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Infos en français facile : Édition du 13/05/2018 20h00

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en TU. C'est l'heure de retrouver votre journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Namouri Dosso, bonsoir, Namouri.

Namouri Dosso : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l'actualité ce soir : On en sait plus sur l'identité de l'homme qui a tué un passant et blessé quatre autres personnes hier soir à Paris. Il s'agit d'un Français de 20 ans originaire de Tchétchénie. Un homme qui était fiché S, c'est-à-dire qu'il était recensé pour radicalisation islamiste. « Fiché S » qui sera l'expression de la semaine, selon Yvan Amar.

ND : En Irak une abstention record lors des élections législatives qui se sont déroulées hier. Moins d'un inscrit sur deux a voté. Selon les premières tendances, la liste du Premier ministre Haider al-Abadi est en tête.

RA : Et puis de nouvelles tensions au Nicaragua. En un mois de contestation, 51 personnes ont été tuées. La population réclame un renouvellement de la classe politique.

ND : À Paris, après le choc de l'attaque au couteau, place à l'enquête.

RA : Il y a 24h un homme semait la panique au cœur de la capitale française. Agressant des passants avec son couteau. Une personne a été tuée, quatre autres blessés, et l'assaillant a été abattu par les policiers. L'attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique. Ce soir on en sait plus sur l'auteur de cette attaque, un homme qui, selon des témoins, a crié « Alla Akbar » (« Dieu est grand ») lors de son acte. Il s'agit d'un jeune français de 20 ans, né en Tchétchénie. Plus de détails avec Stéphane Lagarde.

Né en Tchétchénie en novembre 1997, l’auteur de cette nouvelle attaque à l’arme blanche est devenu français à l’âge de 13 ans lorsque sa mère a été naturalisée. Khamzat A, a grandi dans une famille de réfugiés à Strasbourg à l’est de la France, dans un quartier où vit une importante communauté tchétchène. Ce n’est pas un petit délinquant. Il n’avait pas d’antécédents judiciaires, mais il était en revanche connu des services de renseignements français. Et en particulier de la section antiterroriste de la brigade criminelle qui l’a interrogé il y a un an, dans le cadre d’une procédure contre un homme qu’il connaissait et qui avait effectué un voyage en Syrie. C’est donc en témoin pour ses relations et non pour ses agissements que Khamzat A était inscrit au FSPRT, le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation islamiste mis en place après les attentats de novembre 2015 en France. Les témoins qui ont assisté à l’attaque samedi soir parlent d’un jeune homme aux allures d’étudiant, cheveux mi- longs, la barbe taillée, calme, mais déterminé ; au ton presque robotisé quand ils se précipitent sur le cordon policier lui faisant barrage, menaçant l’un d’entre eux d’un glaçant : « Tire, tire, je vais te planter ! »

RA : Également dans le cadre de l'enquête : un ami de l'assaillant a été interpellé cet après-midi à Strasbourg, dans l'est de la France. Et puis nombreuses réactions politiques ce dimanche. Les autorités, à l'image du Premier ministre Édouard Philippe, saluent « l'exceptionnelle réactivité des forces de police ». Tandis que la droite et l'extrême droite réclament la mise en place de nouvelles mesures de lutte contre le terrorisme.

ND : Au Proche-Orient, c'est une semaine sous haute tension qui va débuter demain.

RA : Marquée par l'ouverture de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem, conformément au souhait du Président Donald Trump. Une inauguration qui aura lieu le jour du 70e anniversaire de la création de l'État d'Israël. Pour exprimer leur fierté, plusieurs dizaines de milliers d'Israéliens ont marché ce dimanche dans la vieille ville. On craint des affrontements, car mardi, les Palestiniens commémorent la « Nakba », qui signifie « catastrophe » en Arabe. Ce que représente pour eux la proclamation de l'État d'Israël.

ND : En Irak on connait les premières tendances, au lendemain des élections législatives.

RA : Concernant des élections, quand on parle de tendance il s'agit des premiers éléments qui ressortent après le scrutin. Et en Irak selon les premiers éléments, la liste du Premier ministre serait en tête. À Bagdad pour RFI, Sami Boukhelifa et Richard Riffoneau.

