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Infos en français facile : Édition du 11/06/2018 20h00

Transcription

Nathanaël Vittrant : RFI il est 20h en temps universel, 22h à Paris. Soyez les bienvenus dans cette édition du Journal en français facile, à mes côtés pour le présenter : Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Nathanaël, bonsoir à tous.

NV : À la Une ce sommet très attendu entre Donald Trump et Kim Jong un à Singapour. Et plus précisément sur l’île paradisiaque de Sentosa. Vous allez voir il y a pire endroit pour une rencontre historique.

SB : Les plages de sables chauds qui ne doivent pas faire oublier que les négociations s’annoncent difficiles entre le président américain et le dirigeant nord-coréen, vous l’entendrez.

NV : L’Aquarius et les 630 migrants toujours à son bord attend toujours de savoir où il pourra accoster. Après le refus de La Valette et de Rome, l’Espagne a en principe donné son accord pour que le bateau se rende au port de Valence.

SB : L’un des principaux suspects des attentats du 13 novembre 2015 mis en examen à Paris.

NV : Enfin dans ce journal nous reviendrons sur les préparatifs de la coupe du monde de football.

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SB : On commence par cette rencontre historique entre Donald Trump et Kim Jong un qui commence dans 5 heures à Singapour.

NV : C’est la première fois qu’un président américain rencontrera un dirigeant nord-coréen. Les négociations entre les deux dirigeants n’auront pas lieu dans la capitale de l’archipel, mais sur la petite île de Sentosa. Une île très touristique du sud de Singapour, un décor paradisiaque où s’est renduVincent Souriau. Vincent Souriau, envoyé spécial de RFI, reportage dans des conditions très difficiles. Kim Jong un lui aussi a profité de ce sommet pour faire un peu de tourisme. Le dictateur nord-coréen s’est promené avec ses gardes du corps et son entourage dans les rues de Singapour pour découvrir les principales attractions de la ville.

C’est ça, Sentosa. Un paradis artificiel où Singapour vend du rêve, de la musique douce le long de la plage, des selfies sous les cocotiers, des soirées popcorn et cinéma sur le sable... On peut aussi visiter les studios Universal, faire du golf ou aller au casino. Oubliée, l’histoire sinistre de ce lieu, ancien camp de prisonniers pendant l’occupation japonaise, Sentosa est devenue une île-spectacle. Un immense parc d’attractions, rien ne dépasse, tout est parfait, sauf la vue... Ce ne sont pas des bateaux de pêche que l’on voit au large, mais les frégates de l’armée singapourienne qui veillent sur le sommet entre Donald Trump et Kim Jong un. La zone de l’hôtel Capella est bouclée, c’est là qu’aura lieu la rencontre. Impossible d’en faire le tour. On sait juste que le rendez-vous ne va pas durer. Kim Jon un devrait repartir très vite vers la Corée du Nord, il a prévu de déjeuner avec le président américain qui s’envole pour Washington dans la soirée de mardi. Vincent Souriau, Singapour, RFI.

SB : Et lors de ce sommet, que va-t-il se passer concrètement ?

NV : L’enjeu effectivement ce n’est pas le tourisme, mais bien la paix sur la péninsule coréenne. Les États-Unis et leurs alliés souhaitent que la Corée du Nord renonce à son programme nucléaire et à l’arme atomique. En échange Pyongyang veut des garanties sur sa sécurité. Le processus prendra, quoi qu’il arrive demain, plusieurs années. Écoutez Myung lim Park, il est professeur à l’Université de Yonsei et conseiller du président sud-coréen Moon Jae-in, qui travaille au rapprochement des deux Corées.

Pour abandonner son arsenal nucléaire, Kim Jong un doit procéder au démantèlement complet, vérifiable et irréversible de ses installations nucléaires, ce qui suppose au préalable de signer un pacte de non-agression, deuxièmement de normaliser les relations diplomatiques entre les États-Unis et la Corée du Nord et enfin d’assouplir le régime des sanctions internationales. Pour cela il est nécessaire de signer un accord de paix avec la Corée du Nord. Ce sont des points très sensibles et difficiles à atteindre. Car le processus de dénucléarisation va prendre du temps, il s’échelonnera sur plusieurs étapes, en commençant par un moratoire puis le gel des essais nucléaires et enfin le démantèlement. Entre le moratoire et le démantèlement, des années vont s’écouler, je dirais au moins 5 ans.

NV : Il répondait à Yelena Tomic.

SB : En Irak, le vainqueur des dernières législatives appelle à l’unité et met en garde contre un risque de guerre.

NV : Le religieux chiite Moktada al Sadr réagit après un incendie sur le lieu où étaient entreposées les urnes où se trouvent toujours les bulletins qui ont servi lors de l’élection du 12 mai. De quoi accentuer les tensions alors que plusieurs partis dénoncent des fraudes et que le Parlement a ordonné un nouveau comptage.

