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Infos en français facile : Édition du 07/07/2018 20h00

Transcription

Hugo Lanoë : 22h à Paris à l’écoute de RFI, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre journal en français facile que j’ai le plaisir de présenter ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Hugo, bonsoir à tous !

HL : Au sommaire de cette édition : la coupe du monde de football en Russie. Les supporters russes retiennent leur souffle. On joue actuellement les prolongations dans le dernier quart de finale de la compétition. 1-1 partout entre le pays hôte et la Croatie. On retrouve notre envoyé spécial sur place dans un instant.

SB : Dans l’actualité également : près d’un mois après le sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong Un, le chef de la diplomatie américaine s’est rendu pendant deux jours à Pyongyang en Corée du Nord. Washington parle de discussions « productives », Pyongyang en revanche les juge « préoccupantes ».

HL : Et puis nous irons en Allemagne où plusieurs milliers de personnes sont descendues dans la rue pour défendre les ONG qui viennent au secours des migrants. Enfin on se quittera avec le mot de la semaine d’Yvan Amar.

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SB : On débute donc cette édition avec le Mondial de football en Russie.

HL : Et rien n’est joué pour le moment dans le dernier quart de finale qui oppose le pays hôte de la compétition, la Russie à la Croatie de Luka Modric. Les deux équipes jouent les prolongations. On retrouve tout de suite Daniel Vallot en direct d’une fan zone à Nijni Novgorod, Daniel bonsoir, les supporters russes retiennent leur souffle.

[Transcription manquante]

HL : Merci Daniel Vallot en direct de Nijni Novgorod pour RFI. Et puis c’est une première depuis 28 ans, l’Angleterre s’est qualifiée en demi-finale ce samedi après-midi grâce à sa victoire 2-0 face aux Suédois.

SB : L’actualité sportive, Hugo, c’est aussi du cyclisme avec la 105e édition du Tour de France qui s’est élancé aujourd’hui en Vendée.

HL : Oui Sylvie et la 1re étape, Noirmoutier-Fontenay-le-Comte a été remportée au sprint par le Colombien Fernando Gaviria... qui s’empare donc du maillot jaune, le maillot de leader au classement. Une première étape animée, rythmée, par la très longue échappée de 3 Français : Kevin Ledanois, Yoann Offredo et Jérôme Cousin. Et à l’arrivée, la course est devenue nerveuse et crispante. Conclusion : le peloton, le groupe de cyclistes, a été secoué par plusieurs chutes. Parmi les victimes : Christopher Froome. Mais plus de peur que de mal pour le quadruple vainqueur du Tour.

SB : Et pour être tout à fait complet sur l’actualité sportive, un mot de tennis avec cette surprise au grand chelem de Wimbledon à Londres.

HL : La numéro 1 mondiale, la Roumaine Simona Halep, a été disqualifiée dès le troisième tour. La lauréate, la gagnante, la championne de Roland-Garros s’est inclinée contre la Taïwanaise Hsieh Su-Wei, 48e mondiale (3-6, 6-4, 7-5). Il y aura par ailleurs trois Français en huitièmes de finale lundi. Gilles Simon a rejoint Gaël Monfils et Adrian Mannarino. Benoît Paire a lui cédé devant le 4e mondial, l’Argentin Juan Martin Del Potro... Ça passe, en revanche, pour l’espagnol Rafael Nadal.

SB : Vous écoutez RFI, il est 5hX à Pyongyang. Le chef de la diplomatie américaine s’est rendu pendant deux jours dans la capitale nord-coréenne.

HL : Et en deux jours, Mike Pompéo a discuté plus de huit heures avec Kim Yong Chol, le bras droit, c’est-à-dire le principal conseiller, du chef du régime communiste Kim Jong Un. Au menu de ces pourparlers : la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Des discussions jugées « productives », fructueuses par Washington... inquiétantes et « préoccupantes » pour Pyongyang. Explication de ce décalage, de cette dissonance à New York avec Grégoire Pourtier.

Mike Pompeo a été le premier à s’exprimer, au moment de quitter Pyongyang. Pour le secrétaire d’État américain, les discussions avec son homologue Kim Yong Chol ont été très « productives », chacun faisant preuve de « bonne foi ». Ils ont évoqué l’arsenal militaire nord-coréen, avancé sur un calendrier pour la destruction de certaines de ces armes ou de la capacité à en développer, et des progrès significatifs auraient donc été faits. Mais quelques heures plus tard, son de cloche différent à Pyongyang, je cite un communiqué du ministère des Affaires étrangères : « L’attitude américaine et les positions prises vendredi et samedi ont été extrêmement regrettables », « trahissant » l’esprit du sommet de Singapour. Et la Corée du Nord de prévenir que ces « pressions unilatérales » de la part des États-Unis pourraient remettre en cause sa volonté de dénucléarisation. Comme Mike Pompeo et Kim Yong Chol l’avaient reconnu dès samedi matin, il semble ainsi bien qu’il y ait toujours « de nombreux points à éclaircir », et que certaines interprétations soient divergentes. Ce premier accroc aura-t-il des conséquences ? Un sujet peut-être moins sensible sera sur la table dès le 12 juillet : le rapatriement des dépouilles des soldats américains tués pendant la Guerre de Corée dans les années 50. Grégoire Pourtier, New York, RFI.

