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Infos en français facile : Édition du 04/01/2018 20h00

Transcription

Gilles Moreau : 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et tous, voici votre Journal en français facile présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir !

Sylvie Berruet : Bonsoir Gilles, bonsoir à tous !

GM : Dans l'actualité : tempête politique à Washington. La Maison-Blanche tente actuellement d'empêcher la sortie du livre de la polémique sur Donald Trump et qui a déjà provoqué une brouille (une dispute ) majeure avec son ancien conseiller Steve Bannon.

SB : En Afghanistan, un attentat-suicide à Kaboul, un de plus. Il a fait au moins une dizaine de morts.

GM : Il n'y aura pas de manoeuvres militaires communes entre la Corée du Sud et les États-Unis pendant les prochains Jeux olympiques d'hiver. La décision a été prise par les présidents des deux pays.

SB : Une actrice engagée présidera le jury du prochain Festival de Cannes : l'Australienne Cate Blanchett, engagée contre le harcèlement.

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SB : Aux États-Unis, une vague de froid s'est emparée du pays, mais aussi une tempête politique, déclenchée par un livre sur le point de paraître.

GM : Son titre : Le feu et la fureur : dans la Maison-Blanche de Trump. Son auteur : le journaliste Michael Wolff. Actuellement, les avocats du président tentent d'empêcher sa parution, mais trop tard, le mal est fait. L'ouvrage a provoqué une brouille majeure ( une dispute ) entre le président et son ancien conseiller Steve Bannon qui accuse de « trahison » de fils de Donald Trump. Pour le reste, le portrait du chef de la Maison-Blanche est loin d'être flatteur dans ce livre. Nous retrouvons à Washington Anne Corpet :

« Un crétin » qui ne peut pas se concentrer plus de quelques minutes sur un sujet, un ignorant qui « ne lit pas, même en diagonale », et accorde une confiance démesurée à son instinct. Le portrait brossé par l'entourage de Donald Trump est loin d'être flatteur. L'ancienne chef de cabinet adjointe de la Maison-Blanche aurait déclaré à propos de son travail « C'est comme essayer de comprendre ce que souhaite un enfant ». L'auteur décrit le chaos quotidien au sein d'une Maison-Blanche sans cap et sans repère où les luttes de pouvoirs s'expriment parfois par des hurlements. Des scènes surréalistes sont relatées, comme celle où Donald Trump cherche à se barricader dans sa chambre malgré les protestations des services secrets. Plus anecdotique, mais parfois embarrassant, le livre révèle des petits secrets : les coups de fil quotidiens de Donald Trump à ses amis milliardaires au cours desquels il s'épanche et se plaint. Sa peur maladive d'être empoisonné. Le produit de coloration pour cheveux qu'il emploie avec trop d'impatience ce qui conduit à ce blond orangé.Mais ce sont bien les propos de Steve Bannon qui font le plus mal. Outre qu'il accuse le fils de Donald Trump de trahison, l'ancien conseiller estime qu'il n'a aucune chance de survivre à l'enquête du procureur Mueller sur les ingérences russes dans la campagne. Et pour couronner le tout, dans un article paru ce matin où il raconte son expérience, l'auteur du livre conclut, implacable : « tous les conseillers de Trump ont compris qu'il était incapable de faire le job ».

SB : En Iran, des rassemblements en faveur du gouvernement ont été de nouveau organisés aujourd'hui dans plusieurs villes...

GM : ... notamment à Mashhad, deuxième ville d'Iran d'où est partie la vague de contestation il y a une semaine. Pour le commandant en chef de l'armée iranienne, la sédition a été « étouffée dans l'oeuf ». Autrement dit ce vent de révolte est déjà terminé.

SB : Les « provocations » venant de l'étranger dans le cadre de ces troubles en Iran « ne sont pas correctes ».

GM : C'est le président turc qui l'affirme, sans préciser d'où viennent selon lui ces provocations. Des États-Unis, par exemple ? Recep Tayyip Erdoğan s'exprime dans une interview à la chaîne française TF1 à la veille de sa visite à Paris.

SB : Au moins 11 morts dans un nouvel attentat-suicide à Kaboul.

GM : Un kamikaze a déclenché une bombe à proximité de policiers et de manifestants dans la capitale afghane. On dénombre aussi une vingtaine de blessés. Attentat pour le moment non revendiqué.

SB : Direction le Yémen. Selon l'AFP, près de 50 rebelles et civils ont été tués aujourd'hui.

