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Infos en français facile : Édition du 05/09/2018 20h00

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 20h en temps universel. L’heure de votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Mehdi Meddeb. Bonsoir Mehdi.

Mehdi Meddeb : Bonsoir.

LB : La une ce soir : les suites de l’affaire Skripal et ces accusations de Londres. Les autorités britanniques disent avoir identifié deux agents russes responsables de la tentative d’assassinat sur l’ancien espion. Moscou nie en bloc.

MM : Le feu vert de la Cour suprême israélienne pour la démolition du village bédouin Khan Al-Ahmar en Cisjordanie occupée. Une décision qui selon les Palestiniens rend encore plus compliquée la formation éventuelle d’un État indépendant.

LB : Et puis nous reviendrons sur ces aveux du Japon, Tokyo qui reconnait pour la première fois l’existence d’un lien entre la mort d’un employé de la centrale de Fukushima et son exposition aux radiations.

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MM : Tout d’abord ce nouveau rebondissement dans l’affaire Sergueï Skripal, l’ex-espion russe victime d’une tentative d’empoisonnement. C’était au printemps dernier dans une ville du sud-ouest de l’Angleterre.

LB : Une tentative d’empoisonnement que Londres attribue au renseignement militaire russe. Les autorités britanniques l’affirment : elles ont identifié les deux agents russes responsables de la tentative d’assassinat, elles ont d’ailleurs diffusé leurs photographies. Alors, quelle réaction à Moscou suite à ces nouvelles accusations ? Correspondance à Moscou de Daniel Vallot.

C’est un démenti catégorique de la part de Moscou, qui n’a jamais reconnu la moindre responsabilité dans cette affaire, et ce depuis le premier jour. « Nous appelons une fois de plus les Britanniques à cesser les accusations publiques et la manipulation de l’information » a ainsi déclaré Maria Zakhakhova la porte-parole de la diplomatie russe : « les noms et les photographies qui ont été publiés ne nous disent rien » a-t-elle ajouté. D’autres réactions assez similaires sont venues du Kremlin, ou du parlement russe, notons tout de même les réactions de deux hommes dont les noms rappellent de mauvais souvenirs aux autorités britanniques : Dmitry Kovtun et Andrei Lugovoi accusés eux du meutre d’Alexcandre Litivinenko, il y a plus de deux ans, meurtre au polonium effectué sur le territoire britannique. Cela fait plus de dix ans que Londres réclame en vain l’extradition de ces deux hommes. Ils n’ont jamais inquiété, l’un d’entre eux est même devenu député au parlement russe. Et aujourd’hui à l’unisson avec les autorités russes, ils dénoncent des accusations mensongères une provocation de la part des Britanniques. Daniel Vallot Moscou RFI.

LB : En Afghanistan, nouvelle explosion à Kaboul, à proximité d’une salle de sport où un attentat-suicide avait frappé un quartier chiite. Le dernier bilan de cette double attaque est d’au moins 20 morts et 70 blessés.

MM : La situation en Syrie et cette nouvelle réunion à Téhéran.

LB : Russie, Iran et Turquie se retrouveront autour de la table. Au menu des discussions, entre autres, l’offensive imminente annoncée sur la province d’Idlib, la dernière encore contrôlée par les rebelles hostiles à Bachar al Assad. Ankara s’inquiète notamment d’un possible afflux de réfugiés sur son territoire.

MM : À Genève, l’envoyé spécial de l’ONU parle d’une « lueur d’espoir » dans le conflit au Yémen.

LB : À la veille d’une réunion qui doit s’ouvrir demain jeudi, sous l’égide des Nations Unies, alors que la guerre au Yémen a déjà fait quelques 10 000 morts en près de 4 ans, les rebelles houthis pourraient ne pas prendre part à ces discussions. Leur délégation était toujours bloquée à Sanaa ce soir par l’Arabie Saoudite.

MM : 23h à Jérusalem et l’on revient sur cet appel de Nickolay Mladenov. L’émissaire des Nations Unies pour le proche Orient qui demande à Israël de ne pas procéder à la démolition du village bédouin de Khan Al-Ahmar.

LB : Village situé à l’est de Jérusalem, en Cisjordanie, l’État hébreu s’apprête en effet à appliquer une décision de la Cour suprême israélienne. Une décision qui deviendra effective dans une semaine. Une décision qui selon les Palestiniens rend encore plus compliquée la formation éventuelle d’un État indépendant. Sur place, les explications de Michel Paul.