SB : Nous l’avons appris ce soir : Riek Machar devrait retrouver son poste de vice-président du Soudan du Sud.

HL : Le gouvernement et les rebelles, réunis en Ouganda, ont accepté un accord de partage du pouvoir. Annonce du chef de la diplomatie soudanaise. Je vous rappelle que le pays est enfoncé dans une guerre civile depuis 2013.

SB : Ils étaient des milliers aujourd’hui à défiler dans toute l’Allemagne pour soutenir les ONG qui secourent les migrants en mer Méditerranée.

HL : Les manifestants ont répondu à l’appel d’organisations d’aides aux femmes aux enfants et aux hommes qui tentent la traversée pour rejoindre l’Europe. Parmi ces ONG, l’Allemande Lifeline dont le navire humanitaire a récemment fait l’objet de critiques. Tous réunis dans la rue, donc, pour protester contre la criminalisation des opérations de secours en Méditerranée et contre la fermeture du continent européen aux migrants. À Berlin pour RFI, Nathalie Versieux.

Les organisateurs s’étaient montrés prudents. Ils n’attendaient que 800 personnes pour la principale manifestation de la journée à Berlin. “Il est plus difficile de mobiliser pour les migrants que contre l’extrême droite” expliquait une des organisatrices en amont. Ce sont finalement plusieurs milliers de personnes pour la plupart vêtues de t-shirts orange et armés de pancartes “stop à la mort en méditerranée” qui se sont rassemblées ce midi à Berlin, Leipzig, Brême ou francfort à l’appel de l’organisation Seebrücke, qu’on pourrait traduire par pont sur la Mer. L’idée de la manifestation est née fin juin, alors qu’aucun État de l’UE ne se disait prêt à accepter l’accostage du lifeline, avec à son bord 600 personnes sauvées du naufrage en Méditerranée. Le LIfeline avait finalement pu accoster à Malte. Mais son capitale y est l’objet de poursuites judiciaires. Nathalie Versieux, Berlin, RFI.

SB : Et on continue de parler de la question migratoire Hugo avec le mot de la semaine.

HL : Oui Sylvie puisque Yvan Amar définit ce soir le mot « sanctuaire »... après la décision de la justice américaine de valider l’État “sanctuaire” californien.

La Californie peut rester un état sanctuaire pour les immigrés clandestins ! Ce qui veut simplement dire que la police de cet état californien ne sera pas obligée de travailler avec la police fédérale, celle qui travaille sur l’ensemble du pays, le fameux FBI, pour traquer les immigrés clandestins. La Californie va donc rester une sorte d’état refuge pour ces clandestins. C’est bien l’idée portée par ce mot de sanctuaire : c’est un territoire qui peut servir d’asile, un endroit où l’on est relativement en lieu sûr, où l’on est protégé. Comme dans une église ? Un peu ! Au moyen-âge, les églises étaient ce qu’on appelait des lieux d’asile. Les fugitifs, et même les criminels pouvaient y trouver refuge : on n’avait pas le droit de venir les y arrêter. Le problème est que l’on ne peut vivre dans une église. Mais cela permet d’expliquer le sens de ce mot sanctuaire : une église est bien un sanctuaire. On sent tout de suite que ce mot est de la même famille que le mot saint : c’est un lieu saint. C’est-à-dire un lieu qu’on a rendu saint, qu’on a consacré à la divinité, qu’on a dédié à la divinité. Pas vraiment l’habitation de Dieu : Dieu, si l’on y croit, est chez lui partout ! Mais un lieu réservé à la prière, à l’adoration divine. C’est donc une exception dans l’espace public, un peu comme un jour de fête est une exception dans le calendrier. Si on y accède, si on y entre, on doit se conduire se comporter d’une certaine façon. Et tout le monde n’a pas forcément le droit d’y aller : il peut être réservé aux prêtres, à ceux qui sont à mi-chemin entre les humains ordinaires et les régions divines. Cela explique donc le sens figuré de ce nom sanctuaire. Et la création de ce mot sanctuariser : on sanctuarise un lieu, un périmètre, une région, quand on la verrouille, quand on en limite l’accès à certaines personnes, ou simplement quand on y interdit certaines pratiques, certains actes. Et en particulier, quand on interdit les procédures d’expulsion ou d’enfermement.

HL : C’est la fin de votre Journal en français facile, présenté aux côtés de Sylvie Berruet. Mise en ondes Laurent Philippot. Merci à vous deux. Je vous rappelle que vous pouvez lire et réécouter cette édition sur notre site savoirs.rfi.fr. Très bonne soirée à tous !

Article publié le 07/07/2018

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