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Infos en français facile : Édition du 09/06/2018 20h00

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir avec Sébastien Duhamel, bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l'actualité ce soir : la fin du sommet du G7 au Canada. Les dirigeants s'orientent vers une déclaration commune. Mais un texte "qui ne règle pas tout" affirme Emmanuel Macron. Vous entendrez le Président français dans un instant.

SD : En Syrie la contre-offensive du régime. Les forces soutien de Bachar al-Assad ont repoussé les djihadistes du groupe État islamique qui étaient entrés hier dans la ville de Boukamal, dans le nord du pays.

RA : Du football ce soir, l'équipe de France affronte les États-Unis en match amical. 1-0 pour les Américains à la mi-temps. Dernière rencontre pour les Bleus avant le début de la Coupe du monde, dans cinq jours, en Russie.

SD : Et puis à la fin de cette édition, nous retrouverons Yvan Amar pour le mot de la semaine.

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SD : Donald Trump en route pour Singapour.

RA : Le Président américain attendu pour son sommet avec le leader nord-coréen Kim Jong-un, qui est prévu mardi. Il a quitté ce soir le Canada où se tenait un autre sommet, celui du G7, qui rassemble les dirigeants des pays les plus riches du monde. Un évènement au cours duquel les divisions sont apparues au grand jour. Donald Trump a proposé que la Russie fasse à nouveau partie du G7, elle qui en a été exclue il y a quatre ans. Proposition qui a été rejetée par les Européens. Ce samedi le ton s'est voulu plus conciliant, les dirigeants évoquant la possibilité d'une déclaration commune. À la Malbaie au Canada pour RFI, Mounia Daoudi.

[Transcription manquante]

SD : Un autre sommet se tient ce week-end, et il se déroule en Chine.

RA : Le sommet de l'OCS, comme Organisation de coopération de Shanghai. Une organisation qui réunit la Chine, la Russie, l'Inde, le Pakistan, et plusieurs pays d'Europe centrale. Bien sûr la question de la bataille commerciale lancée par les États-Unis plane au-dessus de cet évènement. Face à cela, les pays participants tentent d'afficher leur entente : ainsi le président russe Vladimir Poutine a eu un entretien avec son homologue iranien Hassan Rohani, et ce dernier a appelé à un dialogue plus important entre Moscou et Téhéran, notamment après le retrait américain de l'accord sur le nucléaire.

SD : En Syrie, cela fait plusieurs mois que le groupe Etat islamique n'avait pas mené une telle offensive.

RA : Hier vendredi les djihadistes sont entrés à Boukamal, c'est une ville qui se trouve dans le nord de la Syrie. Ils ont pris le contrôle d'une partie de la ville, en lançant plusieurs attaques meurtrières. Mais ce samedi, la réponse des forces pro régime : elles ont lancé une contre-offensive, qui a obligé les djihadistes à reculer. Le récit de Paul Khalifeh, à Beyrouth.

Les djihadistes ont traversé l'Euphrate à bord de canots et de barques pour attaquer, vendredi, la ville de Boukamal, à la frontière syro-irakienne, dans l'est de la Syrie. Avançant à la faveur de l'effet de surprise et d'une vague de kamikazes, ils ont réussi à occuper une partie des quartiers périphériques de cette ville de 70000 habitants, avant la guerre. La garnison s'est repliée sur des positions défensives en attendant les renforts. Une violente contre-offensive, appuyée par l'aviation russe et syrienne, a ensuite été lancée. Les assaillants ont dû reculer devant la puissante de feu et céder le terrain occupé. Même scénario au nord-est de la province méridionale de Soueida. Après une percée initiale, les djihadistes ont été chassés par les troupes gouvernementales qui ont reçu des renforts de la province voisine de Deraa. Selon des sources syriennes, les assaillants seraient les rescapés du camp de Yarmouk à Damas, évacués vers le désert le 22 mai. Ces incidents, ainsi que trois autres attaques, survenues depuis la mi-mai, montrent que le groupe État islamique reprend une posture offensive, après avoir réorganisé ses rangs et activé ses cellules dormantes. Ses cibles privilégiées semblent être l'armée syrienne et ses alliés. Les troupes pro-gouvernementales auraient perdu 190 hommes, dont quatre militaires russes, en moins d'un mois. Paul Khalifeh, Beyrouth, RFI.

SD : En sport, d'abord le football, avec actuellement la dernière répétition pour l'équipe de France avant le début de la Coupe du monde dans cinq jours.

RA : Les Bleus affrontent actuellement les États-Unis. La rencontre se déroule à Lyon, et vous êtes sur place pour RFI Antoine Grognet.

[Transcription manquante]

SD : Et puis en tennis, la numéro 1 mondiale remporte enfin un tournoi du Grand Chelem.

RA : Il s'agit de la Roumaine Simona Halep. Jusque-là elle avait disputé trois finales dans les tournois majeurs, sans en gagner une seule. Mais cet après-midi elle s'est imposée à Roland Garros en battant l'Américaine Sloane Stephens en trois sets.

SD : Et puis dans l'épreuve du double la victoire cet après-midi des Français Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert.

RA : Ils ont battu en finale le Croate Pavic et l'Autrichien Marach en deux sets. C'est seulement la troisième fois de l'Histoire qu'une paire française remporte le double messieurs. Enfin demain dimanche la fin de Roland Garros avec la finale hommes. Elle opposera l'Espagnol Rafael Nadal à l'Autrichien Dominic Thiem.

RA : RFI 22h08 ici à Paris, l'heure de retrouver Yvan Amar pour le mot de la semaine. Et il s'agit du mot franc.

Au G7, des discussions franches sur le commerce international ! C'est ce qu'on apprend sur RFI, qui reprend un vocabulaire tout à fait diplomatique. Ah cette langue diplomatique, on sait qu'elle s'exprime en général par euphémismes. C'est-à-dire qu'on en dit moins pour ne faire comprendre plus ! Le moindre mot a des résonnances, des significations fortes. Alors lorsqu'on parle de discussions franches ... on entend d'abord que tous les participants ne sont pas d'accord. Et qu'ils le font savoir ! Il ne s'agit pas de cacher les dissensions, on ne va pas arrondir les angles. Donc si les discussions ont été franches, c'est qu'elles sont sorties de l'ambiance feutrée, policée des relations diplomatiques. On ne se parle plus par allusions ou par sous-entendu, à demi-mot. Un langage de vérité, précise RFI. Ce qui est bine rare dans ces environnements. Alors quand on parle de franchise, puisque c'est le nom qui correspond à cet adjectif « franc , on pense d'abord à un certain naturel ! Pas de coquetterie, pas d'afféterie, pas de chichi comme on dit très familièrement : on va droit au but. Et souvent cette franchise est associée à une certaine brusquerie ; on est direct, c'est-à-dire qu'on ne cherche pas à minimiser, à réduire. Donc c'est aussi qu'on n'a pas peur du conflit, de l'affrontement. Et fréquemment, on emploie le mot pour annoncer qu'on va être non seulement direct, mais même un peu brutal. Si une phrase commence par « je vais être très franc avec toi... » on peut s'attendre au pire. Ou tout au moins, on sait qu'on va entendre quelque chose qui ne va pas faire plaisir. C'est une façon d'annoncer la couleur. 

Article publié le 09/06/2018

RFI - Radio France Internationale