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Infos en français facile : Édition du 10/09/2018 20h00

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : une nouvelle sanction des États-Unis visant les Palestiniens. La mission diplomatique palestinienne qui se trouve à Washington va prendre fin. Nous ne succomberons pas aux menaces américaines, réagit le numéro 2 de l’OLP, l’Organisation de libération de la Palestine.

SB : Pékin décide de fermer l’un des plus grands temples protestants de Chine. Un temple « non officiel ». Cela montre la volonté des autorités chinoises de contrôler les pratiques religieuses.

RA : Et puis en France Richard Ferrand devrait être élu mercredi Président de l’Assemblée nationale. Ce lundi il a été désigné par les députés du parti présidentiel, qui ont la majorité absolue à l’Assemblée.

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SB : Les États-Unis accentuent donc leur pression sur les Palestiniens.

RA : Avec une nouvelle sanction : la mission diplomatique palestinienne, qui se trouve à Washington, va être fermée. Selon les États-Unis, cette décision est prise en raison des démarches palestiniennes qui sont en cours pour traîner les dirigeants israéliens devant la Cour pénale internationale pour « crimes de guerre ». Des démarches que rejette Washington. Et d’ailleurs sur le sujet le ton s’est durci ce soir puisque le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche John Bolton a accusé la Cour pénale internationale d’être « inefficace, irresponsable, et dangereuse ». John Bolton menace l’institution de sanctions si elle s’en prend aux Américains, à Israël, ou à d’autres alliés de Washington.

SB : Et la décision des États-Unis de mettre fin à la mission diplomatique palestinienne à Washington n’est que la dernière sanction en date contre les Palestiniens.

RA : Ces dernières semaines les décisions dans ce sens se sont multipliées. Citons par exemple cet été l’arrêt du financement de l’agence de l’ONU qui vient en aide aux réfugiés palestiniens. Ou plus récemment, la fin du versement de 25 millions de dollars d’aide aux hôpitaux de Jérusalem-Est. Comment cette décision est reçue dans ces établissements de santé ? C’est un reportage de notre correspondant à Jérusalem Michel Paul.

Colère et inquiétude des directeurs des hôpitaux palestiniens de Jérusalem. Les États-Unis vont mettre un terme au versement de 25 millions de dollars en aide réseau hospitalier de la partie orientale de la ville. Le président Donald Trump a fait savoir que l’aide américaine sera suspendue jusqu’à ce que les Palestiniens acceptent de reprendre les négociations avec Israël dans le cadre du processus de paix. Une décision qui intervient moins de deux semaines après l’arrêt américain de financement de l’Unwra, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens. Pour les directeurs des six hôpitaux de Jérusalem-Est, la décision de l’administration Trump de couper une aide de 25 millions de dollars destinée aux centres hospitaliers palestiniens de la ville est un véritable arrêt de mort pour leurs patients. Ces hôpitaux desservent non seulement la partie orientale de Jérusalem, mais également la Cisjordanie et la bande de Gaza. En tout 5 millions de Palestiniens. C’est une décision catastrophique, affirme Walid Nammour le directeur de l’hôpital Augusta Victoria du mont des Oliviers. « Quand une décision de ce genre est prise, cela signifie que ces gens, nos patients, vont devoir mourir. Il s’agit de cas très sérieux qui demandent une attention immédiate. Nous recevions cette somme de 25 millions de dollars et nous pensions que l’on n’y toucherait pas parce qu’il s’agit d’enfants... » Les directeurs des hôpitaux lancent un appel aux autorités palestiniennes et à la communauté internationale pour trouver une solution immédiate à la crise financière. Et ils demandent aussi un support à plus long terme pour permettre la stabilité du système hospitalier palestinien. Un appel entendu en partie par le gouvernement de Ramallah qui indique qu’une somme pourrait être débloquée pour les hôpitaux de Jérusalem-Est pour contrer ce qui est qualifié de chantage américain. Michel Paul Jérusalem RFI.

SB : Retour aux États-Unis pour évoquer le départ de Leslie Moonves.

RA : L’un des personnages les plus puissants de la télévision américaine, PDG de la chaîne CBS. Poussé dehors par un scandale d’abus sexuels. Il est en effet accusé d’agressions et de viol par plusieurs femmes. Et l’homme qui a fait tomber Leslie Moonves est un journaliste du New Yorker, auteur des révélations. Il s’appelle Ronan Farrow. Et c’est déjà lui qui avait annoncé le scandale Weinstein. Son portrait avec Achim Lippold.