Selon la décision de la Cour suprême israélienne, c’est dans une semaine que les bulldozers pourront commencer la démolition de la majeure partie du village de KKhan Al-Ahmar. En principe plus aucun recours juridique n’est possible. Le tribunal a mis ainsi fin à des années de débat sur le sort du village bédouin situé en Cisjordanie à l’est de Jérusalem à proximité immédiate de colonies de peuplement. Le ministre israélien de la Défense s’est félicité de la décision des juges qu’il a qualifiée de courageuse face aux attaques hypocrites orchestrées par les Palestiniens, la gauche israélienne et l’Europe, toujours selon ses propres termes. La liste unifiée arabe a estimé dans un communiqué que la démolition du village sonnera le glas à tout espoir de création d’un état palestinien. Plusieurs gouvernements européens, l’ONU et des ONG avaient exercé des pressions contre l’évacuation du village en affirmant notamment qu’elle provoquerait la scission de la Cisjordanie et éloignerait toute solution viable du conflit. La question est maintenant de savoir de quelle manière se réalisera l’évacuation et où seront transférés cette fois encore les membres de la tribu bédouine Jahalin.

MM : L’actualité de ce mercredi c’est aussi la terre qui tremble au Japon déjà durement frappé cette semaine par le typhon Jebi.

LB : Un typhon qui a fait au moins 11 morts selon un dernier bilan et provoqué de nombreux dégats, l’aéroport d’Osaka est en outre fermé jusqu’à nouvel ordre. On apprend ce soir qu’un puissant séisme de magnitude 6,6 a frappé Hokkaido, la plus au nord de l’archipel. Pas plus de détail pour le moment.

MM : Le Japon qui n’est pas épargné par les catastrophes naturelles. On se rappelle notamment, il y a 7 ans, celle qui avait abouti sur l’accident de Fukushima...

LB : Un séisme, suivi d’un tsunami déclenchant un accident de la centrale nucléaire de Fukushima qui faisait quelque 18 000 morts. Des morts qui n’avaient jusqu’à aujourd’hui jamais été directement imputées à l’accident de Fukushima, la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl, en 1986. Jusqu’à aujourd’hui, donc puisque pour la première fois, les autorités japonaises ont reconnu qu’un employé de la centrale de Fukushima Daichi était décédé des suites d’une exposition aux radiations. Les précisions de Jelena Tomic.

Jusqu’ici le gouvernement nippon n’avait jamais voulu admettre un décès dû aux radiations. C’est désormais chose faite, le ministère de la Santé a reconnu vendredi dernier que le cancer du poumon développé par la victime était dû à une très forte exposition, près de deux fois la dose limitée fixée par un panel d’experts. Le ministère a également annoncé que la famille de la victime allait bénéficier d’une compensation financière. Le quinquagénaire avait travaillé plus de 28 ans dans différentes centrales nucléaires du pays, dont la centrale de Fukushima où il est intervenu à plusieurs reprises jusqu’en septembre 2015. La maladie a été diagnostiquée 5 mois plus tard. Le ministère n’a jusqu’ici reconnu comme victimes de maladies professionnelles que 4 autres anciens employés de la centrale aujourd’hui atteints de cancer de la thyroïde et de leucémie. Actuellement, plus de 5 000 personnes travaillent en moyenne chaque jour à la décontamination de la centrale de Fukushima. En tout selon les chiffres officiels, plus de 75 000 personnes ont été engagées dans la décontamination du site sur une période de 5 ans.

LB : L’actualité en France avec le premier conseil des ministres sans Nicolas Hulot et Laura Flessel. Les deux ministres démissionnaires ont été remplacés hier respectivement par François de Rugy, et Roxana Maracineanu. Une réunion qui s’est ouverte par quelques mots face caméra d’Emmanuel Macron. Le Chef de l’État, au plus bas dans les sondages, qui a appelé son équipe à, je cite, « tenir face aux défis des mois à venir ».

MM : À la une en France également, la suite du procès des agresseurs présumés de Clément Méric.

LB : 3 skinheads impliqués dans la mort du militant de gauche, tué en 2013, à Paris. Au 2e jour des débats, la cour d’assises s’est attardée sur les faits recueillis par les enquêteurs de la brigade criminelle. Compte rendu d’audience avec Franck Alexandre.

[Transcription manquante]

Article publié le 05/09/2018

RFI - Radio France Internationale