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Infos en français facile : Édition du 04/06/2018 20h00

Transcription

Nathanaël Vittrant : RFI il est 20h en temps universel, 22h à Paris. Soyez les bienvenus dans cette édition du Journal en français facile que j’ai le plaisir de présenter avec Zephyrin Kouadio qui fait son grand retour parmi nous aujourd’hui, bonsoir Zephyrin.

Zephyrin Kouadio : Bonsoir Nathanaël, bonsoir à tous.

NV : À la Une, la rencontre à Berlin entre Benjamin Netanyahu et Angela Merkel. Le Premier ministre israélien est venu chercher du soutien auprès de ses alliés européens face à l’Iran qu’il considère comme une menace dans la région.

ZK : Le sommet très attendu entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen aura bien lieu le 12 juin prochain à Singapour. La Maison-Blanche l’a confirmé.

NV : Dans ce journal également, la démission du Premier ministre jordanien après 5 jours d’importantes manifestations.

ZK : Le massacre des étudiants de Tiananmen par le régime communiste chinois c’était il y a tout juste 29 ans. Un évènement commémoré à Hong Kong.

NV : Nous reviendrons également sur cette violente éruption du volcan Fuego au Guatemala. Les coulées de lave ont fait au moins 33 morts.

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ZK : Benjamin Netanyahu en tournée européenne. Avant Londres et Paris, le Premier ministre israélien était à Berlin aujourd’hui.

NV : Trois capitales de pays signataires de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, accord que le gouvernement israélien a toujours combattu. Benjamin Netanyahu et Angela Merkel ont évoqué le Moyen-Orient. Ils sont d’accord pour condamner la présence des milices iraniennes dans la région. Mais pour le reste, tout oppose les deux dirigeants. À Berlin, Nathalie Versieux.

Vêtue d’une veste bleue et d’un pantalon blanc aux couleurs d’Israël, Merkel a souligné le soutien de l" Allemagne envers l’État hébreu. Avant de rappeler la longue liste des différents qui opposent Jérusalem à Berlin sur l’analyse de la situation au MO et les moyens de parvenir à la paix. Nous sommes d’avis différents sur différentes questions comme la politique des colonies de peuplement. Reste que chaque jour, le droit à l’existence d’Israël est menacé. C’est pourquoi nous sommes partenaires, et c’est pourquoi, lorsqu’il s’agit de sujet hautement technologique nous commerçons avec Israël. Par exemple dans le domaine des drones israéliens, qui d’ailleurs dans notre engagement au Mali contribuent considérablement à augmenter la sécurité de nos soldats. À ses côtés pendant 30 minutes face à la presse, Benjamin Netanyahu a semblé pour sa part surtout occupé à souligner les dangers émanant de l’Iran dans la région.

ZK : Donald Trump et Kim Jong un se rencontreront bien à Singapour.

NV : La Maison-Blanche a confirmé ce rendez-vous déjà qualifié d’historique entre le président américain et le leader nord-coréen. Donald Trump avait pourtant annulé une première fois après des propos hostiles de la part des autorités de Pyongyang. Mais les efforts de ces derniers jours et les discussions entre responsables de hauts rangs de part et d’autre ont visiblement été suffisamment productifs pour permettre cette rencontre.

ZK : Les États-Unis toujours aussi divisés autour d’une histoire de gâteau.

NV : Un gâteau de mariage plus précisément. Il avait été commandé par un couple homosexuel à un pâtissier du Colorado. Celui-ci avait refusé, expliquant que cela serait contraire à sa foi chrétienne. Le couple avait porté plainte devant la justice, s’estimant victime de discrimination. Toutes les cours leur avaient donné raison, jusqu’à ce que l’affaire soit portée devant la Cour Suprême. La plus haute juridiction américaine a tranché, et elle a donné raison au pâtissier. Une décision, toutefois, qui ne vaut que pour ce seul cas. La Cour estime que les arguments du pâtissier n’ont pas été assez pris en compte par les tribunaux qui avaient jugé l’affaire avant elle.

ZK : RFI 23h à Amman. Le Premier ministre jordanien a démissionné aujourd’hui.

NV : Hani Mulqi ne dirigera plus le gouvernement. Conséquence des manifestations qui secouent le pays depuis plusieurs jours. Plusieurs milliers de manifestants protestaient contre la politique sociale de son gouvernement et en particulier contre un texte de loi qui prévoit la hausse des prix et des impôts. Sami Boukhelifa.

