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Infos en français facile : Édition du 10/06/2018 20h00

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : l’arrivée à Singapour de Donald Trump et de Kim Jong un. Les deux dirigeants doivent se rencontrer mardi pour un sommet historique entre les États-Unis et la Corée du Nord.

SB : Donald Trump qui a semé le trouble à l’issue du sommet du G7. Il a décidé de se retirer de la déclaration finale. Une décision condamnée par les Européens.

RA : Et puis comme chaque dimanche nous retrouverons l’expression de la semaine. Rendez-vous avec Yvan Amar à la fin de cette édition.

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SB : Ils sont déjà sur place, à deux jours du grand évènement.

RA : Donald Trump et Kim Jong un sont arrivés à Singapour ce dimanche, à quelques heures d’écart. Ils ont rendez-vous mardi, pour un sommet historique entre un président américain et un leader nord-coréen. La question du nucléaire de Pyongyang sera au cœur des discussions : Washington exige une dénucléarisation, c’est à dire l’arrêt des activités nucléaires de la Corée du Nord. Mais ce ne sera pas le seul enjeu du sommet. L’avenir des relations entre les deux Corées dépend également des discussions entre les deux hommes. Les deux Corées qui sont toujours officiellement en guerre. Autant dire que le sommet entre Trump et Kim va être suivi de près en Corée du Sud. Reportage à Séoul de Frédéric Ojardias.

Beaucoup de Sud-Coréens se demandent si Donald Trump et Kim Jong un proclameront la fin de la guerre de Corée, une guerre qui s’est conclue en 1953 par un simple armistice. La question divise : les conservateurs redoutent que les 28 500 soldats américains stationnés en Corée du Sud partent si un traité de paix est signé. Réactions dans les rues de Séoul. « Il ne faut pas qu’ils signent un traité de paix. Kim Jong-un et notre président cherchent à nous berner avec une paix factice. Je ne crois pas que la Corée du Nord est sincère tant qu’elle garde ses armes nucléaires. » « Je suis opposée à la présence de l’armée américaine sur notre territoire. C’est elle qui a amené en premier des armes nucléaires tactiques sur la péninsule. Nous sommes obligés d’obéir aux États-Unis, nous sommes dépendants d’eux. Un accord de paix est nécessaire, il aidera à résoudre ce problème. » « Moi je suis pour un traité de paix. Ça permettrait un démantèlement nucléaire, même si je sais pas trop comment ! (rire) » La fin de la Guerre de Corée aura-t-elle lieu ? Réponse peut-être demain à Singapour. Frédéric Ojardias, Séoul, RFI

SB : Et dans l’avion qui l’amenait à Singapour la nuit dernière, Donald Trump a beaucoup fait parler de lui.

RA : Avec un tweet dont le Président américain a l’habitude, mais qui a détruit le travail effectué ces deux derniers jours lors du sommet du G7. Dans ce tweet, il annonce qu’il retire son soutien au communiqué final. Il rejette la faute sur le Premier ministre canadien, qui accueillait le sommet ces deux derniers jours : Donald Trump accuse en effet Justin Trudeau d’avoir menti lors de sa conférence de presse. Un brusque changement de position qui a été largement commenté et critiqué ce dimanche. En premier lieu par les Européens qui ont participé au sommet du G7. Ainsi la chef de la diplomatie allemande affirme que Donald Trump a détruit une grande partie de la confiance entre les États-Unis et l’Europe. Réaction également de la Présidence française, qui maintient son soutien au communiqué final du G7. Détails avec Marie Normand.

L’Élysée qui insiste d’abord sur le compromis qui avait été trouvé sur les questions commerciales. « Nous avons passé deux jours à avoir un texte et des engagements. Quiconque les quitterait le dos tourné montre son incohérence et son inconsistance ». La présidence promet que la France et l’Europe, au contraire, « maintiennent leur soutien au communiqué ». Elle souligne encore que « la coopération internationale ne peut dépendre de colères ou de petits mots ». « Soyons sérieux et dignes de nos peuples ». Cette réponse de l’Élysée est à la mesure de l’affront. Car depuis son arrivée à la présidence Emmanuel Macron s’est attaché à cultiver ses relations avec le président américain... Son entourage aime le présenter comme le « traducteur de Donald Trump en Europe ». Mais cette relation spéciale, cette amitié présumée n’a pas empêché le président américain de torpiller ce G7 si cher à Emmanuel Macron. Un sommet dont justement la France doit prendre la présidence l’année prochaine. Alors que va-t-il advenir des relations entre Washington et Paris ? On remarque qu’Emmanuel Macron n’a pas personnellement commenté ce revirement de Donald Trump... préférant tweeter ce dimanche matin, sur ses premiers souvenirs de football. Preuve, peut-être, que malgré l’affront, le pragmatisme continue de régner.

