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Infos en français facile : Édition du 25/02/2018 20h00

Transcription

Céline PELLARIN

Vous écoutez RFI, il est 20h TU, 21h à Paris.

Vous écoutez votre journal en français facile, merci et bienvenu. C'est Sébastien Duhamel qui est à mes côtés pour présenter cette édition. Bonsoir Sébastien.

Sébastien DUHAMEL

Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP

On vous l'annonçait hier, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté à l'unanimité, tous d’accord pour un cessez-le-feu en Syrie. Mais c'est une trêve qui n'existe que sur le papier, qui est fictive pour le moment. En effet, les bombardements continuent sur la Ghouta orientale.

SD

Nous vous emmènerons après cela au Parc des Princes. Le stade de l'équipe parisienne de football où le PSG affronte son grand rival Marseille. C'est Hugo Moissonier qui nous racontera le début de ce match dont le coup de sifflet vient de retentir pour sonner le début de la rencontre.

CP

Et comme nous sommes dimanche, Yvan Amar décrypte l'expression de la semaine. L’expression : Pas touche!

SD

Officiellement, il y a donc une trêve en Syrie. Mais officiellement seulement. Parce que sur le terrain c'est une autre histoire.

CP

La proclamation d’un cessez-le-feu par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, n’a changé en rien la violence que vivent les civils dans la Ghouta Orientale. Les bombardements contre cette enclave rebelle située près de Damas, ont fait plus de cinq cent morts. Et malgré la résolution de l'ONU, les forces de Bachar Al Assad, continuent de bombarder les quatre cent mille civils assiégés dans la Ghouta. C'est ce que rapporte Oussama Al Amri, il vit dans la Ghouta et c'est également un militant de l’opposition syrienne.

« Il semblerait que les forces du régime rejettent clairement cette décision internationale, qui prévoit un cessez-le-feu. Les avions de guerre et les hélicoptères de combat, continuent de bombarder les différentes villes et localités de la Ghouta. Des barils d’explosifs sont largués, des obus de mortiers, des missiles sont utilisés contre nous. Sans parler de l’offensive terrestre des troupes du régime qui tentent de pénétrer dans la Ghouta orientale. Jaich Al Islam, l’un des groupes rebelle qui contrôle la Ghouta, parvient pour le moment à repousser ces tentatives d’incursion. Voilà la situation que nous vivons en ce moment. Les avions de guerre ne quittent pas le ciel de la Ghouta».

CP

Oussama al Amri, militant de l’opposition syrienne, contacté dans la Ghouta orientale par Sami Boukhelifa

SD

Aux Etats Unis, le président issu du camp républicain change une nouvelle fois d'avis.

CP

En cause une note démocrate confidentielle qui est au cœur d'un débat politique intense. Si en premier lieu Donald Trump a d'abord dit non à sa publication. C'était vendredi et il expliquait qu'il craignait pour la sécurité nationale. Ce week-end, le président Trump fait volte-face et rouvre la porte à une éventuelle publication du mémo démocrate. Anissa el Jabri.

Note contre note, démocrates contre républicain : chacun sa version. Le premier, écrit par les républicains avait failli ne pas être rendu public. Déjà pour risques de révéler des informations sensibles. Quatre pages qui étaient rédigées par Devin Nunes,  président de la commission du renseignement à la Chambre. Quatre pages où cet allié de Donald Trump mettait en cause les méthodes du FBI : « de parti pris » jugeait l’auteur, dans l’enquête sur une possible ingérence russe dans l’élection présidentielle. Donald Trump s’était dit logiquement dit « totalement innocenté ». Colère des démocrates qui ont rédigé eux aussi un mémo, puis mis sous pression la Maison Blanche pour sa publication. Une réplique de dix pages, qui rejette totalement les accusations du précédent. Potentielle Collusion, directe ou indirecte entre l’entourage de Donald Trump et la Russie : cette "guerre des mémos" place tous ces sujets sur la place publique alors que l’enquête est toujours en cours.

SD

En République Démocratique du Congo, elles avaient été interdites par les autorités, mais elles ont eu lieu.

CP

Elles, ce sont les marches organisées à la sortie des messes à l'appel du Comité laïc de coordination. Mais ces manifestations ont été rapidement dispersées par les forces de l'ordre à Kinshasa et dans plusieurs grandes villes du pays. Des tirs de gaz lacrymogènes et des tirs à balles réelles ont été signalés. A Kinshasa, un homme a été tué et un autre est mort à Mbandaka dans la province de l'Equateur selon plusieurs sources.

SD

Selon l'ACAJ, l’association pour l'accès à la justice, à 17h30 locale, environ quatre-vingt personnes étaient toujours retenues par les forces de l'ordre. A Kinshasa, mais aussi Kisangani et Mbandaka

CP

Dans une allocution à la RTNC, le porte-parole de la police, affirme qu'il y a eu zéro mort, seulement deux blessés qui étaient des délinquants et des interpellations uniquement à Goma. Fin de citation.

SD

A Jérusalem,   l'église du Saint-Sépulcre, qui est selon la tradition chrétienne, le site du tombeau du Christ, est fermé.

