt à - je cite – « oublier le passer pour regarder vers l’avenir ». Ashraf Ghani s'engage à lever l'interdiction de voyager aux talibans qui souhaitent rejoindre le processus de paix à condition également « qu’ils reconnaissent la constitution afghane et respectent les droits des citoyens, en particulier des femmes, ainsi que les forces de sécurité ». Les insurgés qui s'en sont encore pris aujourd’hui à un poste de police dans le sud du pays tuant cinq personnes, prenant également en otage dix-neuf passagers d’un bus, s'étaient adressés aux États-Unis hier via leur site internet et se disent prêts à des discussions de paix. Aucune mention n’était faite en revanche du gouvernement afghan dont les talibans ne reconnaissent pas la légitimité. Kaboul, Sonia Ghezali, RFI.

HL : À Jérusalem, après trois jours de fermeture, les pèlerins et les touristes ont pu à nouveau renter dans le Saint-Sépulcre. Le site qui abrite le tombeau du Christ, selon la tradition, était fermé depuis lundi. En cause : 150 millions d'euros d'impôt réclamés à l'Église par l'État Hébreux. Face au tollé, à la colère... les autorités israéliennes ont décidé de geler ces mesures fiscales et législatives. Une concertation est attendue entre Israël et les 13 églises de la ville sainte.

Nouvelle attaque au Mali contre la force des Nations Unies déployée dans le pays.Quatre Casques bleus de la MINUSMA ont été tués. Quatre autres ont été blessés. Leur véhicule a sauté, explosé sur une mine au nord du pays. Un drame qui porte à huit le nombre total de Casques bleus tués depuis le début de l'année dans le pays.

Je vous le disais dans les titres. Les lycéens américains de Parkland, en Floride, ont fait leur rentrée aujourd'hui, deux semaines après la fusillade. Dix-sept croix blanches ont été érigées, posées devant l'établissement en hommage aux dix-sept victimes. Une tuerie qui a relancé le débat sur les armes à feu aux États-Unis. D'ailleurs une grande enseigne de magasins de sport a banni, interdit, la vente de fusils d'assaut aux personnes de moins de vingt et un ans. Une nouvelle prise de position marquante d'une grande entreprise. Les explications à New York avec Grégoire Pourtier

L’administration du lycée de Parkland a aménagé la demi-journée pour que les quelque trois milles élèves qui retournent d’abord dans la classe où ils étaient lors de la tuerie, avec le même professeur, les mêmes camarades. L’immeuble où sont morts dix-sept adolescents et adultes est encore inaccessible, mais la vie doit continuer. Beaucoup disent finalement tirer de la force du débat national sur les armes à feu et la sécurité des établissements scolaires qu’ils ont réussi à imposer avec une intensité inédite. Il y a une fierté, une nouvelle raison d’être chez ces jeunes dont certains sont devenus des porte-drapeaux reconnus. Ce mercredi matin, il y a évidemment de la nervosité, et ils ne sont pas tous convaincus par l’imposant déploiement policier. « L’éducation ne doit pas se faire dans un climat de peur, c’est justement ce que veut le lobby des armes », regrette un élève. Pour atténuer la violence visuelle de leurs fusils en bandoulière, les forces de l’ordre sont accompagnées de chevaux, et même d’un âne, «animaux de réconfort ». Sur le trottoir, une femme propose des « bisous gratuits », et à l’intérieur, des accompagnateurs psychologiques sont présents, ainsi que des chiens eux aussi chargé d’apporter un soutien et une affection bienvenue. Mais les élèves attendent aussi des actes concrets, au niveau fédéral et, dans un premier temps, au Parlement de Floride, qui est en session pour encore 10 jours. Grégoire Pourtier, New York, RFI.

HL : Le président vénézuélien Nicolas Maduro a officialisé sa candidature à sa réélection pour l'élection anticipée, avancée du 22 avril prochain. Une élection boycottée c'est à dire rejetée par l'opposition et condamnée par la communauté internationale. Nicolas Maduro aura face à lui cinq candidats, dont un ancien chaviste, Henri Falcon.

Le cinéma français se mobilise contre les violences et le harcèlement sexuel. Un ruban blanc arboré, porté par les invités de la cérémonie des césars vendredi soir, cérémonie qui récompense les meilleures productions cinématographiques françaises. Et une pétition à la une du journal Libération. Une requête signée par 130 personnes. Anna Piekarec.

L’initiative est inspirée du mouvement « Time’s Up » « C’est fini », né à Hollywood après le scandale Weinstein. Son message est clair : après les paroles, il faut agir. Agir en aidant concrètement les femmes victimes de violences. Dans la tribune publiée dans le journal Libération, ses 130 signataires, parmi lesquels les actrices Julie Gayet, Vanessa Paradis, Sandrine Bonnaire, l’écrivaine Leïla Slimani ou la réalisatrice Tonie Marshall lancent un cri d’alarme. « Nous sommes inquiètes – déclarent –elles, car mal accompagnées, les femmes sont vulnérables face à la justice». L’objectif de leur campagne est donc de récolter de l’argent pour soutenir l’action de la Fondation des femmes et de 4 associations en faisant partie qui proposent aux victimes un accompagnement juridique. La libération de la parole des femmes a en effet entraîné une augmentation des plaintes. En conséquence, les associations, débordées, n’arrivent pas à répondre à tous les appels à l’aide. La présidente de la Fondation des femmes espère aujourd’hui que l’opération « Maintenant on agit », relayée aussi par les réseaux sociaux, permettra de récolter un million d’euros. Anna Piekarec

HL : À Mayotte, manifestations et opérations « île morte » ce mercredi. Ce département français de l’outre-mer est secoué depuis plus d'une semaine par un fort mouvement de contestation populaire contre l'insécurité. Mayotte restait partiellement paralysée mercredi, malgré l'annonce de prochains renforts de forces de l'ordre.

C'est la fin de ce Journal en français facile réalisé par Xavier Gonzalez Gavilan. Merci à vous de l'avoir suivi. Je vous rappelle que vous pouvez réécouter et relire cette édition sur notre site rfi.savoirs.fr.

Article publié le 28/02/2018

RFI - Radio France Internationale