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Infos en français facile : Édition du 27/02/2018 20h00

Transcription

Andréane Meslard : Bonsoir à toutes et tous, bienvenue dans votre journal en français facile présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Andréane !

AM : Ce mardi, l'actualité c'est cette trêve humanitaire en Syrie qui n'aura duré que quelques heures. La Ghouta orientale, située dans le nord-ouest du pays a été le théâtre de nouveaux affrontements. Pour la Russie, ce sont les rebelles qui ont rompu la trêve en premiers, ce que dément l'opposition.

SB : En Afghanistan, les rebelles talibans ont lancé aujourd'hui un appel à Washington, une première depuis plus de deux ans.

AM : Nicolas Maduro aura bien un adversaire lors de l'élection présidentielle au Vénézuéla en avril prochain. Henri Falcon, il a été nommé ce mardi par un parti de gauche.

SB : Le premier ministre français Edouard Philippe était au salon de l'agriculture à paris aujourd'hui.

SB : Seulement quelques heures, voilà le temps qu'aura duré la trêve dans la Ghouta orientale, une des dernières enclaves rebelles située dans le nord-ouest de la Syrie.

AM : Oui une trêve, qui n'a de trêve que le nom. Elle avait été demandée par Moscou, et décrétée par l'ONU après neuf jours de bombardements intensifs sur la Ghouta, et près de 600 morts. Cette trêve devait commencer aujourd'hui et s'organiser ainsi : cinq heures, par jour entre 9h et 14h. Mais ce mardi, ce cessez le feu a à peine été respecté trois heures. La Russie, accuse les groupes rebelles, de se servir des civils comme bouclier humain.

C'est faux répond Oussama Al Amri, militant de l’opposition syrienne.

« Cette trêve de Vladimir Poutine est plus que fragile. Les avions de combats sont très vite revenus dans les airs et ont commencé à bombarder. Il y a eu aussi, durant cette prétendue trêve, des tirs d’artillerie lourde sur plusieurs villes de la Ghouta Orientale. Honnêtement on se moque de nous comme d’habitude... Le régime et les Russes, accusent à tort les groupes rebelles d’empêcher les civils de quitter la Ghouta. Comment voulez-vous que les gens quittent la Ghouta avec ces bombardements ? Les bombardements sont permanents... les gens ne peuvent même pas sortir dans les rues comment vous voulez qu’ils sortent de la Ghouta ? »

AM : Oussama Al Amri, militant de l’opposition syrienne, contacté dans la Ghouta par Sami Boukhelifa. Un enfant a été tué aujourd'hui dans des bombardements, d'après l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme.

SB : Demain ce tiendra la Conférence de Kaboul pour la paix en Afghanistan. Ce mardi, la veille donc, les rebelles Talibans ont lancé un appel aux Américains.

AM : Un appel pour que Washington discute directement avec ses représentants qui se trouvent à Doha au Qatar. C'est une première depuis plus de deux ans. Les talibans, qui contrôlent plus de 40% du territoire en Afghanistan, ne relâchent pas leur pression sur le gouvernement afghan, en menant des attaques régulières sur les forces de sécurité afghanes et sur les institutions gouvernementales et étrangères. Leur appel à négocier s'adresse aux Américains qui ont envahi le pays après les attentats du 11 septembre 2001, mais ceux-ci ne mentionnent à aucun moment les autorités afghanes. Sonia Ghezali.

« C'est sur leur site internet que les talibans appellent les responsables américains à discuter directement avec leur représentants à Doha au Qatar où le groupe d'insurgés afghans possède un bureau depuis 2013. "Si les Américains acceptaient les exigences légitimes du peuple afghan et exprimaient leurs propres demandes et préoccupations par un canal pacifique, peut-on lire, ça aiderait à trouver une solution" fin de citation. Les talibans changent de ton. Cet appel à discuter de la paix tranche avec leur position historique, à savoir ne pas négocier tant que des forces étrangères se trouvent sur le territoire afghan. Il y a quelques semaines, les talibans avaient déjà appelé à une résolution pacifique du conflit, dans une lettre ouverte adressée au peuple et au congrès américain. Aucune solution militaire ne sera trouvée en Afghanistan" écrivent-ils sur leur site internet, ajoutant que : "Les stratégies militaires tentées depuis dix-sept ans n'ont fait qu'intensifier et prolonger la guerre. Et ce n'est dans l'intérêt de personne". Les insurgés ne mentionnent a aucun moment le gouvernement afghan dont ils ne reconnaissent pas la légitimité et qu’ils qualifient régulièrement de pantins de Washington. Aucune mention n'est faite également de la conférence de Kaboul qui réunira demain, dans la capitale afghane les délégations des pays de la région afin de discuter du processus de paix en Afghanistan. »

SB : Au Venezuela, Nicolas Maduro aura finalement face à lui un candidat de l'opposition lors de l'élection présidentielle prévue le 22 avril.