GM : La coalition arabe menée par l'Arabie saoudite aurait lancé une série de frappes meurtrières dans ce pays en guerre depuis 2014. Les précisions de Murielle Paradon :

C'est la province d'Hodeida, bordant la mer Rouge qui a été visée par les frappes aériennes. La coalition menée par l'Arabie saoudite visait des positions rebelles, mais des civils ont été également tués, selon les hôpitaux locaux, cités par l'AFP. La semaine dernière déjà, 68 civils ont péri dans des conditions similaires. L'ONU avait alors dénoncé « un manque total de considération pour la vie humaine ». La coalition dirigée par l'Arabie saoudite intervient depuis 2015 en soutien au président yéménite, contre des rebelles, les Houthis, qui se sont emparés d'une grande partie du pays, dont la capitale Sanaa, en 2014. Les Saoudiens, qui accusent l'Iran de soutenir la rébellion, ont intensifié leurs frappes depuis le 19 décembre dernier, lorsque les Houthis ont tiré un missile en direction de Riyad. L'embargo sur les zones rebelles a également été renforcé, aggravant encore plus la crise humanitaire. Selon la Croix rouge internationale, 80 % de la population manque de nourriture et de soins. Un million de personnes seraient touchées par le choléra.

SB : Et maintenant cette question : les femmes jihadistes françaises arrêtées au Kurdistan syrien vont-elles être jugées sur place ?

GM : C'est la question posée alors que plusieurs d'entre elles, dont Émilie König, demandent leur rapatriement pour être jugées dans leur pays. Cette figure de la mouvance jihadiste française est pour le moment retenue par les Kurdes. Mais cela paraît peu probable. Le porte-parole du gouvernement souhaite que ces femmes soient jugées en Syrie. Écoutons Benjamin Griveaux :

La question de savoir si elles doivent être jugées en France, c'est surtout la question de savoir si, aujourd'hui, dans la partie kurde de la Syrie, il y a des institutions judiciaires qui sont à même d'avoir un jugement qui soit respectueux des droits de la défense. Il faut en avoir l'assurance. Parce que vous comme moi sommes très attachés aux droits de la défense, et, quel que soit le crime qui a été commis, y compris le plus abject, il faut que la défense puisse être assurée pour tous les Français à l'étranger. S'il y a des institutions judiciaires aujourd'hui en capacité d'assurer un procès équitable avec des droits de la défense assurés, elles seront jugées là-bas.

GM : Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement français, interrogé par notre confrère Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV.

SB : Il n'y aura pas de manoeuvres militaires communes entre la Corée du sud et les États-Unis pendant les prochains Jeux olympiques d'hiver, au mois de février à Pyeongchang.

GM : D'après Séoul, cette décision a été prise mardi dernier lors d'une conversation téléphonique entre les deux dirigeants, Moon Jae In et Donald Trump.

SB : En Norvège, la justice a rendu une décision défavorable à plusieurs ONG dont Greenpeace, qui s'opposent à des licences (des permis) d'exploration pétrolière dans l'Arctique.

GM : Ces associations voulaient faire annuler ces licences accordées en 2015, notamment aux groupes pétroliers Statoil et Chevron. Le tribunal d'Oslo a jugé qu'une telle exploration ne violait pas le droit à un environnement sain, qui est garanti par la constitution norvégienne.

SB : Emmanuel Macron a présenté aujourd'hui à Paris sa feuille de route ( son programme ) diplomatique pour l'année 2018.

GM : C’était lors de la cérémonie de voeux au corps diplomatique, dans la salle des fêtes de l'Élysée, en présence de quelque 150 ambassadeurs étrangers et responsables d'organisations internationales. L'un des temps forts de l'année sera le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. À cette occasion, Emmanuel Macron invitera à Paris près de 80 chefs d'État et de gouvernement des pays belligérants.

SB : Au mois de mai prochain se tiendra le 71e festival de Cannes et c'est Cate Blanchett, une actrice engagée, qui présidera le jury.

GM : Récompensée par plusieurs Oscars, la brillante actrice Australienne est aussi connue pour son engagement contre le harcèlement. Elle devient la douzième femme à se voir confier la présidence du rendez-vous cannois. Isabelle Chenu :

Elle a tourné avec les plus grands réalisateurs contemporains. Aussi à l’aise dans des films d’auteur dans les superproductions hollywoodiennes, comme la trilogie du Seigneur des anneaux de Peter Jackson où son rôle d' Elfe lui vaudra une célébrité mondiale. À 48 ans Cate Blanchett a été une des premières stars à prendre ouvertement position contre le producteur américain Harvey Weinstein, accusé depuis octobre 2017 par une centaine de femmes de harcèlement, d’agression sexuelle ou de viol. Elle vient de lancer, avec d’autres actrices célèbres, comme Natalie Portman et Meryl Streep, la fondation Time’s Up (c’est fini). Ce projet disposera notamment d’un fonds destiné à financer un soutien légal pour les femmes et les hommes victimes de harcèlement sexuel au travail. Cate Blanchett a reçu deux Oscars : en 2005 dans un second rôle pour sa performance dans The Aviator de martin Scorsese, et en 2014 pour Blue Jasmine de Woody Allen, un éblouissant rôle de femme névrosée où elle est couronnée meilleure actrice. Réputée exigeante, très glamour, la comédienne a 4 enfants, et s'est dite très heureuse de profiter de la Corne d'abondance qu'est le Festival de Cannes.

GM : C'est la fin de votre Journal en français facile, à retrouver sur notre site à la page RFI Savoirs. Bonsoir !

Article publié le 04/01/2018

RFI - Radio France Internationale