SB : Ils sont 629, parmi eux 123 mineurs non accompagnés, 11 autres enfants et 7 femmes enceintes. 629 migrants recueillis en Méditerranée par le bateau Aquarius et cela fait deux jours qu’ils sont coincés en mer entre Malte et l’Italie. Aucun de ces deux pays n’a autorisé le navire et ses occupants à rejoindre la terre ferme. Les autorités maltaises se sont contentées d’envoyer de l’eau et de la nourriture, mais juste assez pour fournir un repas demain aux rescapés. L’Espagne a accepté au nom des droits de l’homme d’accueillir les migrants. L’Aquarius sera donc autorisé à rejoindre le port de Valence. Le maire de Valence Joan Ribo s’est félicité de cette décision.

Je viens de parler avec la vice-présidente du Conseil, et avec l’ensemble des villes refuges, nous sommes d’accord pour éviter qu’une autre tragédie comme celle de l’enfant Aylan il y a quelques années se répète. Nous croyons qu’il est très important d’agir ainsi, surtout au moment où le gouvernement et les idées d’extrême droite s’installent et s’expriment en Italie pour abandonner à leur sort plus de 621 réfugiés. Il paraît qu’il y a 130 enfants et parmi eux un bébé né cette nuit, parce qu’il y a beaucoup de femmes enceintes. Il nous semble qu’il est absolument inhumain de laisser un bateau à la dérive dans ces conditions et nous pensons que comme nous avons un port à Valence, nous allons faire toutes les démarches pour que Valence puisse rester ce qu’elle a toujours voulu être : une ville refuge.

NV : Le maire de Valence Joan Ribo. Sur son compte twitter SOS Méditerranée indique n’avoir toujours reçu aucune instruction. Le bateau et ses occupants sont donc toujours coincés.

SB : La Belgique a remis à la France l’un des principaux suspects des attentats du 13 novembre 2015.

NV : L’homme de 25 ans a été mis en examen à Paris pour complicité d’assassinats et de tentatives d’assassinats et de séquestration en relation avec une entreprise terroriste. Également suspect des attentats qui ont frappé Bruxelles 4 mois plus tard, il était détenu depuis 2 ans en Belgique.

SB : À la veille d’une nouvelle journée de grève des trains et des RER, le projet de loi du gouvernement sur la réforme de la SNCF poursuit son chemin.

NV : Les députés et les sénateurs réunis en commission mixte paritaire se sont mis d’accord sur un texte commun. Le projet de loi pourrait donc être adopté de manière définitive dès cette semaine.

SB : Le Mondial de Football à quatre jours du match d’ouverture les équipes continuent d’arriver en Russie.

NV : Hier les Bleus ont découvert leur camp de base à une cinquantaine de kilomètres de Moscou. Du côté du pays organisateur, la Russie termine les derniers préparatifs avant le début de la compétition. Notamment au stade Loujniki, c’est là que se jouera jeudi le match d’ouverture entre la Russie et l’Arabie Saoudite. À Moscou la correspondance de Daniel Vallot.

C’est la dernière ligne droite à Moscou avant l’évènement. Sur la pelouse du stade Loujniki, un match test a permis hier de vérifier le bon fonctionnement des installations, de la sono, et la bonne tenue de la pelouse. Aux alentours les volontaires sont déjà à pied d’œuvre pour orienter les journalistes et les visiteurs et on commence à disposer les souvenirs, les maillots qui seront vendus aux supporters du monde entier. Juste au-dessus du stade loujniki, la Fan Zone a été ouverte hier également, sur le campus de l’université de Moscou avec un écran géant, des animations, et une sono tonitruante. L’emplacement de cette fan zone continue d’ailleurs de susciter la polémique, des étudiants dénonçant les nuisances provoquées par l’évènement alors qu’ils sont en période d’examen. Dans le reste de la ville, l’atmosphère est encore loin de celle à laquelle on pourrait s’attendre pour ce genre d’évènements. Hormis les affiches placardées pour souhaiter la bienvenue aux équipes et à leurs supporters, rien ou presque ne laisse supposer que le pays s’apprête à accueillir le plus grand évènement sportif de la planète. Mais l’essentiel est que la compétition puisse débuter — et que les 11 villes hôtes soient prêtes à temps. Selon la FIFA, la Russie de ce point de vue a parfaitement répondu à ses attentes. Daniel Vallot Moscou RFI.

SB : Et puisqu’on parle de préparatifs avant la coupe du monde, la géopolitique se mêle parfois au football.

NV : Conséquence inattendue : on ne sait pas quelles chaussures les joueurs iraniens vont porter pendant cette coupe du monde. L’équipementier américain Nike refuse de fournir des chaussures aux joueurs de l’équipe nationale d’Iran. Nike dit devoir respecter les sanctions imposées par Washington à Téhéran. L’Iran doit commencer sa coupe du monde face au Maroc. On espère que les joueurs ne seront pas pieds nus.

Article publié le 11/06/2018

RFI - Radio France Internationale