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Infos en français facile : Édition du 24/02/2018 20h00

Transcription

Céline PELLARIN

Vous écoutez RFI, il est 20h TU, 15h à New York

Vous écoutez votre journal en français facile, merci et bienvenu. C'est Sébastien Duhamel qui est à mes côtés pour présenter cette édition. Bonsoir Sébastien.

Sébastien DUHAMEL

Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP

Le vote du conseil de sécurité de l'ONU à l'unanimité, tous d'accord pour réclamer un cessez-le-feu d'un mois en Syrie. Une décision prise avec beaucoup de retard. Le but était d'empêcher la Russie, allié du président Bachar al Assad de mettre son veto, de bloquer ce texte. Nous serons en direct de New York dès le début de ce journal.

SD

Aux Etats Unis justement, le gouverneur de la Floride veut durcir les lois pour obtenir une arme à feu. Une décision surprenante pour cet élu républicain. Mais la mort de dix-sept personnes la semaine dernière dans un lycée de cet Etat a particulièrement choqué le pays.

CP

Et comme nous sommes samedi, Yvan Amar fait son retour avec son mot de la semaine en lien avec le Salon de l'Agriculture qui a ouvert ses portes aujourd’hui à Paris.

SD

En Syrie dans la Ghouta orientale, le temps des bombes et celui de la diplomatie ne sont pas les mêmes.

CP

Depuis sept jours, les bombardements du régime de Damas sur ce bastion rebelle ont tué au moins cinq cent personnes. Loin de la Ghouta orientale, à New York au siège des Nations Unies, le Conseil de sécurité s'est finalement prononcé il y a de cela une demi-heure sur une résolution. On retrouve à New York au siège de l'ONU Marie Bourreau. Marie, c'est avec beaucoup de retard que ce texte a été voté. Un texte difficilement négocié. Le plus dur fût d'empêcher la Russie de poser son veto, son interdiction à ce texte. Moscou étant en effet l'allié du président syrien, Bachar al Assad.

Oui effectivement, la pression a été maximale sur la Russie qui est l’alliée des Syriens au sein de ce Conseil de sécurité. Pour aboutir à ce vote positif, et même à ce consensus, qui n’était pas gagné d’avance, je vous rappelle que ça fait trois jours que le Conseil de sécurité négocie cette trêve. Alors le texte prévoit donc une cessation des hostilités d’un mois qui doit permettre l’arrivée de l’aide humanitaire et l’évacuation des blessés. C’est une réponse minimale aux tragédies des Syriens a convenu l’ambassadeur français François Delattre, qui a pris la parole il y a quelques minutes. Et qui assure qu’il ne peut s’agir que d’une première étape. Des tractations avait eu lieu une bonne partie de cette journée pour trouver un compromis. Il porte sur le langage qui stipule, quand, cette trêve doit démarrer. Les diplomates se sont mis d’accord pour qu’elle débute sans délai en retirant la mention initiale des « soixante-douze heures ». La Russie a promis de ne pas en faire une interprétation subjective. Mais vous le pressentez, le prochain défi ce sera effectivement que cette trêve soit appliquée sur le terrain par le régime syrien. L’ambassadrice américaine Nikki Haley a appelé à lui donner sa chance. « A n’en pas douter » a-t-elle dit, « elle sera mise à l’épreuve cette trêve, mais il faut qu’elle soit activement appliquée. C’est la seule manière de restaurer la crédibilité de ce Conseil. Nous le devons aux Syriens, à qui nous avons fait défaut » a-t-elle dit. « Et il est essentiel que cette trêve soit appliquée ». L’ambassadeur français a lui aussi regretté ce sursaut tardif du Conseil de sécurité. Mais il a espéré que cette trêve puisse être utilisée comme un levier pour briser la spirale négative en Syrie et relancer des négociations pour une solution politique.     

CP

Marie Bourreau en direct du siège des Nations Unies à New York.

SD

Trop c'est trop, Céline. Dans l'Etat américain de la Floride, dix jours après une tuerie de masse dans un lycée qui a fait dix-sept morts, le gouverneur fait un geste fort.

CP

Alors que Rick Scott comme tous ses prédécesseurs au poste de gouverneur de la Floride a toujours gagné grâce au soutien de la NRA, qui est le lobby des armes, et bien Rick Scott fait volte-face. Ce gouverneur républicain, décide de demander aux élus de la Floride, de renforcer les conditions d'accès aux armes à feu pour les jeunes gens et pour les déséquilibrés. Anissa el Jabri.

Trois propositions comme trois ruptures avec le credo républicain qui a toujours résonné en Floride. Terminés les achats d’armes pour les moins de vingt-et-un ans. Non à la proposition du  président d’armer les professeurs, mais oui à plus de dépenses.  Cinq cent millions de dollars, un peu plus de quatre cent millions d’euros pour protéger les écoles, c’est la somme que le gouverneur s’est dit prêt à débourser. Et « si ce besoin de financement signifie que nous ne pourrons pas baisser les impôts cette année, ainsi soit-il » a dit Rick Scott. D’ici le 9 mars et le vote sur ce plan, le gouverneur va trouver sur son chemin une adversaire de taille : elle s’appelle Marion Hammer. C’est la première femme élue présidente fédérale de la NRA. Le lobby américain des armes à feu qui tient la fédération de Floride d’une main de fer. Pour celle qui à soixante-dix-neuf ans se promène toujours avec un pistolet dans son sac à main, c’est simple : ces propositions sont « de la poudre aux yeux politique». Un républicain contre la NRA, c’est le duel inédit qui s’annonce pour les élections de mi-mandat. Aux électeurs de trancher le 6 novembre prochain.

