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Infos en français facile : Édition du 04/03/2018 20h00

Transcription

Céline PELLARIN

Vous écoutez RFI, il est 20h TU, 21h à Paris

Bienvenu dans votre journal en Français facile. Mehdi Meddeb est avec moi en studio. Bonsoir Mehdi.

Mehdi MEDDEB

Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP

Les Italiens votent pour élire leurs nouveaux députés. Un scrutin dont on aura les premières tendances, les premiers résultats dans la nuit. Principale interrogation: y aura-t-il une majorité d'un parti ou d'une coalition politique qui va l'emporter? Vous entendrez la parole d'électeurs qui ont déposé leur bulletin dans l’urne dans un bureau de vote de la capitale, Rome.

MM

La cérémonie des Oscars, évènement du cinéma américain va débuter dans quelques heures. Qui aura la statuette du meilleur film, du meilleur réalisateur? Le mexicain Guillermo del Toro est l'un des favoris. Mais s'il est portée aux nues, c'est-à-dire reconnu, célébré aux Etats Unis, de l'autre côté de la frontière dans son pays natal, la situation est bien différente, au Mexique.

CP

Nous sommes dimanche, c'est donc le jour de l'expression de la semaine. Yvan Amar se penche sur le "tambour battant". A suivre dans quelques minutes.

MM

En Italie, les bureaux de vote sont ouvert jusqu'à 22h tu.

CP

Les législatives doivent renouveler le Parlement. Les premiers résultats devraient tomber dans la nuit. Qui de la coalition de droite ou du mouvement cinq étoiles décrochera le plus de siège? Y aura-t-il même une majorité claire pour former un gouvernement? Beaucoup d’incertitude autour de ce scrutin. En ce qui concerne l'abstention, elle est moins importante que prévu. A 19h, le taux de participation était de 58%, c’est un chiffre en hausse par rapport aux précédentes législatives d'il y a cinq ans. Juliette Gherbrant, notre envoyée spéciale a recueilli les impressions de quelques électeurs italiens qui votaient à Rome.

« On espère tous que ça bien se passer. Qu’on va réussir à avoir un gouvernement stable. On verra quelle sera le taux de participation, espérons qu’elle soit élevée. »« Le résultat est très incertain, on est vraiment perplexes. Il y a beaucoup d’agitation en Italie. On ne sait pas encore qui va gagner, on ne sait même pas s’il y aura un vainqueur. » « Ce sont les législatives, c’est notre avenir qui est en jeu, pour les prochaines années. Dans un moment où l’Europe est en grande difficulté, il faut le rappeler, c’est fondamental de voter aujourd’hui. J’espère qu’il n’y aura pas trop d’abstention. Pour ma part j’ai dit aux jeunes d’aller voter, mais ce sont eux surtout qui se refusent à voter en ce moment. Ce qui m’inquiète le plus c’est l’instabilité, qu’on n’ait pas une majorité assez solide. » « Moi j’ai peur surtout de Salvini et de l’extrême droite. Eux, c’est le racisme, la haine, le repli sur soi, le retour à un passé heureusement révolu et qui doit le rester. »

MM

Est-ce que l'Italie va se retrouver dans la même situation que l'Allemagne ? A savoir, des législatives qui ne donne pas de majorité claire, et pas de constitution d'un gouvernement, faute d'accord entre parti politique.

CP

Mais finalement après plus de cinq mois de brouillard, la situation semble s'éclaircir. Le SPD, les sociaux-démocrates ont voté durant plusieurs semaine, pour ou contre une nouvelle alliance avec les conservateurs d'Angela Merkel. Un débat qui a couté sa place à Martin Schulz l'ex-patron du SPD. C'est donc son successeur temporaire Olaf Scholz qui a annoncé le résultat du referendum interne. Quatre cent soixante-trois mille membres du SPD étaient appelé à voter. Les deux tiers des participants ont approuvé le texte de la direction des sociaux-démocrates.

« Les membres du SPD ont approuvé avec une large majorité la proposition de la direction. La situation est désormais claire. Le SPD fera partie du prochain gouvernement. Cette décision n'a pas été simple pour nous. Les résultats de l'accord de coalition conclu avec les conservateurs ont été discutés de façon ouverte et transparente durant les dernières semaines. Des débats importants et passionnants ont eu lieu auxquels de nombreux membres de notre parti ont participé. Cette discussion a renforcé la cohésion du SPD. Cela nous donne l'énergie nécessaire pour marquer de notre empreinte le travail du nouveau gouvernement. Cela nous permet également de poursuivre le processus de renouvellement du SPD que nous avons initié dès ce week-end durant la réunion des instances dirigeantes de notre parti ».

CP

Olaf Scholz, dirigeant intérimaire du SPD, propos recueillis par notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut.

MM

Pas de répit pour la Ghouta Orientale. Bachar al Assad affirme y combattre le terrorisme.

CP

Soutenu par Moscou, le régime de Damas a lancé à la mi-février une campagne de bombardements aériens qui a tué plus de six cent cinquante civils dans la Ghouta orientale. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. Les forces du régime ont repris le contrôle de "plus de 25%" du fief rebelle. Et le président syrien précise que les opérations militaires dans cette enclave rebelle où sont piégées quatre cent mille personnes vont continuer. Quoiqu'en dise la communauté internationale.

