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Infos en français facile : Édition du 10/05/2018 20h00

Transcription

Hugo Lanoë: 22h à Paris à l'écoute de RFI, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre journal en français facile que j'ai le plaisir de présenter ce soir avec Alexis Guilleux, bonsoir Alexis.

Alexis Guilleux: Bonsoir Hugo, bonsoir à tous !

HL: Au sommaire de cette édition : On connait la date précise de la rencontre historique entre Donald Trump et Kim Jong-Un. Le président américain et le chef de la Corée du Nord se verront le 12 juin à Singapour.

AG: Nous parlerons ensuite des tensions entre Israël et l'Iran. Les deux pays se sont attaqués la nuit dernière sur le territoire syrien. Les grandes puissances mondiales en appellent au calme.

HL: Et puis nous irons en Malaisie où Mahatir Mohamad a remporté les législatives. À 92 ans, il devient le plus vieux dirigeant élu au monde. Enfin nous retrouverons notre correspondante à Rome pour vous parler de la crise politique que traverse l'Italie.

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AG: C'est un tweet qui met donc fin aux spéculations. La rencontre historique entre le président américain et le leader nord-coréen aura lieu le 12 juin à Singapour.

HL: Annonce de Donald Trump sur son réseau social favori. Annonce qui intervient au lendemain de la libération de trois otages américains détenus par la Corée du Nord. Libération obtenue à l’occasion d’un voyage à Pyongyang de Mike Pompeo, le secrétaire d’État américain. Deuxième voyage en 40 jours : Pompeo s’était déjà secrètement rendu dans la capitale nord-coréenne fin mars, alors qu’il était directeur de la CIA. Ce matin, la presse officielle nord-coréenne consacre un espace inhabituel à cette visite. À Séoul pour RFI, Frédéric Ojardias

Ce sont des photos étonnantes que publie en première page, le Rodong Sinmun, le quotidien des Travailleurs nord-coréen. On y voit Mike Pompeo et Kim Jong-un tout sourire, échangeant des poignées de main. Il se dégage de ces images une forte impression de bonne entente, voire de convivialité. Une impression confirmée par les propos mêmes du dirigeant nord-coréen, qui a déclaré que son futur sommet avec Donald Trump serait « un excellent premier pas ». Kim Jong-un a ajouté qu’il « appréciait au plus haut point » les efforts du président américain « pour résoudre la crise à travers le dialogue » poursuit le quotidien nord-coréen, qui ajoute que le « Leader Suprême » et le secrétaire d’État américain étaient parvenus à un « consensus satisfaisant ». Ces expressions sont rares dans les médias officiels de Pyongyang. Elles sont un signe clair de progrès dans les préparatifs du tête-à-tête entre Kim et Trump. Un sommet dont la date et le lieu ont été décidés, mais pas encore annoncés. Frédéric Ojardias, Séoul, RFI

AG: Les États-Unis et la Corée du Nord se rapprochent donc. En revanche, la tension et le désaccord entre Israël et l'Iran inquiètent les puissances mondiales.

HL: « L'Iran a franchi une ligne rouge » réaction signée du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Franchir une ligne rouge ça signifie : dépasser une limite dangereuse. Cette nuit, les forces iraniennes en Syrie ont tiré des roquettes vers le plateau du Golan un territoire syrien occupé par Israël depuis 1967 et la guerre des Six Jours. En riposte, en réponse, l'État hébreu a bombardé des dizaines de cibles militaires iraniennes à travers toute la Syrie. Au total : 23 combattants tués, tous alliés, amis du régime de Bachar Al Assad. Ce soir, l'Union européenne appelle à la retenue, c'est dire au calme. Tout comme la chancelière allemande Angela Merkel.

La contribution de l'Europe à la paix et à la stabilité dépend de nos capacités à agir ensemble et à parler au monde d'une seule voix. Ce sera essentiel parce que depuis la fin de la guerre froide les conflits ont changé de nature. Beaucoup de grands conflits mondiaux se déroulent à notre porte. Et le temps où l'on pouvait compter tout simplement sur les États-Unis pour nous protéger est révolu. L'Europe doit donc prendre son destin en main, c'est le défi de l'avenir. Ensemble - notamment la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne - nous avons défendu notre position concernant l'accord nucléaire iranien. Nous nous trouvons là face à une situation extrêmement compliquée. L'escalade de ces dernières heures nous montre qu'il en va véritablement de la guerre ou de la paix. Et je ne peux que lancer un appel à la retenue à l'ensemble des parties.

HL: La chancelière Merkel. J’ajoute que Washington a annoncé de nouvelles sanctions contre l'Iran.

AG: Vous écoutez RFI il est 23h05 à Nairobi. Le Kenya victime d'une catastrophe.

HL: Un barrage s'est écroulé mercredi soir dans le centre du pays précisément à 160km au nord de la capitale provoquant des torrents d’eaux boueuses et tumultueuses. Au moins 40 personnes sont mortes dont 20 enfants. Le Kenya qui sort d'une sécheresse aiguë est sous l'eau depuis le mois de mars, à cause de fortes pluies. Conséquence : d'importantes inondations ont tué quelque 170 personnes.