SD

C’est un évènement incontournable en France chaque année, le salon de l'Agriculture.

CP

Il réunit les agriculteurs, leur bétail et leurs productions des quatre coins de la France. Une vitrine de leur savoir-faire. Mais c'est aussi un évènement médiatique très important pour les professionnels du secteur. L'occasion de faire connaitre leurs difficultés. L’agriculture est en effet à un tournant et les consommateurs pourraient être ceux qui impulsent, les moteurs du changement. Agnès Rougier.

L’impact de l’agriculture industrielle sur le climat avec les émissions de gaz à effet de serre montre qu’il faut faire évoluer ce système. Un système dont les agriculteurs sont aussi les victimes économiques. Arnaud Gauffier, du WWF France.  « Les agriculteurs sont les, finalement, les premières victimes de ce modèle-là. D’un point de vue financier. Puisque ce modèle basé sur la production de masse, d’alimentation de qualité moyenne, n’assure pas un revenu aux agriculteurs. On l’a vu récemment avec les prix du lait. C’est le cas aussi pour les éleveurs de porcs. Finalement c’est un modèle qui n’assure ni les revenus des agriculteurs ni la préservation de l’environnement ». Mais à l’autre bout de la chaîne, parce que la productivité est moins importante, les produits de l’agriculture biologique sont souvent plus chers pour le consommateur. Pourtant nous aurions tous intérêt à manger plus sainement, une étude du WWF démontre que c’est possible. Arnaud Gauffier.  « On s’est basés sut l’alimentation moyenne d’une famille de quatre personnes. Et derrière on a essayé de faire en sorte qu’on améliore le profil nutritionnel : moins de produits sucrés, un peu moins de viande. Et derrière le fait de manger un petit peu moins de viande, ça permet de dégager une marge financière qui permet à cette famille d'acheter cinquante pour cent de produits bio. Et sans que ça coûte plus cher sur la semaine». Manger mieux, c’est donc possible, c’est meilleur pour tout le monde et au final pour la planète. Alors à nous, consommateurs, d’impulser ce changement.

SD

Comme ça ne vous aura pas échappé, nous sommes samedi aujourd’hui. Et c'est donc le moment de retrouver Yvan Amar pour son mot de la semaine.

CP

Un mot qui reprend un sujet dont on vient de parler à l'instant, les choses sont bien faites: le salon de l'agriculture. "Adieu veaux, vaches, cochons, couvée" comme disait le poète Jean de la Fontaine, pour parler de ferme.

La plus grande ferme de France vient donc d’ouvrir à Paris, pour quelques jours : c’est le Salon de l’Agriculture, qu'on appelle souvent comme ça "plus grande ferme de France". Car on y retrouve tous les aspects de l’agriculture française. Mais qu’est-ce que c’est qu’une ferme? Un établissement agricole. C’est-à-dire en général plusieurs bâtiments où l’on s’occupe surtout d’animaux : qu'on les élève pour les manger souvent. Ou pour utiliser ce  qu’ils nous donnent. Enfin ce qu'ils nous donnent. Ce qu'on leur prend, il faut bien le dire : leurs œufs, leur lait, leur peau etc. Mais on parle aussi de fermes aujourd'hui pour des exploitations agricoles dont dépendent des champs, des prés, des cultures. Et au départ ce qu'on appelait une ferme c'était un domaine qui était loué par son propriétaire à quelqu'un, un fermier qui s’en occupait. Donc le fermier ne possédait pas la ferme. De nos jours, le mot a un sens plus large: la ferme peut appartenir à ceux qui s'en occupent. Mais l’adjectif fermier a aussi un sens bien spécial aujourd'hui: un produit fermier, c'est un produit qui est transformé à la ferme. Un fromage fermier, par exemple, est fabriqué sur le lieu où le lait a été produit. C’est un genre de label de qualité. C'est-à-dire une garantie que ce fromage fermier n’a pas été fait de façon trop industrielle, dans une usine qui a acheté tout le lait des environs. On pense ainsi qu’il est meilleur et qu'il est fabriqué de façon plus artisanale, moins chimique.

SD

En Egypte Céline, les archéologues, des historiens ont découvert une nécropole.

CP

Des  chambres funéraires qui sont vieilles de plus de deux mille ans. Les scientifiques ont découvert quarante sarcophages en pierre, où se trouvaient des corps, un millier de petites statues et un collier porte-bonheur portant l'inscription "bonne année" écrite en hiéroglyphes, une écriture avec des symboles. C’est ce qu’a annoncé le ministre égyptien des Antiquités. La découverte a eu lieu dans le sud  de la capitale, Le Caire. Cinq années seront nécessaires pour mettre au jour la totalité du site.

C’est la fin, pour aujourd’hui, du journal en français facile réalisée par Christophe Loisel. Et présentée avec Sébastien Duhamel. Merci à tous les deux. On se retrouve demain Sébastien.

SD

A demain.

Article publié le 24/02/2018

RFI - Radio France Internationale