Avec Ronan Farrow les apparences sont trompeuses... derrière le visage d’ange de ce trentenaire au regard bleu acier se cache un révolté. Ronan Farrow est le fils de deux stars hollywoodiennes, Mia Farrow et Woody Allen, en tout cas officiellement, car un certain Frank Sinatra pourrait également être le père, en tout d’après sa mère. Il y a deux ans, le jeune journaliste, auteur, avocat et collaborateur de l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton a décidé de s’attaquer à l’un des grands tabous de notre époque : les abus sexuels au sein de l’industrie du cinéma. En octobre 2017, après 10 mois d’enquête, il publie dans le New Yorker un article rassemblant de nombreux témoignages, un document explosif qui contribue à faire tomber le tout puissant producteur Harry Weinstein accusé d’abus sexuels par une multitude de femmes. Il faut dire que Ronan Farrow connait ce sujet depuis très longtemps, son père Woody Allen est accusé de viol, entre autres par sa fille adoptive Dyllan Farrow. Certains disent que c’est son histoire familiale qui a poussé Ronan Farrow à vouloir briser l’omerta sur les agressions sexuelles à Hollywood. Son travail a été récompensé par le prestigieux Prix Pulitzer. Si le reporter ces jours-ci fait à nouveau parler de lui, c’est à cause d’un livre qu’il vient de sortir, une description au vitriol de la diplomatie américaine sous Donald Trump.

SB : En Colombie, l’ELN, qui est la dernière guérilla active dans le pays, accuse les autorités de mettre fin au processus de dialogue.

RA : L’ELN dénonce des conditions inacceptables. En cause, la position prise ce week-end par le Président colombien. Ivan Duque exige la libération des otages détenus par l’ELN, avant de reprendre toute discussion. Les négociations qui se déroulent à Cuba, mais qui sont suspendues depuis plusieurs mois.

SB : Direction à présent la Chine où l’un des plus importants temples protestants du pays a été contraint de fermer ses portes.

RA : Cela se passe dans la capitale Pékin. L’église concernée a été investie par plusieurs dizaines de policiers, car elle n’était pas enregistrée. Cela montre une nouvelle fois la volonté des autorités de contrôler les pratiques religieuses dans le pays. À Pékin le reportage de Stéphane Lagarde.

Des scellés sur les portes, des policiers en uniforme et en civil qui barrent l’accès de l’édifice comme ont pu le constater nos confrères de l’Agence France Presse, l’église de Sion n’a pas rouvert ses portes ce lundi. Ce temple protestant non déclaré fondé en 2017 compte plus de 1500 fidèles. Dimanche après-midi, après l’officie, tout s’est arrêté. « Il était près de 17 h quand des cadres et des policiers ont débarqué confie au téléphone le pasteur Jin Mingri, au total près de 70 personnes sont entrées dans la salle de prière. Ils nous ont dit que notre église était illégale. Quand je suis sorti, il y avait de très nombreux véhicules de police et des camions de pompier ». En avril dernier, les relations se sont encore tendues entre les autorités et la communauté qui a refusé l’installation de 24 caméras à l’intérieur du lieu de culte. Le pouvoir chinois se méfiant se méfiant de tout rassemblement hors de son emprise. « Une nouvelle mesure prise en début d’année (février) stipule que tous les lieux de prières doivent être déclarés au bureau des religions poursuit le pasteur. Le parti nous considère comme une force d’opposition ». Un contrôle renforcé des religions qui vaut pour les chrétiens du Sichuan, du Guangdong ou de pékin, comme pour les musulmans du grand ouest chinois. Stéphane Lagarde Pékin RFI.

SB : Et puis ce lundi c’est la journée mondiale de prévention du suicide.

RA : Chaque jour dans le monde 800 000 personnes se donnent la mort. On va faire un gros plan sur le cas de la France où la situation des jeunes est inquiétante. Le suicide constitue en effet la deuxième cause de mortalité des 15-24 ans. Près d’un tiers des adolescents disent avoir pensé au suicide. Quelles sont les raisons d’un mal-être qui peut entraîner la mort ? Les réponses du psychothérapeute Guy Benamozig, fondateur de l’association LaVita qui prend en charge des jeunes en souffrance.

[Transcription manquante]

RA : Le psychothérapeute Guy Benamozig s’exprimant à l’occasion de la journée mondiale de prévention du suicide. Il était au micro d’Anna Piekarec.

SB : L’actualité en France dominée par l’élection attendue de Richard Ferrand à la Présidence de l’Assemblée nationale.

RA : Il a été désigné ce lundi par les députés La République En Marche, qui est le parti du Président Emmanuel Macron. Et sauf énorme surprise il est devrait donc être élu mercredi puisque les députés La République En Marche possèdent la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Et savez-vous comment est surnommé la Présidence de l’Assemblée nationale ? On l’appelle le perchoir, car le bureau est situé sur une estrade, en face des députés.

Article publié le 10/09/2018

RFI - Radio France Internationale