AG: Direction la Malaisie à présent. Victoire historique de l'opposition aux élections législatives. Mahatir Mohamad a prêté serment ce jeudi. Il s'engage à remplir sa mission de Premier ministre.

HL: À 92 ans, Mahatir devient le plus vieux dirigeant élu au monde. Cette victoire sonne le glas, c'est-à-dire, annonce la fin d'une coalition, d'une alliance au pouvoir depuis 61 ans. Écoutez l'analyse d'Ahmad Fauzi Abdul Hamid. Il est professeur de sciences politiques à l'Université Sains Malaysia.

La majorité des Malaisiens célèbrent l'évènement à leur manière, dans la joie. Il y a beaucoup de monde dans les rues, dans les centres commerciaux, on sent que les gens sont heureux et ravis que le peuple ait enfin gagné. L'histoire de la Malaisie a été dominée par des conflits ethniques et religieux. Donc ces élections constituaient un vrai défi. Il aura fallu près de 60 ans depuis l'indépendance pour voir tous les Malaisiens se réunir autour d'une coalition qui ne se sert par des questions ethniques et religieuses, comme principal programme électoral ou politique. À contraire, la coalition de l'opposition a construit son agenda politique, du moins pour l'instant, sur la lutte contre la corruption, la transparence, le partage équitable des richesses du pays et a proposé un bien meilleur programme concernant les minorités, les races et les religions. Il n'est peut-être pas parfait, comme ce serait le cas dans une démocratie idéale, mais c'est déjà un pas en avant.

AG: Propos recueillis par Christophe Paget. Au lendemain des attaques terroristes qui ont secoué/ensanglanté la capitale afghane, le bilan est revu à la hausse.

HL: Le ministère afghan de la Santé parle de 10 morts et d'au moins 23 blessés. Hier, deux commissariats de Kaboul ont été attaqués. Des actions organisées et revendiquées à la fois par les talibans et l'organisation Etat islamique.

AG: Nous l'avons appris ce soir : Carles Puigdemont renonce à être candidat à la présidence de la région catalane et désigne un successeur, quelqu'un pour le remplacer.

HL: Le dirigeant indépendantiste refuse de redevenir le président de la Catalogne, cette région située au nord-est de l'Espagne. Il l'a annoncé en Allemagne où il est actuellement sous contrôle judiciaire. Une mesure qui permet de soumettre une personne -à une ou plusieurs obligations - dans l'attente de son jugement. C'est donc Quim Torra qui est maintenant candidat. Cet éditeur de 55 ans est un nouveau sur la scène politique.

AG: L'Italie pourrait avoir prochainement un gouvernement populiste et eurosceptique, hostile, opposé aux élites et à l'Union européenne.

HL: L'ancien président du Conseil, Silvio Berlusconi, a officiellement donné son accord pour un rapprochement entre la Ligue, parti d'extrême droite de Matteo Salvini, et l'antisystème Mouvement 5 étoiles de Luigi Di Maio. Les deux partis ont franchi des étapes importantes pour former un gouvernement. Je vous rappelle que l'Italie est sans majorité depuis plus de 9 semaines, depuis les législatives du 4 mars. À Rome pour RFI, Anne Tréca

après 2 mois de tergiversations, sans accord de coalition, le Président Matarella avait annoncé un gouvernement d’experts. Seule issue possible aux dernières élections. Mais mercredi soir coup de Théâtre, Silvio Berlusconi a levé son veto à une alliance de ses partenaires de droite - la Ligue - avec le mouvement lancé par Beppe Grillo. C'est reparti pour un tour. Les deux forces qui ont réalisé la meilleure performance aux élections ont le champ libre pour composer un exécutif susceptible d'avoir la majorité au parlement. À eux deux ils représentent près de la moitié des électeurs. Sauf que, tout ou presque les sépare. Les 5 Étoiles ont été élues au centre et au Sud sur la promesse d'un revenu universel. La Ligue a gagné au nord avec le projet d'une forte baisse des impôts. En revanche ils partagent le même manque d'enthousiasme pour l'Europe et la volonté de contrôler l'immigration. La simple addition de toutes ces promesses mettrait le pays en faillite .Les 5 Etoiles et la Ligue vont donc devoir arrondir les angles, renoncer à certaines de leurs propositions et aussi choisir un unique premier ministre acceptable par les 2 familles politiques. C'est le prix d'une coalition inattendue. Anne Tréca à Rome - RFI

AG: On se quitte avec un mot de cinéma. Après dix-huit années de rebondissements, de péripéties le film de Terry Gilliam « L'homme qui tua Don Quichotte » va bel et bien sortir dans les salles françaises.

HL: Le réalisateur britannique et ex-Monty Python va enfin pouvoir montrer ce qu'il considère comme « l'œuvre de sa vie ». Son film de deux heures douze a obtenu l'autorisation du CNC (centre national du cinéma) et sera donc bien diffusé en clôture du festival de cannes le 19 mai. Le producteur Paulo Branco, qui revendique les droits du film, annonce qu'il va contester cette décision de justice.

HL: C'est la fin de votre journal en français facile, présenté aux côtés d'Alexis Guilleux. Merci Alexis.

AG: Merci à vous Hugo.

Article publié le 10/05/2018

RFI - Radio France Internationale