Cliquez sur le logo pour apprendre le français

[Télécharger le journal]

Infos en français facile : Édition du 03/10/2017 20h00

Transcription

20 h TU, 22 h à Paris

Gilles Moreau : Bonsoir à tous, voici votre journal en français facile présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir ! 

Dans l'actualité :

Les dirigeants de la Catalogne durement critiqués par le roi d'Espagne. Le roi Felipe VI qui les accuse d' « irresponsabilité » et de s'être placés « en marge du droit et de la démocratie ». Selon lui, l'Etat doit rétablir « l’ordre constitutionnel »  en Catalogne, cette région où des centaines de milliers de personnes ont manifesté aujourd'hui contre les violences policières.

SB : Donald Trump est à Porto Rico, territoire américain dévasté par l'ouragan Maria. Le président va constater l'ampleur des dégats. Il doit aussi tenter de répondre aux critiques sur la mauvaise gestion de la crise par l'Etat fédéral.

GM : Après Porto Rico, le chef de la Maison Blanche sera demain à Las Vegas, une ville meurtrie. Elle cherche à savoir ce qui a poussé un retraité apparemment  sans histoires à tirer sur la foule, faisant 59 morts et 527 blessés.

SB : En France, la nouvelle loi anti-terroriste a été votée par les députés dans un contexte de menaces persistantes.

SB : Deux jours après un référendum émaillé de violences, la Catalogne a connu une journée de grève et de manifestations.

GM :  " Dehors les forces d'occupation ! "ont crié des centaines de milliers de Catalans en colère contre le gouvernement et la police espagnols. A Barcelone et ailleurs dans la région, les images de répression brutale ont beaucoup choqué. Aujourd'hui  l'activité est restée très limitée à Barcelone. Pas de visite de la Sagrada Familia, la célèbre cathédrale. Même les joueurs du Barça ont fait la grève de l'entrainement !

Dans ce contexte, l'intervention du roi était très attendue. Ce soir, le roi Felipe VI s'est exprimé sur cette crise  pour critiquer très durement les autorités de la Catalogne. Un extrait de son intervention :

“Avec leurs décisions, les autorités catalanes ont violé d’une manière systématique les règles approuvées légalement, ce qui montre une déloyauté inadmissible envers l’Etat. Elles ont rompu avec les principes démocratiques de l’Etat de droit et sapé l’harmonie et la vie commune dans la société catalane. Une société qu’elles ont malheureusement réussi à diviser. Avec leur conduite irresponsable, les autorités catalanes peuvent même mettre en danger la stabilité de la Catalogne et de toute l'Espagne. En définitive, tout cela a abouti à une tentative inacceptable de l’appropriation des institutions historiques de la Catalogne. Ces autorités, d’une façon claire et catégorique, se sont mises en marge du droit et de la démocratie. Elles ont voulu briser l’unité de l’Espagne et la souveraineté nationale. »

GM : le roi Felipe VI ce soir à la télévision espagnole.

SB : Donald Trump se rendra demain à Las Vegas où la folie meurtrière d'un homme a fait  59 morts et 527 blessés.

GM : Jamais dans l'histoire des Etats-Unis un homme seul n'avait tué autant de personnes. La police américaine cherche à savoir ce qui a poussé Stephen Paddock, retraité de 64 ans apparement  sans histoires, à commettre ce carnage. Il n'était pas fiché par la police,  bien qu'il ait amassé chez lui plus de 40 armes à feu, des explosifs et des milliers de munitions. Commentaire de Donald Trump : c était "un individu très, très malade". Mais pas question pour le président d'envisager un débat sur le contrôle des armes aux Etats-Unis.

SB : Avant de se rendre à Las Vegas,  Donald Trump est en visite à Porto Rico, deux semaines après le passage dévastateur de l'ouragan Maria.

GM : Les dégâts sont considérables dans ce territoire américain de 3,4 millions d’habitants. La plupart d' entre eux sont toujours privés électricité, d'eau potable, de téléphone, d'essence. Le président américain devait constater l'ampleur des dégats. Et répondre aux critiques sur la mauvaise gestion de la crise par l'Etat fédéral. Or, ses premiers mots n'ont pas été des mots de réconfort. Envoyée spéciale de RFI à Porto Rico, Anne Corpet :

« Les autorités locales espéraient du réconfort, pensaient que le président américain allait se rendre compte de l'étendue du désastre en venant sur place. Mais les premières paroles de Donald Trump à son arrivée sur l'île ont sonné comme un reproche : « Cela me désole de le dire, mais Porto Rico nous a fait sortir des rails sur le plan budgétaire » a lancé le président américain avant de minimiser le bilan de la catastrophe « Seize morts, c'est peu par rapport aux centaines et centaines de victimes qu'il y a eu après le passage de Katrina à la Nouvelle Orléans » a-t-il fait remarquer.Mais ici, les autorités rappellent que ce bilan pourrait augmenter. L’absence d'électricité complique sérieusement le fonctionnement du système hospitalier, et seulement la moitié de la population a accès à l'eau potable,  ce qui fait craindre des épidémies.  Si la situation s'améliore peu à peu dans la capitale San Juan,  elle reste très précaire ailleurs et notamment dans le centre de l'île, et le demeurera longtemps. Les experts estiment qu'il faudra six mois pour rétablir l'électricité. »

SB : Un nouveau palier a été franchi dans la brouille diplomatique entre Cuba et les Etats-Unis.

