Cliquez sur le logo pour apprendre le français

[Télécharger le journal]

Infos en français facile : Édition du 02/11/2018 20h00

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 20h en temps universel. L’heure de votre rendez-vous quotidien avec le Journal en français facile. Journal co-présenté ce soir par Aurélien Devernois. Bonsoir Aurélien.

Aurélien Devernois : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : la minorité copte de nouveau ciblée d’un attentat en Égypte. 7 personnes ont été tuées dans l’attaque d’un bus dans la ville de Miniah. Il s’agit de l’attentat le plus important contre la minorité chrétienne depuis plus d’un an.

AD : La condamnation du meurtre de Jamal Khassoggi par Benyamin Netanyahu. Condamnation a minima pour le Premier ministre israélien qui s’exprimait pour la première fois sur cette affaire. Les explications dans ce journal de notre correspondant à Jérusalem.

LB : Et puis aux États-Unis, Donald Trump veut réformer le droit d’asile. Nouvelle déclaration choc du Président américain à quelques jours des élections de mi-mandat.

------

AD : On se rend en Égypte pour débuter ce journal. L’Égypte où 7 chrétiens coptes ont été tués dans une attaque attribuée à l’organisation Etat islamique.

LB : Le groupe jihadiste l’a revendiquée en début de soirée. Il s’agit de l’attentat, le plus important contre la minorité chrétienne depuis plus d’un an. 7 personnes ont été tues et plus d’une dizaine ont été blessés dans la province de Minieh, à 300 km au sud du Caire. Les fidèles Coptes se rendaient en pèlerinage au monastère d’Anba Samuel dans le désert a l’ouest de Minieh. Le point avec notre correspondant Alexandre Buccianti.

C’est sur la route menant au monastère d’Anba Samuel que le bus des pèlerins a été attaqué. Une route qui devrait être sécurisé puisqu’un bus de pèlerins se rendant au même monastère y avait été attaque l’année dernière. Une attaque qui avait fait 29 morts. Près d’un tiers des habitants de la province de Minieh sont coptes, ce qui en fait la province numéro un en pourcentage de chrétiens en Égypte. Des chrétiens qui sont régulièrement agressés par des islamistes pour des questions de lieux de cultes. L’obtention d’un permis de construction d’église étant très compliquée en Égypte, les Coptes transforment des maisons en lieux de culte informel. Une transformation qui provoque la colère des islamistes. Des dizaines de maisons ont été ainsi incendiées dans la province de Minieh. Des agressions qui sont pratiquement impunies. Pour acheter la paix sociale, le gouvernement conclut des réconciliations forcées entre les deux parties.

AD : À la une également, l’affaire Jamal Khashoggi. Ce journaliste saoudien tué à Istanbul au début du mois et cette déclaration ce soir du président turc.

LB : Recep Tayyip Erdoğan qui s’exprime dans une tribune publiée par le Washington Post, journal pour lequel travaillait Jamal Khashoggi. « L’ordre de le tuer émanait des “plus hauts niveaux” du gouvernement saoudien », affirme le Président turc, qui écarte toutefois une implication du roi Salmane. Depuis le début de cette affaire, la Turquie pointe du doigt la responsabilité de Riyad qui après avoir un temps soutenu que le journaliste était mort dans une rixe, a fini par évoquer une « opération non autorisée » par le pouvoir. Autre commentaire, celui de Benyamin Netanyahu qui évoquait un peu plus tôt des faits « horribles ». Le Premier ministre israélien ne s’était jusqu’à maintenant pas exprimé sur ce sujet. Il appelle par ailleurs à préserver la stabilité de l’Arabie saoudite. Une condamnation a minima, donc, qui traduit la volonté de Benyamin Netanyahu de ne pas froisser un pays avec lequel Israël n’entretient pas de relations diplomatiques, mais qui est un allié dans la lutte contre l’Iran. A Jérusalem, Guilhem Delteil.

