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Infos en français facile : Édition du 07/06/2018 20h00

Transcription

Hugo Lanoë : 22h à Paris à l’écoute d’RFI, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile que j’ai le plaisir de présenter ce soir avec Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin !

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Hugo, bonsoir à tous !

HL : Au sommaire de cette édition : à 5 jours d’un sommet historique entre le président américain et le leader nord-coréen, Donald Trump reçoit aujourd’hui le Premier ministre japonais. Le locataire de la maison blanche se dit optimiste sur sa rencontre avec Kim Jong un. C’est ce que nous expliquera dans un instant notre correspondante à Washington.

ZK : Nous resterons ensuite aux États-Unis avec cette vidéo choquante qui fait le tour des médias américains. On y voit un homme calme se faire frapper par plusieurs policiers, avant d’être menotté.

HL : Nous parlerons également de la crise diplomatique entre le Qatar et 4 autres pays arabes avant d’aller en France où les téléphones portables sont désormais interdits à l’école et au collège.

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ZK : Avant de se rendre demain au Québec pour le sommet économique du G7, Donald Trump reçoit en ce moment le Premier ministre japonais à la Maison-Blanche.

HL : Oui Zéphyrin, mais avant de parler de la guerre commerciale qui secoue les relations entre les États-Unis et ses partenaires, les deux hommes préparent la rencontre historique prévue le 12 juin à Singapour entre le 45e président américain et le dirigeant nord-coréen Kim Jong un. Pour en parler, on retrouve tout de suite Anne Corpet notre correspondante à Washington. Anne bonsoir, à maintenant 5 jours du sommet de Singapour, Donald Trump se montre optimiste sur l’issue de cette rencontre.

Oui Hugo, au point que le président américain s’est dit prêt à inviter Kim Jong Un à la Maison-Blanche si le sommet se déroule bien. Donald Trump veut y croire : « notre rencontre sera un grand succès » a-t-il déclaré « nous avons le potentiel de faire quelque chose d’incroyable pour le monde. » Mais l’hôte de la maison blanche a prévenu : si les discussions ne se déroulent pas comme espéré, il pourrait tout aussi bien quitter la table des négociations. Le président américain s’est engagé à aborder devant Kim Jong un la question des Japonais enlevés par la Corée du Nord dans les années 70 et 80. « J’en suis ravi c’est une de nos plus hautes priorités » a réagi Shinzo Abe. Le Premier ministre japonais espère aussi que la question des missiles à courte moyenne portée des Nord-Coréens sera réglée. « Le sommet de Singapour est une étape cruciale. Donald Trump vous êtes en train de faire l’histoire » a-t-il lancé, un brin flatteur, à l’adresse du président. Le secrétaire d’État américain a lui aussi fait part de ses espoirs ce jeudi : « Kim Jong un m’a dit personnellement qu’il était prêt à dénucléariser » a déclaré Mike Pompéo sans donner plus de détails, avant de préciser « Les États-Unis veulent des avancées concrètes pas de vaines paroles. Donald Trump n’acceptera pas un mauvais accord ». Anne Corpet Washington RFI.

HL : Merci Anne Corpet en direct de Washington pour RFI. Et nous l’apprenons à l’instant, la Corée du Nord confirme aux États-Unis qu’elle compte dénucléariser la péninsule coréenne. Et puis le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo annonce qu’il va rencontrer ses homologues, ses semblables Sud-Coréens, japonais et chinois après la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong un.

ZK : À la veille du sommet du G7, les États-Unis apparaissent de plus en plus isolés.

HL : La preuve en est : le président français, actuellement en déplacement au Canada, va organiser dans les prochaines heures une réunion avec les chefs de gouvernements européens... juste avant le début du G7... le but : unir les forces face à Donald Trump qui a décidé de taxer les importations américaines d’acier et d’aluminium en provenance de l’Union européenne pour combler le déficit commercial de Washington.

ZK : On reste outre-Atlantique Hugo, avec cette vidéo choquante qui fait le tour des médias américains.

HL : Brutalité policière et violence gratuite, ce pourrait être le titre de cette vidéo qui met en image des forces de l’ordre en train de battre un homme, noir, qui ne montre apparemment aucune agressivité. Les images ont été diffusées par la police elle-même, à Mesa, dans l’Arizona. Murielle Paradon.

Sur les images de la vidéo, on peut voir un homme noir, identifié comme Robert Johnson, 33 ans. Il téléphone sur une coursive d’immeuble, lorsque des policiers en uniforme arrivent. Au bout de quelques minutes, après un échange qu’on ne peut entendre, car la vidéo est muette, 4 policiers foncent sur l’homme qui a l’air pourtant très calme. Ils le frappent, surtout au visage, avant de le mettre à terre et de l’emmener, aidés par 2 autres collègues. Selon le chef de la police de Mesa, en Arizona, ses hommes ont été appelés pour un différend personnel et il explique le geste des policiers. Ramon Battista « Les choses qu’il a dites, appuyé contre le mur ont poussé les officiers à lui demander de s’asseoir, mais comme il ne s’est pas assis, ils ont employé la force ». Le chef de la police se dit toutefois déçu par ce qu’il a vu sur la vidéo. Les 4 policiers ont été suspendus le temps d’une enquête. Ramon Battista promet également de donner des instructions pour qu’on ne frappe plus au visage des personnes qui ne sont pas agressives. La police de Mesa dans l’Arizona a déjà été mise en cause l’an dernier. Lorsqu’une vidéo très choquante avait montré un policier tuant un homme a terre dans un couloir d’hôtel.