GM : Quelques jours après avoir rappelé plus de la moitié de leur personnel à la Havane, les Etats-Unis ont décidé d'expulser 15 diplomates cubains en poste à Washington. A l'origine de cette affaire, les mystérieuses "attaques" qui ont affecté la santé de 22 Américains à Cuba. Les expulsions de diplomates cubains sont critiquées à la Havane. Le gouvernement les qualifie d' " injustifiées et inacceptables ".

SB : Revenons maintenant sur l'arrestation du vice président équatorien Jorge Glass.

GM : Jorge Glass est à son tour éclaboussé (frappé ) par  le scandale de corruption Odebrecht.  D'autres responsables sont tombés avant lui. Odebrecht est une multinationale brésilienne de la construction accusée d'avoir versé des pots de vins dans de nombreux pays, en particulier en Amérique Latine.Les précisions de notre correspondant en Equateur Eric Samson :

«  Le vice-président a été arrêté à 21h00 chez lui à Guayaquil. Quatre heures plus tôt, le juge Miguel Jurado avait décrété son arrestation préventive ainsi que celle de son oncle, soupçonné d’être son contact avec la compagnie Odebrecht. Transporté à Quito dans un avion militaire, Jorge Glass a été incarcéré à minuit dans la prison 4 de la capitale, réservée aux politiques et détenus les plus connus. Son avocat Franco Loor a critiqué la décision du Parquet et de la Justice :  « Le poids de l’opinion publique et de la pression médiatique ont été plus forts que la légalité et que les faits. Mais l’ingénieur Jorge Glass ne va pas démissionner de son poste de vice-président car il est impossible d’accepter ce coup d’Etat judiciaire contre la démocratie. »Cela fait maintenant des semaines que la pression montait autour de Jorge Glass, récemment démis de toutes ses fonctions par le président Lenin Moreno et accusé d’avoir reçu, via son oncle, des pots de vin d’Odebrecht. Glass est notamment accusé par un ancien dirigeant de la compagnie brésilienne qui a accepté de témoigner, en échange de remises de peine. D’ici trois mois, il pourrait être remplacé par le président de la République qui enverra une liste de candidats possibles au Congrès équatorien. »

SB :   En France, la nouvelle loi anti-terroriste a été votée par les députés, dans un contexte de menaces persistantes.

GM : Un texte qualifié d' "extrêmement utile" par le gouvernement. Mais à certains à droite le trouvent trop mou et d'autres à gauche trop dur. Son adoption intervient alors qu’un attentat à l'explosif a, semble-t-il, été déjoué dans le XVI ème arrondissement de Paris.

Pendant ce temps, le procès du frère de Mohamed Merah se poursuit devant la cour d'assises spéciale de Paris. Un procès lié au meurtre de 7 personnes en 2012, au nom du djihadisme. La cour s'est intéressée aujourd'hui à la personnalité de l'accusé, qui a connu à Toulouse une jeunesse mouvementée. Compte-rendu d'audience, Franck Alexandre :

« Ben-ben, c'était son surnom à Toulouse après les attentats de New York en 2001. Abdelkader Mérah le confesse : "tous les musulmans étaient euphoriques, je criais vive Ben Laden, ça m'a collé à la peau."Après le divorce de ses parents, le frère ainé de Mohamed Mérah connait une adolescence des plus chaotiques, il consomme massivement alcool et cannabis. Il le concède dans son cadre familial les relations étaient souvent tendues, Néhama Mouhou avocat de la partie civile :  «C’est quelqu’un d’extrêmement violent, quelqu’un d’extrêmement intéressé uniquement par l’argent, prêt à faire tous les coups possibles et tous les coups tordus. C’est surtout une trajectoire où on se frappe entre membres de la famille. Il frappe sa mère le week-end, il frappe son frère à coups de couteau. Ils se frappent et ne font que cela… » En 2006, Abdelkader Merah se marie religieusement par téléphone, "au regard du créateur c'est suffisant » indique-t-il à la cour d'assises, le couple s'installe dans un petit village de la région toulousaine, car la ville aux yeux de l'accusé est pleine de turpitudes et de pêchés… »

GM: Le Prix Nobel de physique récompense cette année la découverte des ondes gravitationnelles. Comme hier pour le Prix de chimie, ce sont 3 chercheurs américains qui sont récompensés.  Un siècle après, ils ont validé la prédiction d'Albert Einstein, à savoir  l'existence d'ondes gravitationnelles créées par les trous noirs… C’est la fin de votre journal en français facile, bonsoir à tous !

Article publié le 03/10/2017

RFI - Radio France Internationale