AM : Il s'appelle Henri Falcon, il est militaire à la retraite, ex-chaviste. Il a été désigné par le MAS, le Mouvement vers le socialisme, un petit parti de gauche dans le pays. Ce choix est une surprise, il ne s'accorde pas avec la décision de la coalition de l'opposition, la MUD. Elle avait décidé de boycotter les élections, car elle jugeait le vote du 22 avril "illégitime" et frauduleux. Les explications de Cloé Magister.

« Henri Falcon est convaincu qu'il peut l'emporter face à Nicolas Maduro. Ancien maire et gouverneur de l'Etat de Lara, dans le nord-ouest du Venezuela, Henri Falcon était lié à l'ancien président Hugo Chavez arrivé au pouvoir en 1999, avant de rompre avec lui en 2010. A l'écart du chavisme, ce militaire à la retraite a ensuite coordonné en 2013 la campagne présidentielle du chef de l'opposition de l'époque, Henrique Capriles. Mais Nicolas Maduro l'avait emporté de justesse. Alors que la MUD, la coalition de l'opposition, dit vouloir boycotter cette élection du 22 avril qu'elle estime illégitime, Henri Falcon rétorque qu'il est pour lui "essentiel de participer dans un pays où le régime est rejeté à 80%". A la tête de son propre parti "Avant-garde Progressiste", il faisait pourtant partie de la MUD. Il avait d'ailleurs déjà fait part de son souhait de se présenter. Son inscription auprès du Conseil National Electoral va à l'encontre de la décision de la MUD, elle pourrait aussi apparaître comme un faire-valoir et légitimer des élections considérées frauduleuses par l'opposition. »

SB : En Colombie, cinq militaires ont été tués et dix ont été blessés ce mardi dans une attaque à l'explosif, dans le nord-est du pays.

AM : La responsabilité de cette attaque a été attribuée à l'Armée de Libération Nationale (l'ELN). Les soldats participaient à des opérations de contrôle routier lorsqu'un objet a explosé sur leur passage à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Venezuela. 

SB : Le premier ministre français Edouard Philippe s’est rendu ce mardi matin au Salon de l’Agriculture à Paris.

AM : Oui, deux jours après le président français Emmanuel Macron. L’ambiance était beaucoup moins tendue pour le chef du gouvernement.

Le Reportage sur place, Richard RiffoneauJulien Chavanne.

« Vous voulez qu’on parle de quoi ? De la SNCF ou du glyphosate ? Ou de la pomme de terre ? - Pomme de terre !
Les pommes de terre plutôt que les sujets qui fâchent. Edouard Philippe aura échappé ce matin aux confrontations musclées. Si les agriculteurs ne cachent pas leurs inquiétudes sur l’accord commercial avec l’Amérique du Sud ou sur la fixation des prix avec la grande distribution, le ton reste cordial…
« On est une filière dynamique, mais qui semble ignorée un peu du gouvernement. Je suis un petit peu provocateur hein…-Non je ne vois pas pourquoi vous dites ça, on est entre nous ».
Après la fermeté d’Emmanuel Macron, Edouard Philippe est en opération séduction. Il écoute beaucoup, parle peu. Et préfère jouer la décontraction.
  « Il va falloir améliorer le revenu.- Bon, on parle on parle, mais on ne boit pas beaucoup quand même ! »
Un petit verre de cidre avant 10h du matin, des ‘selfies’ et des bises…
« Ca va bien (…) ». Cajoler, rassurer… Le Premier ministre reviendra auprès des agriculteurs demain et après-demain. »

AM : Ce mardi soir, c'est le ministre de la transition énergétique Nicolas Hulot qui s'est rendu au salon de l'agriculture après avoir dit qu'il n'irait pas. Il y a rencontré notamment la directrice de la FNSEA, le premier syndicat agricole français.

SB : En France, la gendarmerie est désormais accessible 24h sur 24 et 7 jours sur 7 par internet et via n'importe quel support.

AM : Oui, et c'est possible depuis aujourd'hui. Le ministre français de l'intérieur Gérard Colomb a annoncé ce mardi la création d'une brigade numérique. A cette brigade numérique, vous pouvez poser vos questions concernant les démarches à suivre si vous avez subi une infraction, ou une agression. 20 gendarmes spécialement formés, assistés par des réservistes et basés à Rennes. Ils seront chargés de répondre aux sollicitations sur cette plateforme accessible sur le site de la gendarmerie nationale.

SB : Il va faire encore très froid ces prochains jours en France. Les trois quarts du pays ont été placé en alerte grand froid.

AM : Mais c'est l'Europe toute entière qui subit une vague de froid glacial. Moins 24 degrés sont attendus dans la nuit à certains endroits en Allemagne et moins 29 degrés en Estonie. Et pendant ce temps, l'Arctique elle, a trop chaud. Le pôle nord a connu un pic de chaleur en fin de semaine dernière, le thermomètre est monté jusqu'à trente degré au-dessus des normales de saison.

AM : C’est la fin de votre journal en français facile. Vous pouvez évidemment le retrouver sur notre site à la page RFI savoirs. Bonsoir à tous et bonsoir Sylvie !

Article publié le 27/02/2018

RFI - Radio France Internationale