RA : Et des critiques dans le camp de Donald Trump. Ainsi le principal conseiller économique du Président américain Larry Kudlow dénonce « une trahison ».

SB : En Syrie, la mort de 11 civils, tués par des bombardements du régime.

RA : Cela s’est passé dans la province d’Idleb, dans le nord de la Syrie. Les forces de Bachar al-Assad tentaient de répondre à des attaques djihadistes. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, des bombes seraient également tombées près d’un hôpital pour enfants, rendant ce dernier hors service.

SB : Également dans l’actualité, la mort du chercheur malien Ogobara Doumbo.

RA : Il était un spécialiste international du paludisme. Il est décédé à Marseille où il était hospitalisé. Ogobara Doumbo avait notamment reçu le Prix Christophe Merieux qui récompense le travail des chercheurs sur le terrain. L’hommage du Professeur Olivier Bouchard, responsable du service des maladies Infectieuses et Tropicales à l’hôpital Avicenne, en région parisienne.

[Transcription manquante]

RA : L’hommage à Ogobara Doumbo. Propos recueillis par Christine Siebert.

SB : En sport, tennis, Rafael Nadal est bien le maître de Roland Garros.

RA : L’Espagnol a remporté ce dimanche pour la 11e fois le tournoi parisien. Il a battu en finale l’Autrichien Dominic Thiem en trois sets.

SB : Du football, l’équipe de France est arrivée ce soir en Russie.

RA : Elle s’apprête à disputer la Coupe du Monde, qui débutera jeudi prochain. Les Bleus doivent rallier leur camp de base situé à Istra, dans les environs de Moscou. Leur premier match dans la compétition est prévu samedi, face à l’Australie. La toute première rencontre de cette Coupe du monde opposera le pays organisateur, la Russie, à l’Arabie saoudite, et ce sera donc jeudi prochain.

RA : On a eu chaud. Telle est l’expression de la semaine selon Yvan Amar. Ses explications dans le Journal en français facile.

L’équipe de France a eu chaud hier à Lyon. C’est avec cette image que RFI présente le match qui opposait la France aux États-Unis. Et en effet, les Bleus sont sentis le vent du boulet. Un peu plus et ils se faisaient battre par les Américains. Alors voilà que je remplace une image par une autre : ils ont senti le vent du boulet. C’est-à-dire le coup est passé bien près ! Comme s’ils avaient senti le souffle de ce boulet passé à quelques centimètres. Mais lorsqu’on sent le vent du boulet, on en sort indemne : on l’a échappé belle, peut-être, mais on en est réchappé. C’est l’idée qui domine dans toutes ces expressions : de la peur, mais pas de mal ! Et il s’en est fallu de peu : pour exprimer ça, on utilise fréquemment cette idée de l’espace minuscule qui sépare de la catastrophe : c’était moins une. Encore que dans ce dernier cas, il s’agisse plutôt d’un temps très court plutôt que d’un très petit espace : moins une quoi ? Moins une seconde peut-être. À une seconde près ! Alors, pourquoi dire qu’on a eu chaud ? Parce que la peur justement donne chaud. Ou l’émotion. En tout cas c’est comme ça qu’on se la représente. Avec souvent le geste qui va avec : le personnage, rescapé de justesse, qui s’éponge le front comme s’il fallait ôter la sueur qui accompagne ces manifestations. Et souvent également une interjection, un mot expressif, qui évoque un cri étouffé, un soupir de soulagement, un bruit qui prend son sens aux limites du langage articulé : « Ouf ! ».

Article publié le 10/06/2018

RFI - Radio France Internationale