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Infos en français facile : Édition du 09/10/2017 20h00

Transcription

Thomas Schnell : Radio France International, il est 22h, ici à Paris. 20h en temps universel. Bonsoir bienvenu dans le journal en Français Facile que je vous présente avec Sylvie Berruet, bonsoir !  

Sylvie Berruet : Bonsoir Thomas, bonsoir à tous !

TS : Au sommaire de ce journal : entre les Etats Unis et la Turquie il est désormais impossible d'obtenir un visa. C'est un document qui permet de franchir la frontière. Les explications dans ce journal.

SB : La catalogne va-t-elle déclarer son indépendance ? Demain le président de la région espagnole prononcera un discours très attendu devant le parlement Catalan. Il souhaite faire sortir sa région de l'Espagne pour devenir un pays autonome.

TS : Une silhouette et une voix inoubliable celle d'un dandy tout en flegme et malice. La France pleure l'un de ses acteurs les plus aimés : Jean Rochefort est décédé à l'âge de 87 ans.

SB : Il y a cinquante ans jour pour jour le Che Guevara était tué en Bolivie
Il était un révolutionnaire. Aujourd'hui il est devenu célèbre dans le monde entier.

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MC : La guerre des Visas est déclarée entre la Turquie et les Etats Unis.

TS : Depuis hier Washington la capitale des Etats Unis ne délivre plus de visas aux citoyens turcs. C'est à dire qu'elle n'autorise plus les habitants de la Turquie à venir sur son territoire. Les autorités Turque ont ensuite fait la même chose contre les habitants américains. Tout a commencé quand les autorités Turque ont arrêté un employé de l'ambassade américaine à Istanbul. L'ambassade est un bâtiment implanté dans un pays étranger qui représente l'Etat. Notre correspondant à Istanbul Alexandre Billette nous explique les raisons de cette crise, qui pourraient avoir de grosse conséquence économique.

« C’est un  chantage aux visas selon les médias pro-gouvernementaux. En cause l’arrestation mercredi dernier d’un employé – turc – du consulat américain d’Istanbul, accusé d’être proche de l’imam Fethullah Gülen. Il y a quelques mois c’est un autre employé qui avait été arrêté, lui, pour avoir soutenu le PKK. Visiblement c’en est assez pour Washington, qui a donc annoncé dimanche ne plus émettre de visas aux ressortissants turcs. Quelques heures après, Ankara reprenait mot pour mot le communiqué à son compte, et suspendait à son tour l’attribution de visas aux Américains. Aujourd’hui le pouvoir turc a montré qu’il n’était pas intimidé : la femme et le fils de l’employé du consulat ont également été arrêtés. Conséquences immédiates de cette « crise des visas » : la devise turque s’est effondrée face au dollar lundi, un ralentissement des échanges entre les deux pays attendu avec inquiétude : l’année dernière plus de 500 000 Américains s’étaient rendus en Turquie. »

SB : La pression est maximale en Catalogne à moins de 24h d'un discours très important.

TS : Demain le président de la région Catalane doit s'adresser au parlement de sa région. Et peut-être déclarer l'indépendance de la Catalogne. Une partie des habitants de Catalogne sont favorables à ce projet. Une autre partie est contre. Ce week-end des centaines de milliers d'espagnols sont descendus dans la rue pour dire non à l'indépendance. Et aussi beaucoup d'entreprises y sont opposées : Si la catalogne devient indépendante pourront-elles continuer à travailler ? Face à cette incertitude, des grands groupes ont décidés de déménager vers d'autres grandes villes d'Espagne.

« Pour faciliter ces déménagements, le gouvernement central espagnol a publié la semaine dernière un décret. Les groupes qui souhaitent transférer leur siège social hors de Catalogne n'ont plus besoin d'un feu vert de l'assemblée générale des actionnaires, mais peuvent le faire avec une validation du seul conseil d'administration. Plusieurs entreprises ont déjà fait leurs cartons. La banque Sabadell, suivie de CaixaBank, mais aussi le groupe énergétique Gas Natural Fenosa, l'opérateur de télécom Cellnex ou son concurrent Eurona. Des entreprises dont les chiffres d'affaires se comptent parfois en milliards d'euros et qui opèrent dans tous les secteurs d'activité. Qu'il s'agisse du distributeur de matériel dentaire Proclinic Expert qui s'en va à Saragosse, du fabricant de textil Dogi International qui déménage à Madrid, ou encore de l'entreprise biotechnologique Oryzon qui, elle aussi, a choisi la capitale espagnole. Face à cette fronde, des voix se lèvent dans les rangs du gouvernement catalan. Ces voix craignent qu'en choisissant le voie sécessionniste, la région ne se prive des ressources qui ont fait sa force. La Catalogne représente à elle seule un cinquième du PIB espagnol. »

TS : Merci Anieshka Koumor du service économie.

SB : Le 9 octobre 1967, le "Che" était assassiné en Bolivie.

