Cliquez sur le logo pour apprendre le français

[Télécharger le journal]

Infos en français facile : Édition du 7/11/2017 20h00

Transcription

Pauline Gleize : Il est 21h à Paris. 20h en temps universel.

Bonjour et bienvenus dans votre journal en français facile. Journal co-présenté par Sylvie Berruet. Bonjour Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonjour Pauline. Au sommaire : la fusillade dans une église du Texas.  Les enquêteurs ont encore peu de certitudes. On fait le point avec notre envoyée spéciale dans quelques secondes.

PG : Donald Trump en visite en Corée du Sud.  Il assure que beaucoup de progrès ont été faits dans le dossier nord-coréen. Vous l'entendrez. 

SB : Bamako assure que des soldats maliens font partie des victimes d'une opération de la force française Barkhane le mois dernier. Mais la France dément avoir commis une erreur.

PG : Et puis nous irons à Moscou pour le centenaire de la révolution d'octobre. Les autorités ont souhaité des commémorations discrètes. Seul le parti communiste a organisé une manifestation. Reportage à suivre.

SB : On va tout de suite dans le Texas où dix personnes restent dans un état critique, très grave, 48 heures après la fusillade dans l'église baptiste de Sutherland Springs. Une attaque qui a fait 25 morts, dont une femme enceinte.

PG : Et deux jours après les faits, Sylvie, les enquêteurs continuent d'explorer la personnalité du tueur. Ils tentent de comprendre ses motivations. Mais la police piétine un peu. Elle n'a pas énormément avancé.  Correspondance de notre envoyée spéciale, Anne Corpet.

Le représentant du FBI l'a reconnu avec dépit : deux jours après le massacre, les enquêteurs ne sont toujours pas parvenus à accéder aux données du téléphone portable du tueur. « Nous finirons par y arriver » assure Christopher Combs en charge de l'enquête pour l'agence fédérale, qui ajoute : « Cela nous aidera beaucoup pour comprendre les motivations du tueur. » En attendant, la police fait état de convictions plutôt que de certitudes : le tueur a agi seul et n'avait aucun motif politique ou religieux déclare depuis lundi  le sheriff du comté qui précise cependant à chaque fois « ce ne sont que des spéculations.»  136 officiers travaillent sur l'affaire, ils évacueront mercredi soir la scène du crime pour la rendre aux paroissiens. Mais personne ici n'envisage une prochaine célébration sur les lieux du drame. «Notre paroisse a été décimée. Ce serait trop douloureux pour l'instant de prier dans l'église qui a vu mourir tous nos amis, » souffle une fidèle. Selon les estimations de la police, 50 personnes se trouvaient dans l'église au moment de la fusillade. Si ce chiffre est exact, cela signifie que seules cinq personnes  ont échappé aux balles du tueur. Anne Corpet Sutherland Springs au Texas RFI

SB : On reste aux Etats-Unis où plusieurs élections locales sont organisées aujourd'hui. 

PG : Les habitants de New-York élisent leur maire. Le maire actuel, Bill de Blasio, est le favori. Il a de grandes chances de gagner. Mais, le scrutin, le vote, qui attire le plus l'attention, c'est celui du gouverneur, le chef exécutif, de la Virginie. Il s'agit d'un test pour le parti républicain, son candidat ayant imité la stratégie de Donald Trump.

SB : Donald Trump qui, lui, est en déplacement à l'étranger.  Il était en Corée du Sud ce mardi pour la deuxième étape de sa tournée asiatique.  Une visite sensible, délicate, Pauline.

PG : Oui Sylvie ! Car elle intervient dans un contexte de crise avec la Corée du Nord. Une crise provoquée, causée, par l'intensification, l'accélération, des programmes militaires de Pyongyang. Mais les tensions ont été en partie alimentées par les échanges d'insultes entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen. Mais aujourd'hui, le président américain s'est montré confiant. Il pense que la situation s'améliore.  

Oui, je pense que nous faisons d'importants progrès. Nous montrons notre grande force. Je pense que les nord-coréens comprennent que notre force est sans équivalent. Nous avons envoyé dans la région trois des plus grands porte-avions du monde, ils sont maintenant en position. Nous avons un sous-marin nucléaire, lui aussi en position. Nous avons beaucoup de choses que nous espérons... que nous espérons devant Dieu n'avoir jamais à utiliser. Ceci étant dit, je crois vraiment que ce serait raisonnable pour la Corée du Nord de venir à la table des négociations et de parvenir à un accord.

PG : Donald Trump a aussi indiqué que la Corée du Sud allait acheter des armements aux Etats Unis pour plusieurs milliards de dollars.

SB : Au Yémen, les rebelles que l'on appelle "houthis" menacent de frapper les ports, les aéroports et des installations importantes en Arabie Saoudite. 

PG : Ils le feraient pour riposter, se venger, face au renforcement du blocus décidé par la coalition militaire arabe qui intervient au Yémen. Le blocus, cela veut dire que ce groupe de pays ferme  les frontières aérienne, maritime et terrestre. Et cela empêche l'aide humanitaire d'arriver dans le pays, alors l'ONU a appelé l'Arabie Saoudite à y mettre fin.