(Transcription manquante)

RA : Et ces élections législatives sont surtout marquées par une très forte abstention. Moins d'un inscrit sur deux a voté. Le taux officiel est de 44,52% selon la commission électorale. Rappelons qu'il s'agissait des premières législatives depuis la victoire des forces de Bagdad contre le groupe Etat islamique.

ND : La situation au Nicaragua. On en parlait hier dans le journal en français facile. La contestation s'intensifie.

RA : La population réclame un renouvellement de la classe politique. Hier nous évoquions le geste du Président Daniel Ortega, se disant prêt à l'ouverture d'un dialogue. Mais il y a eu de nouvelles violences. Depuis le début de la contestation il y a un mois, 51 personnes ont été tuées. Ce samedi des affrontements se sont produits à Masaya, dans l'ouest du pays. Écoutez le témoignage de Nemesio Mejia, chef paysan responsable du blocage des routes.

Deux jeunes universitaires sont morts hier soir, et il y a eu 40 blessés. Comment envisager un dialogue si les gens se font ainsi tuer ? Le gouvernement doit comprendre que s’il veut dialoguer il faut qu’il retire l’armée, les forces anti émeutes, les policiers et les milices sandinistes. À ce moment-là, seulement nous pourrons dialoguer. Tout le Nicaragua se rend compte que ce président est un assassin qui ne peut pas diriger notre nation. Et ce n’est plus une affaire qui ne concerne que des étudiants et des paysans, c’est l’affaire du Nicaragua tout entier. Le Nicaragua est en train de dire qu’il faut que Daniel Ortega s’en aille, il ne peut plus gouverner le pays. C’est un incapable. Il ne sert à rien. On ne peut pas admettre que ce président et sa femme Rosario dirigent notre nation. Et nous ne bougeons pas d’ici, nous restons ici, qu’il s’en aille.

RA : La mobilisation de la population du Nicaragua, contre le gouvernement.

ND : Et puis en sport, tennis : Alexander Zverev s'annonce comme l'un des favoris de Roland Garros.

RA : À une semaine du début du tournoi parisien, l'Allemand a remporté une victoire de prestige. Zverev s'est imposé en finale du tournoi de Madrid face à l'Autrichien Dominik Thiem en deux manches. RFI 22h08 à Paris, et comme chaque dimanche on retrouve l'expression de la semaine avec Yvan Amar. L'expression « fiché S » que vous avez certainement beaucoup entendu sur RFI.

Le jeune homme abattu hier par la police après qu’il avait poignardé à mort un passant à Paris et poignardé plusieurs autres personnes était fiché S. Une expression qu’on entend bien souvent, surtout depuis que les actes de terrorisme se sont multipliés en France. Mais ce genre de fiches existe depuis bien plus longtemps, avec des identifications, des lettres et des fonctions différentes. On sait par exemple qu’on a des fiches M, V, IT, pour les mineurs en fugue, les prisonniers évadés ou les personnes qui n’ont pas le droit de quitter le territoire national. Les fiches S répertorient ceux qui semblent être dangereux pour la sécurité publique, et la lettre S correspond à Sûreté, un mot utilisé depuis longtemps quand il s’agit de la sécurité intérieure : lutte contre le terrorisme ou contre-espionnage. Avant la Première Guerre mondiale, on parlait déjà des agents de la Sûreté. Mais la lettre S s’emploie souvent dans d’autres situations. Il est souvent l’initiale de Spécial, et on trouve la lettre pour désigner des voitures par exemple. Et c’est un signe plutôt positif : une voiture qui a un « S » va a priori plus vite que si elle n’en avait pas. Et elle est toujours plus chère. Mais c’est également l’abréviation de l’adjectif anglais small, petit. Et on le trouve beaucoup pour indiquer des tailles de vêtements : le S s’oppose au M, médium, taille moyenne, ou au L, voire au XL, ou au XXLlarge ou extra large, c’est-à-dire très grand.

Article publié le 13/05/2018

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