MM

D'ailleurs le chef de l'Etat syrien ajoute que la crise humanitaire dans la Ghouta évoqué par les occidentaux est, je cite, « un mensonge ridicule ».

CP

Mais en attendant les Nations Unies ont reçu l'autorisation de Damas de venir en aide à la population de la Ghouta orientale. L'ONU a prévu de faire parvenir lundi un convoi de quarante-six camions. Ils transporteront de l'aide médicale et de la nourriture pour plus de vingt-sept mille personnes. Depuis mardi, le bastion rebelle assiégé depuis 2013 bénéficie d'une trêve journalière, tous les jours, de cinq heures. Mais une trêve humanitaire qui doit permettre l'entrée d'aides humanitaires et l'évacuation de blessés et de civils, qui n'a pas eu beaucoup d'effet jusqu'à présent.

MM

Plus que trois heures avant que la cérémonie des Oscars, qui doit commencer à Hollywood.

CP

La Grand-messe du cinéma américain pour sa quatre-vingt dixième édition, devrait être particulièrement marquée par les suites de l'affaire Weinstein. Harvey Weinstein, le puissant producteur de films, qui a été accusé de harcèlement et agressions sexuelles par une centaine de femmes, a été exclu par l'Académie des Oscars. Il fait l'objet de multiples enquêtes.

MM

Concernant le futur palmarès, c'est-à-dire la liste des gagnants, il faut encore un peu de patience, mais plusieurs favori sont mis en avant.

CP

Parmi eux le réalisateur Mexicain Guillermo del Toro. Il pourrait être récompensé, une nouvelle fois cette année, pour son dernier film La forme de l'eau. Comme ses compatriotes Alejandro Gonzalez Iñarritu et Alfonso Cuaron, ces réalisateurs mexicains même s'ils sont oscarisés, sont très populaires aux Etats Unis où dans le reste du monde d’ailleurs. Sauf dans leur pays d'origine. Le Mexique où le secteur du cinéma, ne se porte pas aussi bien qu'on pourrait le croire, malgré les talents qui s'exportent. Correspondance à Mexico de Patrick-John Buffe.

Alors qu'il produit toujours plus de films, le cinéma mexicain est en manque de spectateurs! Et pourtant, le Mexique, qui compte plus de six mille salles obscures, est le quatrième pays au monde en termes d'entrées et le dixième en matière de recettes. En plus, son industrie cinématographique a établi l'an passé un nouveau record en réalisant cent soixante-seize longs métrages. Mais voilà: seuls quatre-vingt-cinq de ces films ont pu être projetés. Le cinéma mexicain est en effet confronté à de graves  problèmes de distribution et de projection, car le marché est contrôlé par Cinepolis et Cinémex. Ces deux géants du grand écran proposent avant tout des superproductions hollywoodiennes permettant de remplir leurs complexes cinématographiques. Ce qui laisse peu de place aux films mexicains, programmés dans quelques salles seulement et sur une période assez courte. En plus, ce cinéma n'attire pas vraiment les foules. L'an passé, avec une fréquentation en recul, la part de marché des films mexicains n'a été que de 8%.

MM

Une expression de la semaine, pour terminer ce journal en français facile.

CP

Yvan Amar a décidé de décrypter " tambour battant "

L’élection en Guyane symboliquement est importante, nous dit-on sur RFI. Parce qu’une défaite du parti En marche, ou au contraire un succès, serait interprété soit comme un désaveu, c’est-à-dire une condamnation. Soit comme un soutien à la politique d’Emmanuel macron. Et notamment à sa série de réforme menée « tambour battant ». C’est bien ça qui nous intéresse ce soir. « Tambour battant » c’est l’expression utilisée pour qualifier la façon dont ces réformes sont mises sur pied. « Tambour battant » c’est-à-dire pendant que le tambour bat. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu’on s’y est mis tout de suite. Et qu’on continue d’enchainer ce reformes très rapidement. « Tambour battant » c’est une formule qui évoque le rythme de cette politique. Et on sent bien qu’on vous presse quand on vous dit ça. Qu’on veut aller plus vite ou en tout cas, un peu plus vite que la musique. C’est-à-dire qu’une allure spontanée. Comme si quelqu’un vous aiguillonnait « plus vite ! Plus vite ! Et que ça saute ! » C’est ça « tambour battant ». Et bien entendu l’origine de la formule est militaire. Les tambours et les trompettes accompagnaient jadis, les armées en marche. Haut les cœurs, il s’agissait d’enivrer d’une certaine façon les troupes, de les mettre dans un certain état de transe. Mais aussi de donner l’allure de la marche. Ou plutôt d’une sorte de course. Parce qu’on partait à l’attaque « musique en tête » comme on disait, et on se jetait sur l’ennemi avec ce tempo infernal : tambour battant. 

CP

Yvan Amar et son mot de la semaine. Edition réalisée par Laurent Philippot.  Avec Mehdi Meddeb.

Article publié le 04/03/2018

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