SB : Direction le Mali avec cette question : Qui a été tué lors du raid, l'expédition, anti-terroriste de l'armée française dans la région de Kidal fin octobre ? Dans la nuit du 23 au 24 octobre une opération française a fait plusieurs morts. Mais qui étaient ces victimes ?

PG : Il pourrait s'agir de terroristes et de onze soldats maliens retenus en otages.... C'est ce qu'a affirmé le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, l'organisation qui détenait des militaires depuis plusieurs mois. L'armée malienne se dit aussi convaincue que certains de ses soldats figurent parmi les victimes. Mais la force française Barkhane rejette toute bavure, toute erreur. Les explications de Marie-Pierre Olphand.

Pour l'armée malienne, les preuves d'une bavure, sont là, sur le papier. Dans un document  intitulé "Identification des corps des otages des forces armées ", elle a comparé les photos de six de ses soldats enlevés ces derniers mois aux clichés de militaires maliens tués, diffusées par les djihadistes après le raid français. Chaque visage est identifié et ses traits caractéristiques sont mis en évidence pour montrer qu'il s'agit de la même personne vivante et morte. Des éléments qui pour l'armée malienne prouvent que six militaires, sur les 11 portés disparus ont bel et bien été tués pendant l'opération française. Le ministre malien de la défense a d'ailleurs communiqué le 31 octobre sur le sujet, il fait notamment état de l'entretien qu'il a eu avec l'ambassadrice de France et le représentant de Barkhane au Mali afin d'éviter je cite "un tel événement déplorable." Mais côté français, on dément toujours catégoriquement une méprise. Pour Barkhane, il n'y a aucun doute sur la nature de la cible. C'est bien un campement terroriste, un camp d'entrainement qui a été touché.  Le reste, pour Barkhane n'est que manipulation.

PG : Marie-Pierre Olphand

SB : L'ancien président de la Catalogne, l'indépendantiste Carles Puigdemont demande à l'Union européenne de ne pas soutenir Madrid dans sa gestion de la crise. 

PG : Carles Puigdemont a qualifié de "coup d'Etat" la mise sous tutelle de la Catalogne par Madrid.  Cette mise sous-tutelle permet au gouvernement espagnol de prendre des décisions dans des domaines qui étaient jusqu’ici contrôlés  par les autorités locales.

SB : Trois adolescents soupçonnés d'avoir voulu commettre des attentats en France ont été condamnés à de la prison ferme (de six mois à un an et demi); 

PG : Ces jeunes âgés de 14 et 15 ans ont été arrêtés l'année dernière. Ils étaient en contact avec Rachid Kassim, un homme qui faisait de la publicité pour le groupe Etat islamique.

SB : Le centième anniversaire de la révolution d'octobre a été célébré sans éclat, sans grande festivité, en Russie.

PG : Il n'y a eu aucune commémoration officielle, les autorités avaient seulement prévu des expositions et des colloques, c'est-à-dire des conférences. A Moscou, une manifestation a bien été organisée pour célébrer le centenaire, mais pas par le gouvernement. C'est le Parti Communiste de Russie qui a appelé à un rassemblement, pour commémorer la prise de pouvoir des Bolchéviques, les partisans de Lénine. A Moscou, le reportage de Daniel Vallot.

Des chants révolutionnaires, des drapeaux rouges, mais aussi des portraits de Lénine, et parfois de Staline : la manifestation s'élance de la Place Pouchkine, à la Place de la Révolution non loin du Kremlin. « Je suis venu parce que le centenaire de la Révolution d'Octobre c'est un évènement grandiose ! Moi je suis devenu communiste à l'époque soviétique, et quand nous avons perdu le pouvoir et bien j'ai continué malgré tout à militer. Parce que le marxisme défend les intérêts des travailleurs, c'est ça le plus important ! »  Dans la foule, beaucoup de retraités, et de nostalgiques de l'Union soviétiques. Mais aussi de jeunes étudiants venus célébrer une époque qu'ils n'ont jamais connue, mais qu'ils considèrent comme une référence, un modèle à suivre.  « La révolution socialiste est dans nos cœurs !  Bien sûr je regrette qu'on en fasse pas plus pour le centenaire d'Octobre ! Mais aujourd'hui la bourgeoisie fait beaucoup d'effort pour nous faire oublier la révolution. »  Les communistes russes se disent ulcérés par le manque d'intérêt manifesté par les autorités et par Vladimir Poutine, pour le centenaire de la Révolution d'Octobre 17. Et ils demandent que la journée du 7 novembre redevienne une journée de fête nationale - comme à l'époque soviétique. Daniel Vallot, Moscou, RFI

SB : La justice française a décidé que le tableau de Pissaro appelé "La Cueillette" devait être rendu aux descendants d'un collectionneur juif à qui il avait été volé lorsque le gouvernement de Vichy a collaboré avec le régime Nazi.

PG : Ce tableau a entre-temps été acheté légalement pas des Américains. Ils vont faire appel. Il y aura donc un deuxième procès. C’est la fin de ce journal en français facile. Merci Sylvie Berruet.

SB : Merci Pauline.

Article publié le 7/11/2017

RFI - Radio France Internationale