TS : Vous connaissez peut être le visage de Ernesto Guevara dit le "Che Guevara", il figure sur de nombreux t-shirts. Il y a cinquante ans jour pour jour, Che Guevara était tué à La Higuera, une petite ville d'une centaine d'habitants. C'était un révolutionnaire qui souhaitait libérer les peuples. En se faisant tuer par l'armée, il est devenu un symbole. C'est à dire qu'il incarne un idéal pour beaucoup de monde. Aujourd'hui la ville où il est mort est très visitée par des touristes, venus rendre hommage à Che Guevara. Un véritable pèlerinage préparé par les autorités, et pourtant cet anniversaire ne plaît pas à tout le monde. Alice Campaignolle.

« Tables rondes, conférences, concerts, le programme est chargé depuis jeudi dernier pour cette « rencontre mondiale antiimpérialiste » comme les organisateurs l'ont appelé. Ici on ne fête pas les 50 ans de la mort du Che, mais les 50 ans de sa présence dans le pays. Et le gouvernement bolivien a bien fait les choses. Les 60km de pistes de Vallegrande, où sont concentrés les visiteurs, jusqu'à La Higuera - là où est mort le Che - ont été entièrement nettoyés, des panneaux flambants neufs y ont été installés, et on a même fait venir l'électricité jusqu'au hameau. Car l'événement est d'ampleur, 20 000 visiteurs selon les autorités. Parmi eux, les enfants du Che, ses frères et surs, le vice-président cubain et son homologue vénézuélien. Mais, une fausse note dans la partition : la participation de l'armée. Evo Morales a pris la décision de joindre les forces armées aux cérémonies,  et ça n'a pas plus à tout le monde. Gary Prado est le capitaine qui a arrêté le Che, en 67 : [SONORE GARY PRADO 9''] « Cette décision fait partie de la campagne anti militariste d'Evo Morales qu'il mène depuis qu'il est arrivé au pouvoir, pour humilier l'armée, pour avoir vaincu le Che. » Les vétérans ont donc refusé de participer aux hommages, mais cela n'empêchera pas les nostalgiques de se recueillir aujourd'hui. 50 ans après, le Che continue de diviser. »

SB : Un grand acteur Français est mort, Jean Rochefort.

TS : Il avait 87 ans. Jean Rochefort était un acteur très apprécié en France.

Il a joué dans plus de 120 films comme "Un éléphant ça trompe énormément", "Que la fête commence", "Le grand Blond". Il avait joué dans des films connus comme dans des films qui ne sont pas adressés au grand public. C'était un ami du réalisateur Pierre Salvadori, qui fait en 1993 le film "Cible émouvante", avec Guillaume Depardieu et Marie Trintignant. Philippe Martin, le producteur du film,  se souvient du tournage au micro d'Elisabeth Lequeret.

« Il était à la fois, très impressionnant et très amical. Et très complice avec nous. Il avait conscience que… Voilà il avait une soixantaine d’année. Nous on en avait vingt-cinq. Donc voilà son choix c’était vraiment ça : faire confiance à des jeunes. Et donc il ne cherchait absolument pas à les impressionner. Il était très complice et très amical. Et puis en même temps c’était déjà la vedette incroyable qu’on connait. Donc Pierre Salvadori et moi c’est sûr que ce n’était pas simple et surtout pour pierre. Qui n’avait jamais fait de cinéma de sa vie et qui tout d’un coup se retrouvait à diriger un tel acteur. Mais… (Hésite) Voilà y avait des moments, ce n’était pas toujours un acteur facile. Y avait des moments c’était quand même… Quand il n’était pas d’accord, avec une mise en scène, il pouvait le manifester avec une certaine véhémence. Mais globalement ça a été un allié, tout le temps. »

SB : Un troupeau d'hippopotame est mort à cause d'une maladie en Namibie.

TS : Une centaine d'hippopotames ont été retrouvés morts dans une rivière d'un parc national. Ce drame, c'est à dire un acte grave, aurait été causée par la maladie du charbon selon les autorités. C'est une infection aigüe qui contamine aussi bien l'animal que l'homme. La Namibie est un pays en Afrique Australe, beaucoup de touristes s'y rendent pour sa faune riche, autrement dit il y a beaucoup d'animaux, dont 1300 hippopotames.

MC : Le prix Nobel d'économie a été attribué à un américain.

TS : Il s'appelle Richard Thaler, il a reçu la célèbre récompense pour ses travaux en économie. Il travaillait sur la théorie de la "finance comportementale". C'est à dire que selon lui, les marchés économiques internationaux, ne sont pas dirigés par des mécanismes logique et rationnel. Mais ils sont influencés par les hommes, dont le cerveau est plus émotionnel et instinctif.

C'est la fin de ce journal. Merci de l'avoir suivi.

Il est 22h passé de 10 minutes à Paris, 20h 10 en Temps Universel.

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Article publié le 09/10/2017

RFI - Radio France Internationale