Tôt ce matin le roi Abdallah II de Jordanie convoque son Premier ministre. La suite on la connaît Hani Mulqi, à la tête du gouvernement depuis mai 2016 pose finalement sa démission. Depuis plusieurs jours le Royaume vit au rythme de la contestation. Chaque soir en ce mois de Ramadhan, les Jordaniens se mobilisent. Des rassemblements dans la rue pour dire non à la hausse des prix et au matraquage fiscal. Ce sont les manifestations les plus importantes depuis 2011. Il faut dire que la Jordanie est sous pression du Fonds monétaire internationale. Il y a urgence... le FMI, presse ce pays sans ressource particulière et dépendant de l’aide américaine, à mener des réformes. Dans un premier temps et face à la grogne populaire, le roi appelle d’abord les différentes parties au dialogue. Mais le lien entre le gouvernement, les élus, les syndicats et les principaux acteurs socioéconomiques est comme rompu. Les syndicats appuyés par une population en colère lancent une grève nationale et réclament le retrait pur et simple d’un projet de loi fiscale avant d’entamer la moindre discussion.

ZK : 182 prisonniers évadés d’une prison du centre du Nigéria.

NV : C’est en tout cas ce qu’indique le gouvernement cité par l’Agence France Presse. Une évasion massive après une attaque menée par des hommes non identifiés qui ont ouvert le feu sur l’établissement pénitentiaire. D’après le ministre de l’Intérieur, 210 prisonniers se sont originellement échappés, mais 28 ont été repris. En 2012 une attaque similaire revendiquée par Boko Haram avait donné lieu à l’évasion d’une centaine de prisonniers.

ZK : On revient à présent sur ce triste anniversaire : le massacre de Tiananmen. C’était il y a 29 ans, presque 3 décennies. La place Tiananmen se trouve au centre de Pékin, c’est là que les étudiants s’étaient rassemblés au printemps 1989 pour réclamer plus de démocratie. On se souvient de cette image : un homme, debout, seul devant les chars de l’armée populaire de Chine. L’image a fait le tour du monde, mais le sujet reste tabou en Chine. La répression de ce rassemblement étudiant a coûté la vie à des dizaines de milliers d’étudiants. À Hong Kong, on veut se souvenir. Sur place correspondance deFlorence de Changy.

À 20 heures précises, les lumières des terrains de sport du grand parc Victoria s’éteignent. Et les dizaines de milliers de petites bougies se mettent à briller. En dépit d’un régime de plus en plus répressif en Chine, cette année, le comité organisateur a choisi comme thème de la veillée de Hong Kong : À bas la dictature du parti unique. Depuis ses premiers jours, en 1989 le comité organisateur qui s’était constitué à Hong Kong par solidarité avec les étudiants pékinois avait la même ambition que les étudiants de Pékin : rendre la Chine démocratique. Si la veillée de Hong Kong continue aussi de porter les mêmes revendications, elle commémore avant tout le massacre de centaines ou de milliers d’étudiants cette nuit-là, qui n’a toujours pas été reconnue par les autorités chinoises. Le secrétaire d’État américain Mike Pompéo a demandé au gouvernement chinois de dire toute la vérité « sur le nombre de morts, de détenus et de portés disparus. » Et de citer le prix Nobel de la Paix, Liu Xiaobo, décédé il y a bientôt un an, qui avait dit « Les fantômes du 4 juin ne sont pas encore en paix ». Florence de Changy, Hong Kong RFI.

ZK : Au Guatemala, l’éruption du volcan de Feu a fait au moins 33 morts.

NV : Le volcan Fuego se trouve à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale. Les projections de lave et de cendres se sont étendues sur des dizaines de kilomètres alors que d’énormes colonnes de fumée pleines de cendre et de sable continuaient de s’échapper du volcan. L’aéroport de la ville a été fermé. D’après les secours, plusieurs personnes ont été prises au piège dans leurs habitations. Écoutez David de Leon, porte-parole de la Coordination guatémaltèque pour la réduction des catastrophes naturelles.

Dans certaines communautés, on nous a indiqué que les habitants n’ont pas pu sortir de leurs maisons à cause des flux qui s’étaient abattus dans ces endroits. Donc on espère trouver dans ces zones des personnes encore en vie, qui sont restées coincées et qui n’ont pas pu s’enfuir. On va s’efforcer de travailler dans ces communautés. La plupart des rapports qu’on reçoit concernent la partie située au nord du volcan, du côté de Panimaché, Yepocapa, Chimaltenango. Il y a d’ailleurs une alerte rouge déclenchée pour ce département. Nous allons aussi continuer à rechercher des personnes plus au sud du volcan où on a pu avoir ces informations dramatiques à travers les médias. Les personnes qui sont décédées se trouvaient justement au sud du volcan.

NV : Il répondait par téléphone à Lucile Gimberg de la rédaction Amérique Latine de RFI. La journée à Roland Garros marquée par les déceptions : il y a eu d’abord cet abandon de Serena Williams sur blessure, avant le match qui devait l’opposer à Maria Sharapova. La Française Caroline Garcia s’est inclinée, balayée par l’Allemande Angelique Kerber vainqueure facile en deux petits sets 6-2, 6-3. C’est la fin de ce Journal en français facile, merci Zéphyrin Kouadio.

ZK : Merci et merci à vous de l’avoir suivi.

Article publié le 04/06/2018

RFI - Radio France Internationale