ZK : Murielle Paradon. Une lueur d’espoir au Burundi dans la grave crise que traverse pays depuis 3 ans.

HL : Pierre Nkurunziza a surpris tout le monde aujourd’hui. Le président burundais a annoncé qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle de 2020. Et pourtant... la récente révision de la constitution nous laissait penser le contraire. Elle lui permettait notamment de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2034.

ZK : Direction le Yémen. Enlisé, embourbé depuis près de 4 ans dans guerre civile. Et la situation humanitaire, actuellement catastrophique, ne risque pas de s’arranger.

HL : Pour preuve : le comité international de la croix rouge a décidé aujourd’hui de transférer hors du Yémen 71 de ses collaborateurs.... soit plus de la moitié de son personnel. En cause : la situation sécuritaire. Le personnel humanitaire subit des menaces. Conséquence : moins de soins chirurgicaux et moins d’assistance alimentaire... alors que certaines régions du Yémen sont au bord de la famine et victimes d’une épidémie de choléra.

ZK : Autre trouble qui bouleverse le golfe Hugo : la crise diplomatique qui oppose le Qatar à quatre autres pays arabes.

HL : Parmi lesquels : l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte qui ont suspendu leurs relations avec le Qatar. Cette crise, qui entre dans sa deuxième année, fragilise le Conseil de Coopération du Golfe, l’instance régionale qui réunit les 6 Monarchies pétrolières de la péninsule. Mais l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis ont tenu mercredi soir à Jeddah la première réunion de leur tout nouveau « Conseil de Coordination ». Un rapprochement entre les 2 plus grandes économies arabes, mais pas seulement, Nicolas Falez.

Mohammed Ben Salman, Prince héritier d’Arabie Saoudite, et Mohammed ben Zayed, Prince héritier d’Abou Dhabi, deux dirigeants réunis sur les bords de la mer Rouge pour intensifier les relations déjà étroites entre leurs deux pays. Le « Conseil de coordination saoudien-émirati » voit donc le jour pour des projets dans les domaines de l’économie, de la défense ou encore de l’éducation. Le communiqué officiel mentionne un fonds commun dédié à l’énergie nucléaire, des investissements conjoints dans le pétrole et l’agriculture ou encore une initiative pour la sécurité alimentaire. En revanche, aucun détail sur les aspects militaires et sécuritaires de cette alliance. Or l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis sont aujourd’hui les deux principaux belligérants au sein de la coalition arabe qui se bat au Yémen. Ce sont aussi les principaux acteurs du boycott du Qatar qui dure depuis plus d’un an pour punir l’émirat qui n’a pas voulu s’aligner sur les positions de ses voisins, dans les différentes crises régionales. Ce tout nouveau Conseil de coordination apparaît au moment où la crise avec le Qatar affaiblit le CCG, le Conseil de Coopération du Golfe et il illustre une fois de plus la convergence de vue entre le Saoudien Mohammed ben Salman (qui est aussi ministre de la Défense) et l’Émirien Mohammed ben Zayed (également Commandant suprême adjoint des forces armées de son pays, le second étant souvent décrit comme le mentor du premier. Mohammed ben Salman et Mohammed ben Zayed, deux princes héritiers qui ont pour ambition de peser sur le destin de leur région.

ZK : Nicolas Falez. C’est une information que nous avons apprise il y a moins d’une heure : un réfugié irakien membre présumé du Groupe État islamique a été arrêté en France.

HL : L’homme a été mis en examen le 9 mars à Paris pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste et crimes de guerre. Il a ensuite été écroué, c’est-à-dire, placé en détention.

ZK : L’actualité en France c’est aussi cette nouvelle interdiction adoptée par l’Assemblée Nationale : il n’y aura plus de téléphones portables dans les cours de récréation.

HL : Et cette question Zéphyrin. Qu’est-ce qui va changer concrètement ? Éléments de réponses avecElian Delacôte.

La mesure sera effective dès la rentrée prochaine. Fini les récrés passées accrochées à son téléphone ; que ce soit dehors ou en cours, les portables seront bannis des établissements scolaires. Les députés LREM, MoDem et UDI ont voté pour, les autres groupes qui dénonçaient un texte inutile se sont abstenus ou ont voté contre. Dans les faits, la moitié des écoles et collèges interdisent déjà l’utilisation du téléphone dans l’enceinte de leurs établissements, ce texte de loi vient donc compléter une mesure déjà existante. Rester à donner une assise légale à cette interdiction, car jusqu’à présent le personnel encadrant ne pouvait légalement pas confisquer les portables ou tout autre objet numérique. C’est désormais possible, un amendement a été adopté dans ce sens. En revanche, le chapitre sur l’extension de l’interdiction des objets connectés aux professeurs a lui été retiré du texte de loi. Reste que cette loi n’est pas très contraignante ; si le règlement intérieur d’un établissement autorise expressément l’utilisation des portables ; la loi ne s’appliquera pas.

HL : Elian Delacôte. C’est la fin ce Journal en français facile, merci Zéphyrin.

ZK : Merci Hugo !

Article publié le 07/06/2018

RFI - Radio France Internationale