CP

Ce sont des responsables chrétiens qui ont pris ce dimanche cette  rare décision. Ils veulent ainsi protester contre des mesures fiscales. Les autorités israéliennes veulent en effet faire payer des impôts sur certaines propriétés des Eglises considérées comme "commerciales".

SD

On parle maintenant football, Céline. Et en France, c'est la vingt-septième journée de championnat qu’on joue ce soir.

CP

Lyon et Saint-Etienne, deux villes géographiquement proches ont jouée l'une contre l'autre, c'est ce que l'on appelle un derby. Les Lyonnais pourtant à domicile ont fait match nul, un partout. Un autre match se joue ce soir. Paris accueille Marseille sur sa Pelouse. Pour nous faire vivre sur RFI, ce match électrique entre deux clubs rivaux, on retrouve Hugo Moissonier. Bonsoir Hugo.

HM

Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP

Vous êtes au Parc des Princes, où le match a débuté depuis quelques minutes.

Oui, troisième minute de jeu. Très exactement. Et l’OM qui s’est montrée la première. Qui a été la première équipe dangereuse dans cette rencontre avec une tête finalement sans grand danger de Florian Thauvin. L’OM qui va chercher à s’imposer face à son grand rival, pour la première fois depuis novembre 2011 et qui au classement peut également réaliser une belle opération. En passant devant Monaco et en prenant la deuxième place. Du coté de Paris on est tranquillement assis sur le fauteuil de leader. Attention, incursion de Lucas Ocampos côté gauche, ça ne donne rien. Paris solide leader de la Ligue 1, je vous le disais, qui va surtout chercher à se rassurer à dix jours d’un retour, d’un huitième de final retour de la ligue des Champions très important face au Real Madrid. Au Parc des Princes, quatre minutes de jeu : zéro à zéro entre l’OM et le PSG.

CP

Hugo Moissonier, c’est vous qui nous faites vivre en direct du Parc des Princes à Paris, ce match PSG-OM. C'est donc l'affiche de la soirée de football. Et on vous retrouve Hugo dans les prochaines éditions de la radio du monde.

SD

Le rituel du dimanche dans le journal en français facile.

CP

En effet, pour conclure la semaine, Yvan Amar choisi une expression qui selon lui a marqué ces deniers jours et il l’a décrypte. Aujourd’hui c'est "pas touche".

Touch me not, c’est le titre du film qui vient d’obtenir la plus haute récompense qui est décernée au grand festival de cinéma de Berlin. Un des plus grands du monde. Avec Venise et Cannes bien sûr. Et bien Touch me not, vient d’avoir l’Ours d’or. Touch me not, un titre anglais pour un film qui est germano-roumain. Mais il faut bien dire que c’est le cas de plus en plus souvent d’avoir des titres étrangers dans des films. Des titres qui la plupart du temps ne sont pas traduits, quand le film est montré dans un autre pays que son pays d’origine. Il n’empêche on peut se demander ce que cela veut dire : « touch me not ». Spontanément on va dire « ne me touche pas ». « Ne me toucher pas », c’est à peu près ça. Mais ce n’est peut-être pas la meilleure traduction. Car ça ne donne pas l’effet familier que l’on a dans « touch me not ». Qui rappelle une autre formule anglaise connue : « forget me not », « ne m’oubliez pas ». Alors, comment traduire ? On pourrait dire, « me touche pas ». On supprime la particule négative, et la formule est beaucoup plus familière. Mais ce n’est pas encore exactement ça, car on n’a pas modifié l’ordre des mots. Comme dans « touch me not », qui ne ressemble pas à la vraie formule correcte « do not touch me ». Alors on peut dire, « touche moi pas ». Oui ça c’est possible. C’est beaucoup plus familier, y a un côté un petit peu humoristique, dans cette façon d’inverser les termes. Ça se dit parfois en français familier. « Touche moi pas ».  Mais ce qu’on dit surtout c’est « pas touche ». Et là ça renvoi à un langage un petit peu enfantin, comme lorsqu’on dit à un enfant, de ne pas toucher à un objet fragile : « pas touche ». « Pas touche bébé ». Ou même quand on met en garde, là encore avec un sourire quelqu’un en disant: « pas touche, c’est mon mari ou c’est ma femme ». C’est-à-dire c’est privé ça ne se prête pas.  

CP

Yvan Amar et son expression de la semaine, aujourd’hui vous venez de l’entendre « pas touche ». Le journal en français facile, c'est fini pour aujourd’hui. Cette édition était réalisée par Christophe Loisel. Et présentée avec Sébastien Duhamel. Merci à tous les deux.

SD

Merci Céline.

CP

Et vous pouvez comme toujours, réécouter et surtout relire ce journal en français facile sur le site savoirs.rfi.fr. Evidemment toute l’actualité qui est développé dans les autres éditions de la radio du monde, que ce soit sur l’antenne internationale ou Afrique, et bien ces actualités elles ont leur site internet. C’est www.rfi.fr. Evidemment également sur les applications mobiles. Merci d’être à l’écoute de RFI. Il est 20 heure passé de dix minutes en temps universel, une heure de plus à Paris. 

Article publié le 25/02/2018

RFI - Radio France Internationale