Son silence sur le sujet avait été nettement remarqué. Pendant un mois, Benyamin Netanyahu n’a pas fait un seul commentaire en public sur le meurtre de Jamal Khashoggi. Et ce jeudi, le journal Washington Post avait affirmé, citant des responsables de la Maison-Blanche, que le Premier ministre israélien avait demandé à l’administration Trump de continuer à soutenir le prince héritier saoudien sous le feu des critiques. C’est donc sous la pression de cet article que Benyamin Netanyahu a fini par faire une déclaration publique. En laissant s’installer l’idée qu’il avait défendu Mohamed Ben Salman sans condamner les faits, le chef du gouvernement prenait le risque de s’isoler de ses alliés occidentaux et d’apparaître du côté de dirigeants autoritaires. Le Premier ministre israélien a donc finalement déclaré : « ce qui s’est passé au consulat d’Istanbul est horrible et il faut s’en occuper ». Mais pour ne pas froisser un pays devenu un partenaire dans la lutte contre l’Iran, il a ajouté qu’il est « très important pour la stabilité du monde (...) que l’Arabie saoudite reste stable ». Lui qui présente son pays comme la seule démocratie du Moyen-Orient n’a pas dit un mot sur l’importance de préserver la liberté d’expression. Pour Benyamin Netanyahu, le plus important est d’éviter de compromettre un rapprochement jugé stratégique avec Riyad. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

LB : Benjamin Netanyahu qui s’est également exprimé sur le futur déménagement de l’ambassade du Brésil à Jérusalem qualifiant d’« historique » l’annonce du nouveau président brésilien Jair Bolsonaro. Une décision jugée au contraire « illégale » et « provocatrice » par les Palestiniens.

AD : 16h à Washington, venons-en à cette nouvelle déclaration choc signée Donald Trump. Le Président américain qui veut réformer le droit d’asile aux États-Unis.

LB : Et mettre un terme à la politique qui consiste à relâcher les demandeurs d’asile jusqu’à ce que leur cas soit étudié par la justice. Il souhaite aussi limiter la possibilité de déposer sa demande d’asile aux seuls ports d’entrée dans le pays. Actuellement cette requête peut être déposée n’importe où dans le pays. Dans une allocution à la Maison-Blanche, Donald Trump a une fois de plus décrit la caravane de migrants en route vers la frontière sud comme une menace pour le pays. Une stratégie de la peur qui vise son électorat, mais qui a aussi des effets sur la communauté latino-américaine... Correspondance à Washington Anne Corpet.

« Mon obligation est de défendre le pays. Nous n’avons pas le choix. C’est une invasion » a répété Donald Trump ce jeudi. Le président n’a de cesse de dénoncer une menace imminente, il a déployé l’armée, évoque une réforme de la constitution au sujet du droit du sol, un changement des règles du droit d’asile, et présente plus généralement l’immigration comme un danger existentiel contre lequel il serait le seul rempart. Ce discours a pour but de mobiliser un électorat blanc confronté à des angoisses identitaires. Mais il risque aussi d’avoir un impact sur l’électorat latino américain. Frederick Harris, professeur de sciences politiques à l’université de Columbia. « Il y a ce sentiment de peur qui décourage les latinos, en particulier les Américains d’origine mexicaine, d’aller voter. Parce qu’ils sont inquiets pour les membres de leurs familles qui peuvent ne pas avoir de papier. Et donc la rhétorique de la peur décourage les électeurs parce qu’ils ont peur que l’État vienne les chercher pour les punir d’avoir participé au scrutin. » Il y a plus de 29 millions d’électeurs latinos américains aux États-Unis. Leur nombre ne cesse d’augmenter. Mais leur taux de participation aux scrutins décline depuis 2006. En 2014 lors des dernières élections de mi-mandat, seuls 27 % d’entre eux se sont déplacés aux urnes. Anne Corpet Washington RFI.

LB : Et puis toujours concernant les États-Unis, Washington annonce la reprise des sanctions économiques contre l’Iran. Des sanctions qui avaient été suspendues par l’administration Obama dans le cadre des accords sur le nucléaire iranien. Dans un communiqué commun, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) disent regretter « vivement » cette décision des États-Unis.

AD : l’actualité des sports à présent, avec le tennis et la suite des quarts de finale du tournoi de Bercy.

LB : Et on rejoint tout de suite notre envoyé spécial sur place, Eric Mamruth. Avant l’affiche Federer- Nishikori, ce sont Marin Cilic et Novak Djokovic qui s’affrontent en ce moment pour une place en demi-finale. Le Serbe est en difficulté Eric.

[Transcription manquante]

Article publié le 02/11/2018

RFI - Radio France Internationale